Fabien Galthié lâché par ses joueurs ? Il répond aux lourdes critiques de Pierre Berbizier !
Fabien Galthié lâché par ses joueurs ? Il répond aux lourdes critiques de Pierre Berbizier !
Le jeudi 19 mars 2026 à 15:45 par David Demri
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Cinq jours après avoir décroché un deuxième Tournoi des Six Nations consécutif, une performance inédite pour le rugby français depuis 2007, Fabien Galthié s’est confié dans les colonnes de Midi Olympique.
Le sélectionneur est revenu sur la bascule émotionnelle du « Crunch » et la nouvelle hiérarchie de son groupe.
Le « Back to Back » vécu en pleine conscience
Au cours de cet entretien, le patron des Bleus a décortiqué avec une précision chirurgicale les dernières minutes de la finale contre l’Angleterre. Loin d’un succès dû au hasard, il y voit l’aboutissement d’un travail de l’ombre acharné sur la gestion du temps faible.
« Sur ce coup-là, on est à 77 minutes et trente secondes de jeu », rembobine le sélectionneur. « Or, depuis sept ans, on travaille à l’entraînement sur des scénarios comme ça, sur ce minutage précis : un point d’écart, une décision à prendre. »
Malgré des décisions arbitrales litigieuses en fin de match, Galthié a loué le sang-froid de ses troupes :
« Aucun de nos joueurs ne lâche ou ne lève les bras au ciel, ce qui aurait pu envoyer un mauvais message à l’arbitre. » Quant à sa réaction stoïque au moment du coup de pied de la gagne, elle s’explique par la portée historique de l’instant : « Gagner le Tournoi, c’est très dur ; mais le gagner à nouveau, ça l’est encore plus. Je n’ai pas d’effusion parce que je vis le moment en conscience. »
Les révélations et le cas des « historiques »
Si 2025 avait été l’année de Bielle-Biarrey, 2026 appartient à une nouvelle génération de pépites qui ont bousculé l’ordre établi. Le sélectionneur n’a pas tari d’éloges sur ses nouveaux cadres, tout en validant le leadership de son ouvreur bordelais.
« Cette année, nos révélations se nomment Théo Attissogbe et Oscar Jegou. Quelle activité, quelle présence autour du ballon, quel talent », s’enthousiasme-t-il, avant d’ajouter : « Je n’oublie pas non plus Matthieu Jalibert. Il était important qu’il gagne une compétition avec nous. »
En revanche, pour les absents de marque comme Grégory Alldritt, Damian Penaud ou Gaël Fickou, le discours est plus feutré. S’ils « faisaient tous partie du spectre » lors de l’élaboration de ses listes, Galthié a fait le choix de la continuité avec ceux qui étaient sur le terrain, même face aux blessures de dernière minute.
Défense et mêlée : Galthié répond aux critiques
Tout n’a pas été parfait, et le sélectionneur le sait. Les 96 points encaissés sur les deux derniers chocs font tâche, mais il lie directement cette fragilité défensive aux difficultés rencontrées devant. Il pointe notamment les carences du paquet d’avants en mêlée fermée pour expliquer ce déséquilibre.
Quant aux rumeurs de rupture avec son vestiaire, il les balaie avec la froideur qu’on lui connaît. À la question sur les propos de Pierre Berbizier suggérant qu’il aurait été « lâché » par ses joueurs en Écosse, sa réponse est cinglante : « Ce n’est pas un sujet. »
Cap sur l’Hémisphère Sud
Le regard est déjà tourné vers l’été 2026 et le Championnat des Nations, où les Bleus défieront les All Blacks, les Wallabies et le Japon.
Pour Galthié, l’image de la fin du Tournoi restera le socle de son futur discours :
« Je voudrais aussi, par le prisme de la dernière action du crunch, mettre en avant la détermination de mes joueurs, à qui il reste deux minutes pour gagner cette putain de compétition. Cette image, je vais leur remontrer au prochain rassemblement et leur dire : voilà qui nous sommes, voilà qui vous êtes. Cette dernière action, c’est vous, messieurs ! »
3 Commentaires


Il a aussi pû compter sur le vétéran Serin qui n’a pas dit son dernier mot..
Faut qu’il fasse attention Galthié , s’il continue à s’exprimer comme ça , il va finir gourou dans une secte avec une toge blanche .
Galthié plus il parle – plus il explique et moins on comprend !