Pau a vécu deux minutes exceptionnelles contre le Racing 92 : Grandidier raconte l’impensable
Pau a vécu deux minutes exceptionnelles contre le Racing 92 : Grandidier raconte l’impensable
Le jeudi 2 avril 2026 à 10:09 par David Demri
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Le Hameau a basculé dans la folie pure en l’espace de deux minutes. Menée pendant soixante-douze minutes, la Section Paloise a arraché un succès héroïque face au Racing, portée par le génie et l’audace d’Aaron Grandidier-Nkanang.
Le coup de maître est arrivé à la 82e minute sur un ultime renvoi.
« Je vois que Gibert va taper de mon côté et je me suis dit chouette car j’aime beaucoup ce genre de ballons », raconte l’ailier palois pour Midi Olympique.
Sa détente exceptionnelle a fait la différence :
« Comme le ballon est arrivé bien devant moi, cela m’a permis de prendre beaucoup d’élan et de bien prendre mon impulsion pour prendre de la hauteur. Quand j’atterris, je m’aperçois que j’ai le ballon dans les mains ».
Pourtant, le corps de l’international commençait à lâcher. « Je ne pense qu’à la ligne à ce moment-là mais on était à la 82e minute, je ressentais des débuts de crampe ». C’est là que l’intelligence de jeu a pris le relais. Plutôt que de forcer, il a servi son coéquipier Émilien Gailleton. « Je lui ai dit : ‘Vas-y !’ Sébastien me dit toujours d’être ‘insolent' ».
Cette « insolence » a eu une conséquence concrète et immédiate : priver le Racing d’un point précieux au classement. « Cela aurait pu être plus facile de courir en touche, mais j’ai pensé qu’on pouvait encore enlever un point au Racing et que ça valait le coup pour la fin de saison ».
Une stratégie risquée mais payante, malgré une transmission approximative.
« Je reconnais que ma passe à Emilien était un peu ‘sac de patates’ mais je suis certain qu’elle était en arrière ».
Pau réalise l’opération parfaite et s’offre un bol d’air dans la course aux phases finales. Pour le Racing, ce point de bonus envolé à la dernière seconde pourrait peser très lourd lors du décompte final en juin. L’audace d’Aaron Grandidier-Nkanang a peut-être changé le destin de la saison paloise.
3 Commentaires


Il ne raconte pas qu’il fait une mauvaise passe à Gailleton avec un en avant de 3 metres. Il faut 2 arbitres aveugles pour accorder cet essai.
« Je reconnais que ma passe à Emilien était un peu ‘sac de patates’ mais je suis certain qu’elle était en arrière »… CQFD
La réponse de GrandDidier c’est comme quand ils ont demandé à Maradona s’il avait marqué de la main en Coupe du Monde. La règle de l’en avant est la règle la plus simple du rugby avec la vidéo et les lignes du terrain c’est encore plus facile même si pour cette passe on n’a pas besoin de la vidéo tant l’en avant est flagrant.