« Pris dans un engrenage » : Les aveux glaçants de l’ex-dirigeant du Bayeux Rugby Club face à la justice
« Pris dans un engrenage » : Les aveux glaçants de l’ex-dirigeant du Bayeux Rugby Club face à la justice
Le dimanche 22 mars 2026 à 12:48 par David Demri
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L’onde de choc est immense dans le Calvados. Sidération, stupeur, émoi… les mots manquent pour décrire l’atmosphère qui règne sur la ville de Bayeux et son club de rugby depuis ce mercredi 18 mars.
Christophe Couture, président du club de Bayeux en régionale 2, a été condamné par le tribunal judiciaire de Caen à deux ans d’emprisonnement, dont dix-huit mois sous sursis probatoire, avec mandat de dépôt immédiat.
Un dossier accablant découvert à son domicile
L’enquête a révélé une réalité sombre derrière l’image du dirigeant de 61 ans. Lors d’une perquisition à son domicile de Trungy, les enquêteurs ont mis la main sur 355 fichiers à caractère pédopornographique. Plus inquiétant encore pour la communauté sportive locale, des photos de jeunes filles et de garçons membres du club ont également été retrouvées.
Interpellé ce lundi et jugé en comparution immédiate, l’ancien arbitre et entraîneur a reconnu consulter ces contenus depuis 2018, impliquant des enfants âgés de 5 à 14 ans dans des situations humiliantes.
Pour tenter d’expliquer l’inexcusable, il a déclaré à la barre : « J’ai été pris dans un engrenage, ce n’est pas bien, mais je ne serais jamais passé à l’acte ».
Une ligne de défense fragilisée par la découverte d’une capture d’écran mentionnant un projet de rendez-vous avec une très jeune fille, bien qu’il assure que celui-ci « n’a jamais abouti ».
La fin de toute activité liée aux mineurs
La justice a assorti sa peine d’obligations strictes : soins, travail et, surtout, une interdiction définitive d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs. Christophe Couture est désormais inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
L’enquête avait été ouverte fin 2025 suite à plusieurs signalements sur la plateforme Pharos, ciblant quatre comptes de connexion menant tous à l’ex-président.
Le club et la municipalité tentent de faire face
Malgré l’effroi des parents, la gendarmerie précise qu’aucune plainte n’a été déposée par des familles de licenciés à ce jour.
Le Bayeux Rugby Club a tenu à rassurer ses membres par un communiqué officiel :
« Les autorités ont confirmé qu’aucun membre du club, enfant ou adulte, n’a été impliqué ni concerné par les faits examinés par la justice. Le Bayeux Rugby Club tient à rappeler qu’il n’est en aucun cas responsable d’actes individuels. »
En concertation avec la FFR et la ville, les activités sportives sont maintenues. De son côté, le maire de Bayeux, Arnaud Tanquerel, ne cache pas son dégoût face à des actes qu’il juge « inexcusables ». Une réunion d’information sera prochainement organisée pour accompagner les familles et les licenciés dans cette épreuve.
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