« Il n’envisage plus de rejouer un jour» : Les remords du joueur suspendu après l’hémorragie cérébrale de Noha Loubéty
« Il n’envisage plus de rejouer un jour» : Les remords du joueur suspendu après l’hémorragie cérébrale de Noha Loubéty
Le jeudi 19 mars 2026 à 5:45 par David Demri
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Le rugby occitan est encore sous le choc des événements survenus le dimanche 22 février dernier.
Lors d’une rencontre de réserve de Régionale 2 entre Sévérac-le-Château et Maureilhan-Montady, le jeune Noha Loubéty, 23 ans, a été la cible d’un coup d’une violence extrême.
Un mois après les faits, les instances sportives et judiciaires ont pris des mesures radicales à l’encontre de l’auteur du geste.
Un pronostic vital un temps engagé
Le jour du match, l’intervention d’un hélicoptère sur la pelouse de Sévérac avait témoigné de la gravité de la situation. Frappé violemment à la tempe, Noha Loubéty a été victime d’une hémorragie cérébrale avec enfoncement de la boîte crânienne.
Transféré en urgence absolue vers l’hôpital Purpan à Toulouse pour y être opéré, le rugbyman aveyronnais a frôlé le pire. S’il a pu regagner son domicile et que sa santé s’améliore, les séquelles d’un tel traumatisme restent au cœur de l’enquête.
La Ligue Occitanie demande la sanction maximale
Le conseil de discipline de la Ligue Occitanie s’est réuni ce vendredi 13 mars pour statuer sur le plan sportif.
La décision est tombée comme l’annonce Midi Libre : le joueur héraultais est suspendu pour une durée de 52 semaines, le maximum légal autorisé à l’échelon régional.
Souhaitant aller plus loin, la Ligue a officiellement transmis le dossier à la Fédération Française de Rugby (FFR) avec une recommandation sans ambiguïté : la radiation définitive du joueur. « Ce joueur n’a pas sa place sur un terrain de rugby », avait déclaré Joël Castany, président de la Ligue Occitanie, fustigeant un geste qu’il considère comme le miroir d’une violence sociétale croissante.
Pas d’appel et un suivi psychologique
Du côté de la défense, l’heure n’est pas à la contestation. Me Chris Baptiste, l’avocat du mis en cause, a annoncé que son client ne ferait pas appel de la suspension.
« Mon client est tellement choqué par ce qu’il a fait qu’il n’envisage même pas l’idée de rejouer un jour », a-t-il précisé.
Le jeune homme de 20 ans suit actuellement des soins psychologiques imposés par la justice.
Mise en examen pour violences volontaires
Sur le plan judiciaire, le dossier est désormais entre les mains d’un juge d’instruction à Rodez. Le joueur a été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente.
Il a été placé sous un contrôle judiciaire strict qui lui interdit :
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De fouler un terrain de rugby.
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D’entrer en contact avec la victime ou ses propres coéquipiers.
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De quitter le cadre de ses soins obligatoires.
La Ligue Occitanie a d’ores et déjà annoncé qu’elle se constituerait partie civile pour « défendre l’intérêt supérieur du rugby occitan ». L’évolution de l’état de santé de Noha Loubéty sera déterminante pour la qualification finale des faits devant la justice pénale.
3 Commentaires


Aucune excuse
Sûr que dans le rugby bisounours actuel, c’est moins risqué. Après, un coup de poing à peu de chances de causer un tel degat ,sinon il n’y aurait plus beaucoup de joueurs de l’époque en bonne santé .
Vous êtes sérieux, un Rugby de bisounours vraiment ? Non, un rugby qui essaie de protéger au mieux ses pratiquants. Aucune excuse pour ce geste.