Masi : « J’ai fait du 5 heures – 19 heures pendant quelques jours ! Je peux vous dire que c’était très dur »
Masi : « J’ai fait du 5 heures – 19 heures pendant quelques jours ! Je peux vous dire que c’était très dur »
Le vendredi 20 mars 2026 à 11:15 par David Demri
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Le rendez-vous est pris. Ce samedi 21 mars, Mayol s’apprête à vibrer pour la réception du Stade Français (19e journée de Top 14). Mais au-delà de l’enjeu comptable pour un RCT qui reste sur trois matchs sans succès, tous les regards seront tournés vers la tribune et le bord de touche.
Pierre Mignoni est de retour. Après trois semaines de retrait forcé pour soigner une « surcharge mentale », le patron a retrouvé son groupe, mais il a découvert un collectif métamorphosé par son absence.
Un électrochoc salvateur : « Le groupe paraissait plus soudé »
La claque reçue à domicile contre Clermont (14-34) fin février laissait craindre une implosion. Paradoxalement, c’est le départ momentané de la « tête pensante » qui semble avoir ressoudé les rangs. Privés de leur guide, joueurs et adjoints n’ont eu d’autre choix que de prendre leurs responsabilités pour assurer l’intérim, notamment lors du nul courageux décroché à Lyon (13-13).
« Beaucoup de joueurs et de coachs ont dû s’élever », confirmait ce jeudi le deuxième ligne Brian Alainu’uese. Un constat partagé par l’ensemble du Campus RCT : devant l’adversité, Toulon a appris à marcher sans son tuteur habituel.
Andrea Masi dans la « lessiveuse » : « J’ai fait du 5 heures – 19 heures »
En l’absence du directeur du rugby, le staff a dû se démultiplier. Andrea Masi, l’entraîneur des trois-quarts, s’est retrouvé en première ligne pour gérer une charge de travail colossale. Une expérience épuisante mais révélatrice de l’investissement total réclamé par le poste de manager.
« Les joueurs ont pris beaucoup de choses en main pendant cette période. Et, malgré la difficulté, c’était très intéressant de voir une dynamique un peu différente. Pierre organise les semaines d’entraînement, le contenu, les équipes, les rotations… Il fait énormément de choses. Donc, quand il n’est pas là, forcément, quelqu’un doit prendre le relais. Avec le staff, on s’est partagé le travail. […] J’ai fait du 5 heures – 19 heures pendant quelques jours ! Je peux vous dire que c’était très dur et que je comprends donc bien la charge de travail qu’a Pierre depuis de nombreuses années. »
Une nouvelle hiérarchie de leaders
Sur le terrain, le vide laissé par Mignoni a obligé les cadres à sortir du bois. Setariki Tuicuvu témoigne de ce changement d’énergie où chaque joueur a dû devenir un peu « entraîneur » à son tour pour maintenir le navire à flot.
« C’était un peu dur [d’être privé de Mignoni], mais « Maso » (Andrea Masi) et Sergio (Parisse) ont pris les choses en main avec d’autres joueurs. Certains ont discuté avec les coachs, car ils devaient plus montrer qu’ils étaient les leaders du groupe. Quand on n’a pas Pierre avec nous, ce n’est pas pareil. Du coup, tout le monde a fait travailler l’équipe. L’énergie a beaucoup changé durant la semaine de Lyon et, depuis la reprise, on a essayé de faire pareil. »
Pour Andrea Masi, ce bloc difficile pourrait bien être le point de bascule de la saison toulonnaise :
« Les gars ont continué sur leur lancée. On les sent de plus en plus concernés. Ils prennent davantage la parole dans les meetings qu’on fait et sur le terrain. Franchement, il y a une dynamique qui est un peu différente à l’intérieur du groupe. Ce bloc passé a été un peu dur, mais là, je trouve qu’ils sont en train de basculer dans quelque chose de différent. »
Samedi à Mayol, Pierre Mignoni sera bien présent. Mais cette fois, il pourra compter sur un groupe qui a prouvé qu’il savait s’assumer seul.
3 Commentaires


Comme quoi, il est peut-être temps qu’il délègue un peu plus. Il faut parfois accepter de ne pas tout contrôler pour permettre à d’autres de se révéler…
Si c’est Masi qui a pris les rênes de l’entraînement depuis que Mignoni se régénère, je crains vraiment le pire….
Andréa, il est temps que tu retournes faire tes entrainements dans un autre club. Italie, prod2 ou nationale, mais il est temps. Très gentil garçon, mais inadapté à cette heure au top14 où il faut un bagage technique et expérience qu’il n’a pas