Stade Toulousain : Pourquoi les images de vidéo-surveillance manquent dans l’affaire Aldigé ?
Stade Toulousain : Pourquoi les images de vidéo-surveillance manquent dans l’affaire Aldigé ?
Le lundi 30 mars 2026 à 20:49 par David Demri
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L’ambiance était électrique ce lundi 30 mars dans l’enceinte feutrée de la cour d’appel de Toulouse. À la barre, Jean-Baptiste Aldigé, 41 ans, ancien président emblématique du Biarritz Olympique et actuel patron du Nissa Rugby, jouait une manche décisive. Condamné en première instance pour des violences sur un restaurateur toulousain, le dirigeant refuse d’endosser l’habit du coupable et martèle sa version des faits.
La Dépêche fait le point sur cette affaire.
L’origine du litige remonte au 5 juin 2022, sur le parking du stade Ernest-Wallon, juste après une rencontre entre le Stade Toulousain et le BO. Ce qui ne devait être qu’une fin de saison sportive a basculé en affrontement personnel entre Aldigé et Vincent, un ancien ami proche.
Une fracture intime derrière l’affrontement physique
Le dossier s’enracine dans une blessure sentimentale profonde datant de 2018. Jean-Baptiste Aldigé avait alors été quitté par sa compagne enceinte, laquelle avait refait sa vie avec Vincent. Ce dernier était même présent lors de la naissance de la fille du dirigeant de rugby. Depuis, le climat entre les deux hommes est décrit comme saturé de provocations.
Lors de l’audience, l’ancien président biarrot a calmement retracé sa version de la soirée du drame :
« J’étais là pour mon travail. J’ai croisé mon ex-compagne qui souhaitait me parler. Des insultes ont été proférées et l’on m’a dirigé vers une autre direction. » Il reconnaît une altercation verbale et une empoignade, mais nie farouchement avoir porté des coups : « On s’est insultés, empoignés, mais rien de plus. La police a tout vu. »
Le mystère des caméras « aveugles » du stade
L’un des points de friction majeurs du procès repose sur l’absence totale de preuves matérielles. Alors que le stade Ernest-Wallon est quadrillé par la vidéosurveillance, aucune image de la scène n’a pu être produite. Une situation qui a fait bondir le procureur, s’interrogeant sur une éventuelle protection corporatiste :
« Cela rappelle de nombreuses procédures impliquant des rugbymen. Les vidéos ne fonctionnent jamais, les preuves ne sont pas conservées. Est-ce de la solidarité ou une protection pour éviter des sanctions ? Ces vidéos ont existé mais elles ont étrangement disparu. »
Malgré ce « trou noir » numérique, la présidente a rappelé l’existence de deux certificats médicaux notant des traces sur le visage de la victime. Pour la partie civile, qui ne réclame qu’un euro symbolique, la culpabilité est évidente : « Il est venu à notre rencontre, pas l’inverse », a plaidé Me Jacques Derieux.
Verdict attendu pour le début de l’été
Le ministère public a requis la confirmation de la condamnation initiale, assortie d’une amende de 500 euros. À l’inverse, la défense a plaidé la relaxe pure et simple, fustigeant un dossier vide de témoignages directs malgré la présence de 12 000 supporters ce soir-là.
La cour d’appel a mis sa décision en délibéré. Le verdict final sera rendu le 23 juin prochain à 14 heures, scellant peut-être définitivement ce long feuilleton judiciaire.
5 Commentaires


Ça c’est encore un coup de Lacroix
On l’aurait aperçu aux alentours de 3 h du mat’ sur un télescopique …
Pour les cassoulets curieux , c’est Bernes qui me l’a dit
Ptdrrrr
T’as décidemment pas grand chose pour toi… même quand t’essaies d’être drôle ça fait de la peine
Occupes toi de tes fe- sses Marko31
Je m’en bat les c…. d’être drôle ou pas
C’était du second degré qui ciblait celui qui est aux manettes des triches et des magouilles en tous genres
Si t’as pas suivi les feuilletons rencarde toi
Bon, ça fait chier de le rappeler, mais Aldigé a lui aussi trempé avec Pacific Heart… il aurait de mémoire aiguillé Lacroix vers cette « société », après y avoir fait appel pour un transfert. Relation de cause à effet ? Évitons d’extrapoler et voyons ce que dit la justice.
La mafia Cassoulet dans sa splendeur