« Ça n’aide pas le groupe » : Tomás Albornoz pointe du doigt la trop forte pression des supporters du RCT
« Ça n’aide pas le groupe » : Tomás Albornoz pointe du doigt la trop forte pression des supporters du RCT
Le samedi 11 avril 2026 à 8:30 par David Demri
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Recrue phare de l’hiver, l’Argentin Tomás Albornoz (28 ans) a déjà tout connu à Toulon : l’enflammade après ses débuts, les doutes quand le collectif est devenu malade, et le retour en grâce après la victoire face aux Stormers.
Tomas Albornoz s’est confié via Var-matin sur son nouveau quotidien.
L’art de la survie en charnière
Pour l’ouvreur Puma, la performance individuelle est indissociable de la santé du pack.
Il savoure le récent réveil des avants toulonnais :
« Dans une équipe, on a besoin de tout le monde pour performer. C’est ce qui s’est produit sur le dernier match. Les avants ont fait un très bon travail, tout le monde s’est mis au diapason, et on a réalisé cette belle performance. Tout ça m’a vraiment aidé à jouer avec plus de confiance et de détente. Forcément, quand l’équipe est en forme, la charnière peut mieux faire son travail ».
Apprivoiser la ferveur toulonnaise
Passer de l’anonymat de Trévise à la cocotte-minute de Mayol a demandé un temps d’ajustement, surtout dans les moments de crise :
« Quand tu arrives dans un nouveau club, tu as envie que tout roule. Quand ça ne se passe pas bien comme ça a été le cas récemment, c’est dur. Tu ressens la pression chez les gars, au sein du club… Il y a aussi eu l’absence de Pierre Mignoni. Ce n’était pas facile pour l’équipe, pas facile pour moi. Ici, je vis une nouvelle expérience et dois m’adapter à ces situations, tout en continuant à jouer mon jeu avec le même état d’esprit. »
Il reconnaît que le poids des supporters est une réalité à double tranchant :
« J’ai découvert ce que c’était de perdre à Toulon. Tu ressens beaucoup la pression. Les supporters veulent que l’équipe gagne, je le comprends. Sauf que, parfois, je pense que ça n’aide pas forcément le groupe. Heureusement, on reste ensemble. »
Une intégration en mode « express »
Arriver en cours de saison n’est jamais un cadeau pour un numéro 10, poste où la communication est vitale :
« Ce n’est jamais simple pour un ouvreur d’arriver au milieu d’une saison, de prendre des décisions et de communiquer avec ses nouveaux partenaires sans même les connaître… Mais, au final, je pense que tout cela m’aura servi pour la prochaine saison. »
Face aux critiques, le gamin de Tucumán reste imperméable :
« Je sais que les gens ont dit beaucoup de choses. Mon objectif reste de performer, donc je me concentre là-dessus. […] Évidemment, certains matchs n’étaient pas mes meilleurs. Mais la seule chose que je peux contrôler, c’est le terrain. Je préfère laisser ce qui se dit loin de moi. »
Glasgow, la vitesse et le français
À l’aube de sa dixième titularisation, Albornoz se réjouit de sa complicité avec Ben White :
« On se comprend beaucoup. Nos styles de jeu se complètent bien. Comme lui, j’aime jouer à la main et mettre de la vitesse. Baptiste (Serin) le fait aussi très bien. »
Malgré une légère réticence pour la pelouse artificielle, il trépigne d’impatience avant d’affronter les Warriors :
« Je n’aime pas trop le synthétique. C’est toujours difficile de jouer là-bas. Je pense que le match sera ouvert, car cette équipe aime garder le ballon et mettre de la vitesse. Elle attaque beaucoup, et on devra en faire autant en prenant aussi le jeu à notre compte. […] J’aime ce genre de match. Ça va être bon ! »
En dehors du pré, l’Argentin s’efforce de briser sa timidité.
Le récent stage à Falgos a été un déclic :
« C’était super pour moi de pouvoir me rapprocher des gars à l’extérieur du terrain, afin d’apprendre à les connaître davantage. Je pense que ce séjour m’a aidé à faire un peu plus partie de l’équipe. »
Il a également indiqué faire des progrès en français :
« Les gars d’Italie, Gianmarco (Lucchesi) et Paolo (Garbisi), m’ont beaucoup aidé avec cette langue. Comme mon ami “Nacho” (Brex), qui le parle déjà un peu plus que moi. Je devrais être meilleur dans quelques mois ! »
10 Commentaires


On est tous derrière toi…
Pour un argentin, la pression c’est habituel
Tkt , bientôt tu seras comme dans ta pampa !… Il faudra tout simplement t’y habituer . HEI OUI , dans le 83 aussi , c chaud parfois !.. Bonne continuation , on t’apprécie Tomas !.. Continue de la sorte , tu es un tout bon , mon garçon !.. GO TOULON !..
C’est pas facile d’arriver en cours de saison. Il faut qu’il s’adapte. Sa réponse a été faite contre les stormers
il va devenir le numéro 10 que nous attendons depuis plusieurs saisons. par contre il nous faut un pack dominant.
Tu veux pas qu’on vous félicite non plus
On devrait boycotter tout les matchs jusqu’à qu’il y’est un vrais réveil
Qu’on on voit des mecs qui rigolent à la fin du match alors que tu prend 40 point a domicile c’est pas normal
Tu n’es pas un supporter mais un profiteur.
Ca faisait longtemps que ce n’était pas la faute des supporters les résultats sportifs.
C’était la rengaine de Mignoni que de taper sur les supporters et de replier le groupe tous contre tout le monde, y compris nos propres supporters.
Tkt , bientôt tu seras comme dans ta pampa !… Il faudra tout simplement t’y habituer . HEI OUI , dans le 83 aussi , c chaud parfois !.. Bonne continuation , on t’apprécie Tomas !.. Continue de la sorte , tu es un tout bon , mon garçon !.. GO TOULON !..
Va falloir t’y faire mon gars. Ici c’est pas un club tiède. Après tu ne pourras plus t’en passer.
Eric