Le gros recadrage de Matthis Lebel : « On entend parler de beaucoup de monde mais j’aimerais bien qu’on se concentre aussi sur nous »
Le gros recadrage de Matthis Lebel : « On entend parler de beaucoup de monde mais j’aimerais bien qu’on se concentre aussi sur nous »
Le samedi 21 mars 2026 à 15:54 par David Demri
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À quelques heures du choc électrique entre l’Union Bordeaux-Bègles et le Stade Toulousain, la tension monte pour cette 19e journée de Top 14.
Ce dimanche 22 mars à 21h05, les regards seront braqués sur les lignes de trois-quarts.
Si l’UBB impressionne avec ses stars internationales, Matthis Lebel, l’ailier des « rouge et noir », aborde ce duel sans le complexe d’infériorité que certains voudraient lui prêter.
Face à l’armada bordelaise : « On va passer au révélateur »
Le pedigree des arrières girondins, étincelants durant le Tournoi, n’effraie pas le clan toulousain. Si Matthis Lebel reconnaît le talent exceptionnel de ses futurs adversaires, il rappelle avec fermeté que Toulouse possède également des arguments de poids dans son effectif.
Pour lui, le salut passera par une performance collective totale et une grosse dose de défi individuel.
Il s’est confié via La Dépêche :
« On connaît leurs qualités depuis quelques années. Ils ont eu la chance de constituer une ligne de trois-quarts qui évolue au plus haut niveau maintenant. On l’a vu pendant le Tournoi avec des joueurs d’exception. Après, le rugby se joue à 15 et on a la chance d’avoir des avants, même s’ils ont un gros paquet d’avants aussi. Et ça reste un match de rugby à 15 contre 15, où l’on espère pouvoir réaliser la meilleure performance possible collectivement. Et peut-être aussi individuellement pour rivaliser contre ces joueurs. Sinon, c’est sûr que ça peut être compliqué. »
Face au battage médiatique entourant les stars d’en face, l’ailier international préfère recentrer le débat sur son propre vestiaire :
« On nous parle de la ligne de trois-quarts de Bordeaux, on nous parle de la ligne de trois-quarts de Pau, mais ce que je sais, c’est qu’à l’intérieur de l’équipe, je pense qu’on a des grands joueurs aussi. Il y a la compétition entre nous à chaque entraînement et on arrive à se challenger entre nous. Alors forcément, là, on va se confronter avec peut-être un peu plus d’intensité physique. Mais je pense que c’est déjà bien aussi de regarder ce qu’on a dans le club, parce qu’il a réussi à bâtir en recrutant des joueurs qu’on voit évoluer le week-end. »
Le cas Romain Ntamack : « Je n’ai aucun doute »
L’autre événement majeur de ce Clasico est le retour tant attendu de Romain Ntamack. Après des mois de galère et des pépins physiques à répétition qui lui ont coûté le Tournoi, l’ouvreur semble enfin prêt à reprendre les rênes.
Très proche du joueur, Matthis Lebel se veut extrêmement rassurant sur le niveau et l’implication de son coéquipier.
« Déjà, je le sens personnellement affûté. Je partage forcément beaucoup de temps avec lui en dehors des terrains, mais aussi surtout sur le terrain, dans les salles de muscu. On connaît le sérieux de Romain, tout le monde est au courant et je pense qu’il a essayé d’optimiser le plus possible son travail physique pour essayer d’arriver le plus prêt possible. Je pense qu’il lui tardait de retrouver les terrains, retrouver les copains, retrouver cette sensation de jouer rugby parce que c’est vrai qu’il a été pas mal embêté avec quelques pépins physiques. »
À ceux qui s’interrogent sur sa capacité à briller immédiatement après une si longue coupure, Lebel répond par une confiance aveugle :
« Vous doutez, vous ? Non ? Moi non plus. Non, je n’ai aucun doute. On le sait, Romain, c’est un compétiteur. Bien sûr, comme tout compétiteur, quand on n’est pas d’une aventure comme celle qu’a faite l’équipe de France, ça peut nous frustrer. Mais c’est la vie, il s’est blessé, il en est conscient, il a travaillé. Pour connaître Romain, il y a eu de la frustration, mais il y aura aussi de la frustration si à la fin de la saison, on n’arrive pas à aller chercher quelque chose pour le club. »
Un sprint final lancé après des doublons réussis
Pour Toulouse, ce match marque la fin d’une période de doublons gérée de main de maître, malgré un calendrier haché que l’ailier avoue ne pas avoir particulièrement affectionné. L’objectif est clair : conserver l’avance au classement pour aborder les phases finales dans les meilleures dispositions, tout en assumant le statut de favori.
« On est au jus du classement, parce qu’on sait très bien que si on veut exister dans les deux conditions, le classement et les points sont importants pour surtout se donner du temps et de la marge de manœuvre pour la fin de saison. On va passer au révélateur un peu. Et après, il y a aussi les trois-quarts de Pau. On entend parler de beaucoup de monde mais j’aimerais bien qu’on se concentre aussi sur nous, qu’on regarde ce qu’on est capables de faire. »
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