Pourquoi les internationaux Français du RCT ne performent pas autant en Top 14 ?
Pourquoi les internationaux Français du RCT ne performent pas autant en Top 14 ?
Le jeudi 26 mars 2026 à 22:53 par David Demri
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Si la hiérarchie du Top 14 semble vaciller cette saison, c’est peut-être parce que les piliers sur lesquels reposaient traditionnellement La Rochelle et Toulon ne sont plus aussi inébranlables. Le constat est frappant : le rendement des internationaux, autrefois moteurs de ces deux grosses écuries, s’est essoufflé, entraînant dans sa chute la souveraineté de leurs clubs respectifs.
Le moteur rochelais s’enraye : l’ombre de Grégory Alldritt
Symbole de cette perte d’influence, le capitaine maritime Grégory Alldritt n’est plus l’indiscutable patron qu’il était. Écarté du groupe France lors du dernier Tournoi des Six Nations, son absence a été justifiée par un « choix de performance » par Fabien Galthié. Ce rayonnement qui permettait au Stade Rochelais de concasser ses adversaires semble s’être étiolé.
Sans la capacité d’Alldritt à jouer frontalement et à briser les lignes, le système de Ronan O’Gara perd de sa superbe.
Mais il n’est pas le seul responsable de ce ralentissement : la fin de carrière brutale d’Uini Atonio pour raisons médicales, les allers-retours incessants de Will Skelton vers l’Australie et les blessures chroniques de Jonathan Danty ou Paul Boudehent ont fini par paralyser l’avancée des Jaune et Noir.
Le paradoxe toulonnais : brillants en Bleu, en retrait en club
Du côté de la Rade, le problème est tout autre, presque contradictoire comme l’indique Midi Olympique.
Alors que les internationaux du RCT ont crevé l’écran durant le Tournoi, leur rendement une fois revenus sous le maillot rouge et noir pose question. Charles Ollivon, omniprésent avec le XV de France, peine parfois à afficher la même efficacité avec Toulon, lui qui revient pourtant d’une lourde opération du genou en septembre dernier.
Le cas de Baptiste Serin illustre parfaitement ce décalage. Le demi de mêlée a réalisé des prestations de haut vol avec les Bleus, Fabien Galthié affirmant même que « toutes ses entrées en jeu ont été limpides ».
Ajoutez à cela la solidité de Jean-Baptiste Gros en mêlée internationale ou la première cape pleine de promesses de Gaël Dréan face à l’Italie, et vous obtenez un paradoxe total : comment une équipe regroupant autant de joueurs en forme au niveau international peut-elle se montrer si irrégulière en championnat ?
Une fin de saison sous haute tension
Pour ces deux géants du rugby français, l’enjeu des prochaines semaines sera de reconnecter leurs leaders avec les besoins immédiats du club. Si La Rochelle ne retrouve pas sa puissance de frappe et si Toulon ne parvient pas à transformer l’énergie de ses internationaux en victoires concrètes, la route vers les phases finales pourrait s’avérer bien plus sinueuse que prévu.
8 Commentaires


S’il n’y avait que nos inter français, mais c’est également le cas des inter des autres Nations. Et quel est le dénominateur commun à tout cela ?
Le problème c’est que ce sont tous nos Internationaux !
Albornoz top 5 ouvreur dans le monde, je crois qu’on ne se rend pas bien compte, et avec nous il est digne de la prod2 ?
Sérieusement j’en ai marre du totem d immunité du staff ! Masi, Parisse, Mignon, même LeMaitre nous disent que ça va aller, je ne comprend pas comment on peut encore penser cela sincèrement vu nos matchs depuis 2 mois ou plus
Article plein de bon sens et qui relate une évidence,des lions affamés quand ils jouent pour l’équipe nationale et des dilettantes au SMIG ,peu motivés avec le maillot rouge et noir. D’accord avec Dranix: la réponse est dans la question et tellement évidente .
C’est qui les Internationaux du RCT ??? Ollivon , Serin , Gros ………. qui n’a pas été performant en club ? Ce n’est pas parce que nous sommes au fond du sceau qu’il faut écrire n’importe quoi quand même 0
Pour qu’un groupe de joueurs, de surcroît internationaux, soient performants en club et peut importe le statut qu’ils ont, il faut qu’ils retrouvent des repères les amenant à être performants au sein de leur club, dans une équipe qui tirent tout le monde vers le haut.
En EdF les joueurs défendent un pays arboré du maillot tricolore, et tous tirent vers la performance collective et la victoire.
Au RCT il y a certes des bons joueurs, mais le collectif joue en alternance avec des hauts et des bas. Il manque de la continuité dans notre jeu et beaucoup d’imagination offensive, ce qui à pour résultat la baisse de performances actuelles et principalement à l’extérieur.
Est ce que tous ont l’amour du maillot et du club qui représente, c’est moins sur !
Certains jouent à minima pour assurer leur salaire, mais l’attitude et la cohésion collective sont transparentes.
De fait, les mauvais résultats s’enchaînent……Si cela est le cas, alors il va falloir faire une purge des « boulets ou des faux semblants » pour retrouver une âme collective combattante et performante.
Nos internationaux ne retrouvent pas en club le sérieux et la charge de travail de l’EDF( lire ce qu’a dit Ch Ollivon ), l’ambiance du dépassement; l’esprit d’équipe , et la liberté de s’exprimer sur le terrain dans le cadre de leur mission qui n’est pas un carcan .Chacun joue à son maximum de possibilité .
Une équipe sans âme ne donne pas envie de se dépasser
Peut-être c’est au staff de faire jouer les joueurs sur leurs qualités et non pas sur ce que eux décident et à la place que eux déterminent.
Tu parles. Ollivon il nous fait une interception digne d’un 3/4 et nous offre la victoire face à Montpellier grâce à ça sinon c’était encore une défaite de plus à Mayol.
Dréan est en EDF uniquement grâce à ses prestations avec le RCT.
Gros joue rarement avec nous, mais quand il est là il est à son niveau. Son problème est les blessures et les doublons.
Serin est toujours une valeure sure même s’il est un peu passé en travers de matchs importants en fin de saison dernière.