Le recrutement bling-bling n’est plus une priorité pour Montpellier : Explication
Le recrutement bling-bling n’est plus une priorité pour Montpellier : Explication
Le jeudi 21 mai 2026 à 13:32 par David Demri
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Il y a moins de deux ans, Montpellier jouait sa survie dans l’élite sur la pelouse de Grenoble. Un barrage irrespirable remporté dans les dernières minutes (18-20), qui avait laissé tout un club au bord du précipice.
Aujourd’hui, le décor n’a plus rien à voir.
Le MHR pointe à la deuxième place du Top 14, reste sur une impressionnante série de 19 victoires lors de ses 22 derniers matches et s’apprête à disputer une finale de Challenge Cup contre l’Ulster, ce vendredi soir à Bilbao.
Une métamorphose spectaculaire portée par un homme : Joan Caudullo.
Joan Caudullo a remis Montpellier sur ses bases
Après le traumatisme du barrage de maintien en 2024, Mohed Altrad a décidé de rompre avec les habitudes du club.
Fini les entraîneurs stars et les grands CV venus de l’extérieur. Cette fois, Montpellier a choisi de miser sur un projet profondément enraciné dans l’identité du club.
Joan Caudullo, ancien talonneur du MHR et responsable du centre de formation, a été propulsé à la tête de l’équipe première. Avec lui, tout un staff marqué par l’ADN montpelliérain a pris les commandes.
Didier Bes, Antoine Battut, Benoît Paillaugue ou encore Geoffrey Doumayrou ont intégré cette nouvelle organisation, malgré leur faible expérience au plus haut niveau.
Rapidement, le nouveau manager a voulu redonner une identité forte au club. Avec l’aide de Fulgence Ouedraogo et Pascal Mancuso, un audit a même été mené auprès d’anciens joueurs pour définir les valeurs historiques du MHR.
Combat, dureté, défense, abnégation, agressivité : le nouveau Montpellier allait se construire autour de ces principes.
Lenni Nouchi apprécie justement cette nouvelle identité portée par le staff héraultais :
« Ce staff est axé sur Montpellier, ça apporte une identité, on a envie de se reconnaître en eux et ça marche. On est content de travailler dans ce cadre-là. »
Même constat pour Florian Verhaeghe :
« Il y a un vrai projet club, de la stabilité, quelque chose s’est créé avec ce staff qui a apporté un ADN club. C’est ce qui manquait à cette équipe. Il y a un projet, une identité. »
Montpellier mise désormais sur ses jeunes talents
L’autre révolution opérée par Joan Caudullo concerne la formation.
Le MHR veut désormais offrir davantage de place aux jeunes issus du club. Une stratégie assumée par l’ancien patron du centre de formation, convaincu que Montpellier doit construire sur le long terme.
Le principe des “capsules” a ainsi été mis en place pour intégrer progressivement les plus gros potentiels au groupe professionnel.
Lyam Akrab symbolise déjà cette réussite, tandis que Valentin Welsch ou Melvin Rates ont également commencé à grappiller du temps de jeu cette saison, notamment en Challenge Cup.
Le recrutement bling-bling n’est plus une priorité absolue.
Même si Montpellier continue de viser juste sur le marché avec des joueurs comme Billy Vunipola, Stuart Hogg, Tom Banks ou Adam Beard, le club cherche désormais des profils ciblés, capables de coller au projet.
La stabilité est devenue la grande force du MHR
Pendant longtemps, Montpellier a changé de direction sportive presque chaque saison. Depuis l’arrivée de Mohed Altrad, huit staffs différents se sont succédés.
Cette fois, malgré quelques turbulences en cours de saison, le président montpelliérain a décidé de maintenir sa confiance envers Joan Caudullo et son équipe.
Un choix qui a totalement changé la dynamique du club.
Après une défaite à domicile contre Clermont en novembre dernier, Bernard Laporte avait bien étudié certaines pistes, mais Mohed Altrad a refusé de bouleverser son projet. La suite est impressionnante : 19 victoires lors des 22 derniers matches.
Pour Joan Caudullo, cette stabilité explique largement la progression du MHR :
« Pau, je crois que ça fait quatre ans qu’ils ont mis leur projet en place. Ils ont fini dans les huit au bout de la troisième ou quatrième année. Là, ils sont sûrs d’être dans les six au bout de leur quatrième année. Nous, on y arrive au bout de deux ans. Je ne dis pas qu’on est meilleurs que Pau, mais en tout cas, la stabilité, obligatoirement, amène des résultats. C’est nécessaire, quel que soit le pilote. »
Une victoire contre l’Ulster, vendredi soir, viendrait définitivement valider cette reconstruction spectaculaire et replacer Montpellier parmi les grandes puissances du rugby français et européen.
1 Commentaire


On regarde et copie ce qui se fait de mieux ailleurs et qui marche. L’exemple c’est le staff et le fonctionnement du stade toulousain.