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Jean-Baptiste Aldigé : « On s’est insultés, empoignés, mais rien de plus »

Jean-Baptiste Aldigé : « On s’est insultés, empoignés, mais rien de plus »

Le mardi 31 mars 2026 à 23:18 par David Demri

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Le volet judiciaire opposant Jean-Baptiste Aldigé à un restaurateur toulousain a connu un nouveau chapitre ce lundi 30 mars 2026. L’ancien président du Biarritz Olympique, aujourd’hui à la tête de Nissa Rugby, comparaissait devant la cour d’appel de Toulouse pour des faits de violences remontant à juin 2022. Condamné en première instance, le dirigeant de 41 ans clame son innocence et demande la relaxe.

Un conflit personnel sur fond de rugby

Les faits se sont déroulés le 5 juin 2022 sur le parking du stade Ernest-Wallon, à l’issue d’une rencontre entre le Stade Toulousain et le Biarritz Olympique. Au cœur du dossier, une rivalité personnelle entre Jean-Baptiste Aldigé et la victime, Vincent, nouveau compagnon de l’ex-conjointe du dirigeant. Une situation décrite lors de l’audience comme « saturées de provocations » depuis plusieurs années.

Devant la cour, Jean-Baptiste Aldigé a maintenu sa version des faits avec calme :

« J’étais là pour mon travail. J’ai croisé mon ex-compagne qui souhaitait me parler. Des insultes ont été proférées et l’on m’a dirigé vers une autre direction », a-t-il retracé, avant d’ajouter : « On s’est insultés, empoignés, mais rien de plus. La police a tout vu ».

Le mystère des vidéos disparues

Si la partie civile, représentée par Me Jacques Derieux, affirme que le dirigeant est « venu à notre rencontre, pas l’inverse », le dossier souffre d’une absence notable de preuves matérielles. Malgré la présence de 12 000 supporters et un système de vidéosurveillance couvrant l’intégralité du stade, aucune image de l’altercation n’a pu être produite lors des débats.

Cette zone d’ombre a provoqué l’agacement du procureur, qui s’est interrogé sur une possible protection interne au milieu du rugby :

« Cela rappelle de nombreuses procédures impliquant des rugbymen. Les vidéos ne fonctionnent jamais, les preuves ne sont pas conservées. Est-ce de la solidarité ou une protection pour éviter des sanctions ? Ces vidéos ont existé mais elles ont étrangement disparu ».

Délibéré fixé au 23 juin

Face à ce qu’elle qualifie de dossier « vide de témoignages directs », la défense a plaidé la relaxe pure et simple. À l’opposé, le ministère public a requis la confirmation de la condamnation initiale, assortie d’une amende de 500 euros.

La cour d’appel a mis sa décision en délibéré. Le verdict final sera rendu le 23 juin prochain à 14 heures, mettant ainsi un terme à une procédure qui dure depuis près de quatre ans.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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