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« Charles m’a promis la moitié de sa prime, je lui ai donné mon RIB » : Thomas Ramos raconte une anecdote

« Charles m’a promis la moitié de sa prime, je lui ai donné mon RIB » : Thomas Ramos raconte une anecdote

Le dimanche 15 mars 2026 à 11:19 par David Demri

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Quelques heures après le dénouement épique de France-Angleterre (48-46), Thomas Ramos est revenu sur sa pénalité libératrice, celle qui a offert le titre du Tournoi des Six Nations aux Bleus.

Un moment suspendu, entre haute tension et maîtrise totale, qu’il classe d’ores et déjà dans son panthéon personnel.

« Le palpitant est à son max »

Pour l’arrière toulousain, tout s’est joué dans une lucidité froide une fois l’avantage annoncé par l’arbitre. Il raconte son échange avec Antoine Dupont :

« J’ai dit à Toto (Dupont)  »arrête de jouer, c’est bon, on va prendre les points ». Parce que ce sont des moments en tant que buteur qu’on aime. Le palpitant est à son max et, là d’ailleurs, j’ai la redescente, pffff… Ça me met dans le mou mais c’est génial en y repensant. »

La gestion de la pression

Alors que les Anglais, Itoje en tête, tentaient de déstabiliser le buteur durant les deux minutes de flottement avant le coup de pied, Ramos a su rester hermétique :

« Itoje joue un peu au bluff aussi. Je ne sais pas ce qu’il dit, j’essaie de me désintéresser de tout ça pour rester dans ma bulle. J’ai laissé les gros bras gérer. À partir du moment où Matthieu (Jalibert) me donne le ballon et où William Servat m’apporte le tee, je sais ce que j’ai à faire. »

Sur son empressement à frapper — seulement une vingtaine de secondes de préparation —, il confie :

« Je ne vais pas vous mentir, plus de temps vous mettez à la taper, plus de temps vous gambergez donc là il vaut mieux aller. J’avais envie de bien traverser mon ballon, c’est la seule chose que je me suis dite, surtout avec la fatigue. »

Un souvenir « dans le top 3 et pas forcément troisième »

Interrogé sur la place de ce coup de pied dans sa carrière, Ramos confirme son importance capitale, évoquant même une petite pression amicale glissée par Louis Bielle-Biarrey :

« Louis Bielle-Biarrey m’a dit que je lui en avais mis deux du même endroit en finale du Top 14 (l’an dernier, entre Toulouse et Bordeaux) et que j’avais intérêt à la mettre celle-là. Elle aura forcément une place particulière, dans le top 3 et pas forcément troisième. Ce sont des coups de pied dont vous rêvez parce que vous vous entraînés pour ça. »

L’esprit d’équipe avant tout

Malgré le costume de sauveur, Ramos reste lucide sur la nature collective de ce sacre :

« Certes, j’ai mis la dernière pénalité mais je suis assez lucide sur le fait qu’on ne gagne jamais seul. Oui forcément les mecs m’ont dit merci mais j’aurais joué tout seul, j’en aurais pris 100. Je crois que chacun a fait son travail dans le Tournoi et c’est presque anecdotique que ce soit un buteur qui mette la dernière pénalité. »

Pour conclure, il a ajouté avec humour, en référence à son coéquipier Charles Ollivon :

« Charles (Ollivon, à côté de lui dans la zone d’interviews) m’a promis la moitié de sa prime. Je lui ai donné mon RIB en tout cas ! »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

4 Commentaires

  1. Toulouse 15 mars 2026 at 13h- Répondre

    C’est beau cette fraternité entre Toulousains et Toulonnais…

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    • Dranix 15 mars 2026 at 15h- Répondre

      Oui, mais ce sont toujours les mêmes qui encaissent 😀

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      • Le Mickey du RCT 15 mars 2026 at 16h- Répondre

        L’argent appelle le fric, c’est bien connu…

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  2. Pobo 15 mars 2026 at 14h- Répondre

    Oui, si certains supporters pouvaient s’en inspirer un peu plus souvent, ça nous ferait des vacances.

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