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Sébastien Piqueronnies : « Je crains le pire »

Sébastien Piqueronnies : « Je crains le pire »

Le dimanche 22 mars 2026 à 18:57 par David Demri

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Le déplacement à Marcel-Deflandre laissera des traces indélébiles. Au-delà d’une quatrième défaite consécutive hors de ses bases (20-6), la Section Paloise a quitté la Charente-Maritime avec un bilan médical alarmant.

Si le revers comptable freine les ambitions béarnaises dans la course aux phases finales, ce sont surtout les sorties sur blessure de deux cadres, Reece Hewat et Rémi Seneca, qui plongent l’état-major palois dans l’inquiétude la plus totale.

C’est le tournant sombre de cette rencontre. Alors qu’il célébrait sa 100e apparition sous le maillot vert et blanc, le troisième ligne australien, véritable couteau suisse de l’effectif capable de briller jusqu’au centre de l’attaque, a dû quitter ses partenaires dès la 32e minute. Grimaçant, Reece Hewat semble avoir été stoppé net par une blessure sérieuse, laissant craindre une absence de longue durée pour celui qui a déjà disputé 20 matchs cette saison.

Via La République des Pyrénées, Sébastien Piqueronies ne cache pas son pessimisme concernant l’état de santé de son flanker, touché à une zone particulièrement sensible. Extrait :

« C’est a priori une très mauvaise nouvelle pour Reece. On va voir ce qu’il en est, mais c’est au niveau du tendon d’Achille. On va passer les examens très vite, mais je crains le pire »

Le sort s’est acharné sur le pack palois puisque la rotation en première ligne a également été lourdement impactée. Rémi Seneca, entré pour apporter de la fraîcheur, n’aura tenu que douze petites minutes sur la pelouse avant d’être contraint à l’abandon. Un coup d’arrêt brutal pour le pilier de 31 ans, dont l’importance dans le système de rotation (15 matchs, 2 essais) n’est plus à démontrer.

Le manager de la Section a apporté des précisions sur la nature de la blessure de son pilier gauche tout en espérant un diagnostic clément. Extrait :

« Une lombalgie très aiguë. On va croiser les doigts pour que ce soit le moins impactant possible. »

Malgré un effectif que l’on pensait enfin stabilisé pour le sprint final, Pau se retrouve de nouveau face à ses vieux démons : l’indiscipline et une infirmerie qui se remplit au pire moment. Délogés de leur fauteuil de dauphin et désormais sous la menace directe de leurs poursuivants, les hommes de Piqueronies devront trouver des ressources mentales et physiques pour compenser ces pertes majeures.

Le verdict des examens médicaux attendu dans les prochaines heures sera déterminant pour la suite de leur aventure cette saison.


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