Un joueur de l’UBB raconte son plan avec Bielle-Biarrey : « Moi, je plaque pour lui, et lui, il court pour moi »
Un joueur de l’UBB raconte son plan avec Bielle-Biarrey : « Moi, je plaque pour lui, et lui, il court pour moi »
Le vendredi 1 mai 2026 à 10:35 par David Demri
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À l’approche de la demi-finale de Champions Cup contre Bath ce dimanche 3 mai, le deuxième ligne de l’UBB, Adam Coleman, ne tarit pas d’éloges sur son jeune coéquipier Louis Bielle-Biarrey.
Pour l’international, l’ailier bordelais est bien plus qu’un simple finisseur, s’imposant comme un talent générationnel dont l’ascension fulgurante ne semble connaître aucune limite.
Il s’est confié pour Rugby Pass.
Un phénomène statistique et une tête bien faite
À seulement 22 ans, LBB affiche un palmarès et des chiffres qui forcent le respect. Double meilleur joueur des deux derniers Tournois des Six Nations remportés par les Bleus, il totalise déjà 18 essais dans la compétition, le plaçant à seulement huit longueurs du record historique de Brian O’Driscoll.
Sous le maillot de l’UBB, son efficacité est tout aussi redoutable avec 58 essais en 90 matchs.
Au-delà des records, Adam Coleman souligne la maturité exceptionnelle du joueur :
« Mais pour moi, je ne saurais trop insister sur le fait qu’il a la tête sur les épaules. Je pense qu’il est en train de renégocier avec le club, donc c’est une bonne chose. Je suis très heureux pour lui, pour tout ce qu’il a déjà accompli. »
Un « QI rugby » au service du collectif
Si le grand public s’émerveille devant sa vitesse, Coleman insiste sur la dimension stratégique et le travail de l’ombre de l’ailier tricolore.
Selon lui, c’est ce « travail ingrat » sans ballon qui garantira à Bielle-Biarrey une carrière longue et couronnée de succès.
Le deuxième ligne australien détaille ce qui fait la différence sur le terrain :
« Ce qui est le plus impressionnant chez Lulu, c’est que, oui, il est très rapide, mais il a un très bon QI rugby. Il est assez intelligent dans ses choix et dans son jeu de soutien. Il y a beaucoup de choses qu’il fait et que les gens ne voient pas forcément. »
Cette réussite profite à tout le groupe bordelais, créant une synergie entre la puissance des avants et l’explosivité des trois-quarts. Coleman résume cette complicité avec humour : « Moi, je plaque pour lui, et lui, il court pour moi ».
Le défi collectif face à Bath et Finn Russell
Malgré la présence de stars mondiales comme Finn Russell dans les rangs anglais, Adam Coleman refuse de résumer la rencontre de dimanche à un duel d’individualités.
Pour le géant de l’UBB, la qualification pour la finale de Bilbao passera par une maîtrise collective des fondamentaux.
L’enjeu sera de briser la dynamique offensive de Bath en s’attaquant à la source :
« Je ne dirais pas forcément que la clé de notre match sera de le (Russell) museler. C’est évidemment un élément central pour Bath, il organise leur équipe. Mais pour moi, c’est un effort collectif, sans trop se focaliser sur un seul joueur. On doit s’assurer que nos fondamentaux sont en place ce week-end. »
2 Commentaires


On peut reprocher à Loulou une certaine faiblesse défensive , encore que … mais il compense de façon assez extraordinaire par sa lecture du jeu, sa manière d’anticiper les actions adverses et surtout sa vitesse qui laisse ses concurrents sur place.
Bielle Barrey n’est pas nul en défense. Il n’est pas extraordinaire mais il défend pas mal, surtout par rapport à Penaud