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Fabien Galthié dévoile les deux révélations françaises du Tournoi

Fabien Galthié dévoile les deux révélations françaises du Tournoi

Le jeudi 19 mars 2026 à 19:01 par David Demri

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C’est un Fabien Galthié apaisé, mais toujours aussi habité par la précision chirurgicale de son sport, qui s’est confié au Terrass hôtel de Montmartre.

Cinq jours après avoir signé un doublé historique dans le Tournoi des Six Nations — une première depuis 2007 — le sélectionneur national a balayé l’actualité des Bleus, entre gestion du stress, révélations de l’hiver et mise au point sur les cadres absents.

Le braquage du Crunch : « On travaille sur des scénarios comme ça »

Alors que le stade retenait son souffle face à l’Angleterre, Fabien Galthié, lui, observait ses systèmes s’imbriquer. Pour lui, la pénalité de la gagne de Thomas Ramos n’est pas un miracle, mais le fruit d’une préparation obsessionnelle.

« Sur ce coup-là, on est à 77 minutes et trente secondes de jeu », décrypte-t-il avec précision via Midi Olympique. « Or, depuis sept ans, on travaille à l’entraînement sur des scénarios comme ça, sur ce minutage précis : un point d’écart, une décision à prendre. La situation, on l’a aussi rencontrée contre l’Afrique du Sud, en 2023. Du haut des tribunes, je me dis qu’il va se passer des choses et je me demande : « A-t-on appris de nos expériences passées ? » […] Matthieu Jalibert perce le rideau anglais, trouve Pierre-Louis Barassi, lequel a la possibilité de faire la passe sur un dos pour Théo Attissogbe, qui est alors seul au monde. Il fait le choix de garder et on arrive dans leurs 22 mètres. Il y a une première faute de Pollock, qui arrache le ballon à Thibaud Flament alors que notre joueur a les deux genoux au sol. Elle n’est pas sifflée mais aucun de nos joueurs ne lâche ou ne lève les bras au ciel, ce qui aurait pu envoyer un mauvais message à l’arbitre (Nika Amashukeli). »

Le sélectionneur savoure ce titre conservé, conscient de la dimension de l’exploit :

« Là, Pollock relance, est contré par Théo Attissogbe et on reprend la possession. Il y a alors une série de fautes anglaises, hors-jeu, plaquage haut, tête contre tête… Trois fois ! Pam, pam, pam ! Quand la faute est sifflée, je regarde Thomas, juste Thomas. Je le vois se retourner les bras levés, comme le golfeur qui frappe une bonne balle. Et puis, je réalise : on a fait le back to back : gagner le Tournoi, c’est très dur ; mais le gagner à nouveau, ça l’est encore plus. Je n’ai pas d’effusion parce que je vis le moment en conscience. »

La discipline et le bonheur final

Adepte du contrôle émotionnel, Galthié a pourtant fini par lâcher prise au coup de sifflet final, une fois le devoir accompli. « Quel bonheur, quand j’y repense. Je dis souvent à mes joueurs que je n’aime pas les voir trop célébrer les essais en cours de match. Qu’il est surtout important de célébrer à la fin. C’est ce qu’ils ont fait, samedi soir. Je les revois tous, au coup de sifflet final, les bras levés. »

Les nouveaux patrons et le cas des cadres

Si Matthieu Jalibert a enfin été sacré — « Il était important qu’il gagne une compétition avec nous » — le Tournoi 2026 restera celui de l’éclosion de nouveaux talents. « L’an dernier, Louis Bielle-Biarrey avait été la révélation avec Paul Boudehent. Cette année, nos révélations se nomment Théo Attissogbe et Oscar Jegou. Quelle activité, quelle présence autour du ballon, quel talent. »

Pourtant, cette montée en puissance s’est faite sans certains piliers historiques. Galthié assure ne pas les avoir oubliés, même s’il ne les a pas rappelés malgré les forfaits : « À chaque formation de la liste des 42, j’ai pensé à Grégory Alldritt, Damian Penaud et Gaël Fickou. Ils faisaient tous partie du spectre. »

Cap sur l’Hémisphère Sud : « Cette dernière action, c’est vous »

Le sélectionneur utilise déjà le final héroïque du Crunch comme socle pour la tournée d’été face à la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

« Il y a une pression sur nous, joueurs et staff, qui me va bien. On doit travailler, on doit progresser. Je veux féliciter la compétence, la solidarité et l’engagement de mon staff. Je voudrais aussi, par le prisme de la dernière action du crunch, mettre en avant la détermination de mes joueurs, à qui il reste deux minutes pour gagner cette putain de compétition. Cette image, je vais leur remontrer au prochain rassemblement et leur dire : voilà qui nous sommes, voilà qui vous êtes. Cette dernière action, c’est vous, messieurs ! »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. Le p'tit canelé 19 mars 2026 at 20h- Répondre

    Attissogbe, à partir du match contre l’Italie et sans être catastrophique, il y a quand même eu pas mal d’erreurs sur les trois derniers matchs et il a été loin de crever l’écran (aussi parce que le jeu penchait sur l’autre aile)…

    Mettre Attissogbe parmi ses deux « révélations » lui permet de manière très pratique, de lui éviter de justifier ce choix par rapport à Penaud voire Dréan…

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  2. Galéjades 20 mars 2026 at 07h- Répondre

    Eu encore et toujours la mise en avant d’un joueur au comportement déplorable, constamment.
    Faute managériale