Un joueur du XV de France brise le silence : « Par rapport au Grand Chelem, une victoire dans le VI Nations, c’est la même chose »
Un joueur du XV de France brise le silence : « Par rapport au Grand Chelem, une victoire dans le VI Nations, c’est la même chose »
Le samedi 21 mars 2026 à 15:27 par David Demri
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C’est le rendez-vous que tout le rugby français attend. Ce dimanche 22 mars à 21h05, le Stade Toulousain se déplace à Bordeaux pour un duel au sommet face à l’UBB.
Pour Peato Mauvaka, cette affiche possède une saveur toute particulière. Après une année de calvaire suite à une opération du genou en mai dernier, le talonneur international va enfin connaître sa première titularisation.
Un retour en grâce qui valide huit mois de rééducation acharnée et une confiance inébranlable du staff tricolore durant le Tournoi.
Un genou encore en rodage mais un mental d’acier
Malgré son retour précoce sous le maillot bleu, le colosse toulousain reste lucide sur son état physique. S’il a retrouvé le rythme de la compétition, des sensations étranges persistent loin des pelouses.
« Hors terrain, je sais que je suis blessé au genou. Sur quelques mouvements, ce n’est pas une douleur que je sens, mais je me sens plus faible à droite qu’à gauche », confie-t-il avec une honnêteté rare.
Cependant, dès que l’odeur du gazon remplace celle de la salle de kiné, le compétiteur reprend le dessus. « Une fois sur le terrain, avec toute la préparation, l’adrénaline et tout ça, j’oublie », assure celui qui piaffait d’impatience sur le banc de touche.
Pour Mauvaka, débuter la rencontre change radicalement la donne : « J’ai hâte de commencer pour voir comment mon genou va tenir. »
Retrouvailles entre Bleus : « On n’est plus des copains »
Ce choc face à Bordeaux est aussi l’occasion de croiser le fer avec les partenaires du XV de France, tout juste auréolés d’un nouveau titre dans le Tournoi. Après deux mois de vie commune intense, les sentiments s’effacent le temps de 80 minutes.
« Ça va me faire plaisir de les revoir. Mais quand on est sur le terrain, on n’est plus des copains et nous verrons à la fin du match », prévient-il via La Dépêche avec un sourire qui en dit long sur l’intensité à venir.
Concernant le débat sur le Grand Chelem manqué, le talonneur refuse de minimiser la performance française. Pour lui, soulever le trophée des Six Nations reste l’objectif ultime, peu importe la manière.
« Par rapport au Grand Chelem, une victoire dans le VI Nations, c’est la même chose », martèle-t-il, rappelant qu’à Toulouse, la faim de titres concerne toutes les compétitions.
La fraîcheur retrouvée pour le sprint final
Paradoxalement, sa longue absence pourrait s’avérer être un atout majeur pour la fin de saison. Alors qu’il enchaînait les exercices à plus de 30 matchs par an, cet arrêt forcé lui a permis de régénérer son corps et de se ressourcer auprès des siens.
« Ça m’a fait du bien de sortir un peu du monde du rugby et de voir grandir mon petit », reconnaît le joueur, qui assure avoir conservé toute son énergie habituelle.
Ce renouveau profite aussi à ses partenaires, notamment à un Romain Ntamack lui aussi de retour de blessure. Mauvaka compte bien épauler son ouvreur dans ce duel à distance avec Matthieu Jalibert.
Pour lui, cette concurrence entre les meilleurs joueurs du monde est un moteur indispensable :
« C’est sûr que ça te tire toujours vers le haut. Romain va vouloir montrer qu’il est toujours là. Et tous les mecs autour, on va l’aider pour qu’il soit bien durant le match. »
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Mais bien sûr…..