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Affaire de viol collectif : Le procès en appel de l’ex-trio grenoblois va s’ouvrir !

Affaire de viol collectif : Le procès en appel de l’ex-trio grenoblois va s’ouvrir !

Le dimanche 22 mars 2026 à 19:01 par David Demri

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C’est un second acte judiciaire crucial qui débute ce mercredi à Angoulême. Près de dix ans après les faits survenus dans un hôtel de Mérignac, et deux ans après un premier verdict retentissant à Bordeaux, trois anciens joueurs du FC Grenoble Rugby retrouvent le banc des accusés.

Condamnés en 2024 à de lourdes peines de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme, Denis Coulson, Loïck Jammes et Rory Grice jouent leur va-tout devant la cour d’assises de la Charente.

Un verdict de première instance particulièrement lourd

En 2024, la cour d’assises de la Gironde avait eu la main ferme : quatorze ans de réclusion pour l’Irlandais Denis Coulson et le Français Loïck Jammes, et douze ans pour le Néo-Zélandais Rory Grice. Si leurs coaccusés Chris Farrell et Dylan Hayes ont accepté leurs peines de prison avec sursis pour non-empêchement de crime, le trio de tête, toujours en détention, conteste la sévérité d’une sanction qu’il juge démesurée.

Via Midi Olympique, l’avocate de Denis Coulson, Me Corinne Dreyfus-Schmidt, précise l’axe de défense qui sera soutenu durant les débats, axé sur l’interprétation des faits dans une soirée marquée par l’excès . Extrait :

« Je ne dévoile pas ma stratégie avant le procès. Mais cette affaire repose sur une question de perception. La perception qu’ont eu les joueurs de l’état de la jeune fille. Tout ça dans un contexte très alcoolisé »

Une stratégie de défense offensive et de nouvelles preuves ?

L’enjeu de ce nouveau procès réside également dans l’évolution des débats techniques. La défense, renforcée par l’arrivée d’un prestigieux cabinet marseillais pour Rory Grice, entend bien bousculer les certitudes acquises lors du premier procès. Au cœur des discussions : la réapparition de demandes concernant des supports numériques qui pourraient, selon les conseils des accusés, apporter un éclairage nouveau sur le consentement de la plaignante.

Me Grégoire Mouly, conseil de la partie civile, exprime une certaine perplexité face aux nouvelles requêtes de la défense concernant des éléments vidéos. Extrait :

« Nous appréhendons le procès de façon assez serine. Même s’il est difficile pour notre cliente de se replonger dans des faits vieux de près de dix ans. Mais ce ne sera pas simple. On va voir si les accusés ont évolué dans leur dénégation où s’ils maintiennent. Il y aura de nouvelles forces en présence. Un gros cabinet marseillais est entré dans la défense de Grice. De nouvelles demandes ont été faites, elles seront discutées à l’audience. Il y aurait notamment une demande de récupérer de nouvelles vidéos. On a du mal à comprendre, cette demande avait été faite durant l’instruction, puis abandonnée. Et elle est remise sur la table. »

Comme lors du premier procès à Bordeaux, les débats se dérouleront à l’abri des regards, la victime ayant de nouveau sollicité le huis clos total. Dans cette enceinte calfeutrée, la justice devra trancher entre la thèse d’un crime caractérisé et celle d’une tragique erreur de perception invoquée par les sportifs.

Le verdict, attendu dans les prochains jours, déterminera si les anciens professionnels du ballon ovale verront leurs peines confirmées ou si l’appel leur offrira l’acquittement ou l’allègement tant espérés.


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