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Florian Grill se dédouane totalement dans l’affaire Narjissi : Les détails de l’audience dévoilés !

Florian Grill se dédouane totalement dans l’affaire Narjissi : Les détails de l’audience dévoilés !

Le samedi 2 mai 2026 à 7:55 par David Demri

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Le vendredi 24 avril, Florian Grill, président de la Fédération française de rugby (FFR), a été entendu à Agen par la juge d’instruction Agnès Navarro dans le cadre de l’enquête sur la disparition tragique de Medhi Narjissi.

À l’issue de cette audition de quatre heures, la FFR a été mise en examen en tant que personne morale pour homicide involontaire par « maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement ».

Le journal L’Équipe revient  en détails sur cette audition et sur le comportement du président de la FFR au cours de la séance.

Une ligne de défense centrée sur l’absence de faute pénale de la Fédération

Dès l’ouverture de l’interrogatoire, Florian Grill a exprimé sa « compassion » pour la famille du jeune joueur de 17 ans, disparu en mer le 7 août 2024 lors d’un stage en Afrique du Sud.

Tout au long de son audition, le président a fermement écarté toute responsabilité de l’instance fédérale, concluant devant la magistrate :

« Je tiens à nouveau à dire ma compassion pour la famille. En mon âme et conscience, je ne vois pas de responsabilité de la Fédération ni même de la Direction technique nationale (DTN). ».

Pour justifier cette position, il a insisté sur le fait que le drame résulte uniquement de choix individuels effectués durant le stage :

« Ce n’est pas mon style de ne pas assumer mes responsabilités », a-t-il affirmé, ajoutant que « Si je pensais que la FFR, la DTN ou moi-même avions la moindre responsabilité dans la disparition abominable de Medhi, j’assumerais (…). Sa disparition s’explique par des décisions prises sur place. ».

Il a par ailleurs déclaré :

« Je pleure tous les jours les décisions absurdes et dramatiques qui ont été prises sur place ».

La Direction Technique Nationale et le Ministère des Sports pointés du doigt

Interrogé sur les défaillances de sécurité et l’organisation du séjour, Florian Grill a systématiquement renvoyé la compétence vers la Direction Technique Nationale (DTN) et le ministère des Sports.

Selon lui, la FFR n’a pas autorité sur ces aspects :

« Je considère, pour ma part, que je n’ai aucune autorité sur la DTN. (…) Depuis le drame de 2024, j’ai réclamé à l’État une convention que je n’ai toujours pas afin d’avoir des explications sur la notion d’autorité fonctionnelle. Je ne choisis pas les cadres de l’État, c’est le ministère des Sports qui les choisit et les paye ».

À de multiples reprises, le président a botté en touche sur les mesures de sécurité concrètes (attestations de natation, présence de maîtres-nageurs, interdiction des baignades) en répondant : « Je ne sais pas. ». Il a martelé que « C’est la DTN » qui est en charge de ces validations.

Une émotion vive face aux reproches de la famille

Florian Grill est également revenu sur la gestion humaine du drame, un point de vive tension avec les proches de Medhi Narjissi. Il a expliqué avoir mis en place une cellule de crise dès l’annonce : « J’ai mis immédiatement en place une cellule de crise ».

Il a poursuivi : 

 « Quand nous avons pris connaissance du drame, on espère encore retrouver Medhi. (…) Nous organisons le voyage de la famille Narjissi sur place. On les fait accompagner à nos frais par un ami de la famille. Je m’interroge sur l’opportunité d’y aller ou pas. ».

Évoquant ses échanges avec la famille, il a confié avoir été « surinvesti » émotionnellement.

Face à la juge, il a fondu en larmes en comparant la situation à un accident personnel :

« Ils étaient dévastés. Je l’étais aussi car j’ai failli perdre mon fils. ». S’il a reconnu des « maladresses » pour lesquelles il s’est excusé, il a justifié son absence lors de l’accueil de la famille par la crainte d’imposer sa présence : « J’ai pensé qu’il ne fallait pas lui imposer ma présence ».

À ce jour, Florian Grill maintient sa position de principe :

« Je ne reconnais aucun manquement de la FFR qui soit la cause de la disparition de Medhi ».

Pour rappel, deux encadrants du staff, Robin Ladauge et Stéphane Cambos, sont également mis en examen dans ce dossier.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. Zouz 2 mai 2026 at 08h- Répondre

    Ce que je trouve bizarre (enfin non car j’ai mon idée), c est que quand c’etait BL le président de la FFR il y avait un article tout les jours sur l’equipe pour l’assassiner et je suis désolé mais il y a des sujets ou je lui donnais raison à Bernard comme le sujet du report apres la fausse affiliation des club parisiens qui impactait Montpellier et qui avait ensuite fait une banderole, on etait tous en accord avec les Montpellierain.
    Par contre apres toute les casseroles de FG c est silence radio. Aucune investigation.
    Alors qu’on aime ou pas BL, la société est quand même beaucoup influencé par le nombre d’investigation « journalistique  » qu’on nous propose.

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  2. uc 2 mai 2026 at 10h- Répondre

    F. Grill est un petit être , profiteur du système comme beaucoup dans ce pays . Il aime les postes ronflants mais dès qu’il faut prendre ses responsabilités plus personne

    Ce personnage me dégoûte

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  3. Bidule83 2 mai 2026 at 11h- Répondre

    Ce mec fait partie de la secte à Macron qui méprise les gens et ce n’est jamais leurs fautes quoi qu’il arrive, une honte en plus depuis qu’il est la avez vous vu quelques choses qui va mieux.
    Zouz a raison si c’était BL tout le monde crierait au scandale.

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