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« À 31 ans, on est vieux » : Rabah Slimani dézingue la mentalité du rugby français

« À 31 ans, on est vieux » : Rabah Slimani dézingue la mentalité du rugby français

Le samedi 11 avril 2026 à 9:00 par David Demri

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Le pilier droit international français, Rabah Slimani s’est engagé en faveur du Rugby Club Toulonnais pour la saison 2026 / 2027.

Après deux saisons passées au Leinster, l’ancien joueur du Stade Français Paris et de Clermont s’apprête à faire son grand retour en Top 14.

Dans les colonnes de Midi Olympique, le principal intéressé affirme ne pas prendre ce retour en France comme une revanche.

Pour lui, l’âge n’a pas grande importance. D’ailleurs, il confirme qu’en Irlande, personne ne lui a parlé de son âge contrairement en France. Extrait: 

« Non, aucune revanche. Ça ne m’intéresse pas. Quand je suis arrivé en Irlande, j’ai été performant parce qu’on m’a fait confiance. On m’a jugé sur mon potentiel, mes connaissances, mon expérience, pas sur mon âge. Ici en Irlande, on ne me parle pas de mon âge. La seule fois où on m’en parle, c’est quand certains m’appellent « papa ».

Mais sinon, ce n’est pas un sujet. Le seul privilège que j’ai, c’est que je ne fais pas le test du « Bronco », le test d’endurance. Sinon, je fais les entraînements comme tout le monde. Malheureusement, en France, on a tendance à dire qu’à partir de 30-31 ans, un joueur est vieux. »

Il ne cache pas que parfois, entendre à longueur de journée qu’il est trop vieux, ça peut user. Extrait:

« C’est bête, mais on est humain avant tout. Quand on te répète sans cesse que tu es vieux, ça finit par t’affecter. Tu stresses, tu as peur de mal faire. À Dublin, jamais on ne m’a dit : « Tu es vieux, tu ne sers à rien. » À aucun moment, on ne m’a dit non plus : « Tu ne bouges plus. »

On m’a simplement dit : « Fais ce que tu sais faire, le reste viendra. » Et moi, j’ai travaillé pour être au niveau des autres. Malheureusement, les gens ne se rendent pas compte de la portée de leurs mots. »

Il avoue avoir passé deux saisons formidables en Irlande. Extrait:

« Ça aura été une expérience incroyable. C’était tellement soudain que je n’y croyais pas au début. Remporter un titre l’an dernier, peut-être deux ou trois cette année, c’est fou. Jamais je n’aurais imaginé partir jouer à l’étranger, et encore moins au Leinster. Ce que je retiens, c’est l’accueil, le respect, la bienveillance. J’ai beaucoup appris, tant avec les joueurs qu’avec le staff. »

Il entretient d’ailleurs une relation très forte avec le manager du Leinster : Léo Cullun : 

« Oui, vraiment. Je ne le connaissais que de nom, même si je l’avais affronté en finale de Challenge Cup avec le Stade français (2013, N.D.L.R). Dès le départ, il a été transparent avec moi. Il m’a dit qu’il voulait m’intégrer pour mon expérience de la mêlée, notamment pour encadrer les jeunes comme Thomas Clarkson, qui n’était pas encore avec l’équipe nationale.

Il m’avait aussi clairement dit que la priorité serait donnée aux piliers irlandais. En fait, il n’y a pas eu de mauvaise surprise. Jamais. Tout s’est passé comme il me l’avait expliqué. Sauf que j’ai beaucoup plus joué la première année en raison des blessures des uns et des autres. Et je me suis régalé. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Danslaverte 11 avril 2026 at 13h- Répondre

    Pas trop parler Rabah, se taire et prouver par les actes et le talent. A ce poste même à 35/36 ans on peut faire une mi-temps de haute qualité. Alors prouve à tout le monde que tu es venu pour faire gagner le club

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