Un agent raconte comment les transferts sont validés en Top 14 : « À Toulon, c’est Pierre Mignoni qui décide »
Un agent raconte comment les transferts sont validés en Top 14 : « À Toulon, c’est Pierre Mignoni qui décide »
Le jeudi 28 mai 2026 à 19:58 par David Demri
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Le rugby professionnel change.
Longtemps basé presque uniquement sur les réseaux, les relations humaines et l’instinct des entraîneurs, le recrutement en Top 14 se professionnalise de plus en plus. Mais contrairement au football, où les cellules de scouting géantes et les dizaines de recruteurs sillonnent la planète sont devenues la norme, les clubs français de rugby fonctionnent encore avec leurs propres méthodes.
Et derrière les signatures des stars du Top 14 se cachent souvent des stratégies bien plus complexes qu’il n’y paraît.
En rugby, le coach garde le pouvoir
Première différence majeure avec le football : en Top 14, le manager reste quasiment toujours le patron du recrutement.
Impossible ou presque de voir un joueur signer sans validation totale du coach principal.
Un agent résume parfaitement cette réalité dans les colonnes de L’équipe :
“À Toulon, c’est Pierre Mignoni qui décide, à Clermont, c’est Christophe Urios… Un joueur ne peut pas s’engager si le coach n’est pas totalement convaincu.”
Une situation très différente du football, où les conflits entre entraîneurs et directeurs sportifs sont devenus fréquents.
Les grands “scouts voyageurs” ont quasiment disparu
Il fut un temps où certains clubs français envoyaient régulièrement des recruteurs aux quatre coins du monde.
À Toulouse par exemple, Jean-Michel Rancoule passait ses saisons entre la Nouvelle-Zélande, la Curry Cup sud-africaine ou les Coupes du monde U20. Mais cette époque semble largement terminée. Extrait:
« Moi, je me déplaçais beaucoup. On utilisait la vidéo mais ça ne suffisait pas pour étudier un joueur, la manière dont il se comporte sans ballon. Je suis allé au pays de Galles pour Gareth Thomas, en Irlande pour Trevor Brennan. J’aimais voir les joueurs dans leur environnement, m’installer en tribunes, écouter ce que disaient les spectateurs de ces joueurs. »
Aujourd’hui, très peu de clubs disposent encore de véritables scouts voyageurs permanents comme dans le football.
Un agent précise :
« Dans tous les clubs, il y a désormais quelqu’un qui s’occupe plus spécifiquement du recrutement. C’est lui qui trie les CV, reçoit les appels des agents ou les appelle. Je pense à Robert Mohr à la Rochelle, à Jérôme Cazalbou à Toulouse, ou à Damien Bruno à Montpellier. »
Les agents jouent un rôle énorme
Le rugby moderne fonctionne désormais énormément grâce aux réseaux d’agents. Chaque club entretient des liens privilégiés avec certains intermédiaires capables de proposer des profils ciblés.
Le récent recrutement du jeune Géorgien Mikheïli Shioshvili par Toulon illustre parfaitement ce fonctionnement. Le joueur avait été recommandé grâce au travail précis d’un agent recruteur spécialisé.
Les logiciels changent aussi le marché
Le Top 14 utilise désormais massivement les outils d’analyse vidéo et les bases de données statistiques.
L’UBB travaille notamment avec le logiciel “Oval Insight”.
Castres utilise de son côté “AIA”, une plateforme développée par Thomas Lièvremont qui compile une énorme quantité de données sur les joueurs du monde entier.
Les clubs passent aujourd’hui des heures à étudier les profils via la vidéo, les statistiques, les comportements et même l’environnement familial des joueurs.
Chaque club possède désormais son spécialiste
Même sans “cellule de recrutement” aussi développée qu’au football, la plupart des clubs disposent maintenant d’un homme chargé spécifiquement du marché.
À Toulouse, Jérôme Cazalbou occupe ce rôle. À Toulon, Laurent Emmanuelli est très actif. Robert Mohr gère cette partie à La Rochelle tandis que Damien Bruno supervise le recrutement à Montpellier.
À Pau, Brandon Fajardo aide désormais Sébastien Piqueronies sur ce secteur.
Bordeaux fonctionne différemment
L’UBB possède toutefois une organisation assez particulière dans le paysage du Top 14.
À Bordeaux, c’est surtout Laurent Marti qui pilote personnellement le recrutement.
Un fonctionnement qui surprend parfois les agents.
“Quand on veut parler recrutement à Bordeaux, on échange souvent davantage avec Laurent Marti qu’avec le manager.”
Le président girondin reste extrêmement impliqué dans les choix sportifs et les profils ciblés.
La vidéo remplace parfois les voyages
Aujourd’hui, certains joueurs sont même recrutés uniquement grâce au travail vidéo.
Jean-Noël Spitzer avait par exemple expliqué avoir repéré Salesi Rayasi simplement en regardant des matchs à la télévision.
Pierre-Henry Broncan était lui tombé presque par hasard sur Tom Staniforth ou Nick Champion de Crespigny en visionnant des compétitions australiennes depuis son canapé.
Le rugby moderne continue donc d’évoluer… mais sans encore copier totalement les méthodes ultra-industrialisées du football.
17 Commentaires


Et bé pas tellement brillant !
Et lolo il en pense quoi ?
Pas top.
Donc c’est lui qui a du sûrement acte des non renouvellement de contrats.
Je pense a Facu et Juita.
Après des départs j’en ai une liste smaili le bail Garbisi Javakia.
J’ai surtout peur que PM ne prenne pas de la hauteur et bloque Franck. C’est souvent ce type psychologique de personnes qui ne peuvent déléguer et veulent tous encadrer.
Eric
Eric.
C’est probablement ce qui va arriver pour notre malheur Eric…
Apparemment il aurait clairement décidé de rester au bord du terrain pendant les matchs
Un remake quoi….
Pas forcément non!
Je pense PM dit qu’il il souhaite ne pas conserver et par quel profil il souhaiterait le remplacer.
Emmanuelli entre alors en jeu pour prospecter et discuter avec les agents.
Au final même si Emmanuelli fait le gros du boulot de recherches et de prises de contacts et de proposition financière, je doute qu’il ait déjà recruté et signé un joueur dont ne voulait pas Mignoni !
Oui je pense aussi math 1907
Non en effet, impossible.
Pour les ahuris defenseurs de PM , alors toujours dans le déni?
Qu il assume son desastre mais malheureusement il n en fera rien.il faut que le president nous le vire avec tout son staff et ses copains de la cellule recrutement.ils se sont assez gaves.du balai.
Et voilà c’est dit. Il est entièrement responsable de tout ce désastre, de ce naufrage.
Le plus mauvais entraineur de l’histoire de notre club!
Dehors !
ET ben vous avez ce que vous avez a faire …. a mi championnat , si le jeux ne déroule pas , si on vois encore sur la feuille des joueurs qui n’ont plus lieux , banderole, stade vide ( le retour) , demander une rencontre avec le président , mais rester toujours classe fier et fidèle de son club sans rentrer dans les revers du foot. Mais a lire , il y a bien de l incompétence …
Tout est dit. Ceci explique cela. Mêmes résultats qu’à Lyon. Réseau inexistant, légitimité limitée, les résultats qu’on connait
Donc les biggar ,garbisi, sinzelle et autres c est lui ? Le 9 de paris je sais même pas son nom a oa place de du jeune d Anglot qui est meilleur et moins chère c est mignoni le 2 ème.lignz de Grenoble aussi vaut mieux qui prenne su recule le pierrot plus possible autant de tocards signer avec l argent du club et le président peut quand même dire des choses ?
Kolbe, Biggar, Tolofua, Mercer c’esp pas mignoni c’est les caprices d’enfant gateux du prez…… Et chaque fois une blinde et toujours plus dans le rouge……. A san départ la chaute pourrait être vertigineuse, un copié collé à Narbonne ou Tarbes…..
A toulon Mignoni qui décide quand tu vois les résultats ?
Mignoni, l’homme qui a prolongé Sinzelle et en a fait son chouchou, alors qu’il n’était plus assez bon pour La Rochelle depuis 4 ans… Jiuta, Facu… notre pauvreté au talon, des non-Jiffs à des postes où il y plein de Français, des compos et des coachings perdants, un jeu d’une pauvreté affligeante qui a désespéré les abonnés de Canal bien des fois, quand ils nous programment en soirée… J’en passe et des meilleures… le copinage, l’argent de Lemaître avec lequel on fait n’importe quoi… Mais PM et ses potes restent en place… 4 ans sans être fichu d’avoir un RCT qui emballe le public, alors que le président lui a donné tous les moyens.
Avec M Mignoni , le jeu est stéréotypé , sans folie , triste , monotone , huit fois sur dix à Mayol tu t’emerdes . J’espère simplement que son coup de fatigue lui aura permis de prendre de la hauteur . Apprendre à déléguer , sinon on repars dans le mur
C’est le style d’incompétent qui s’entoure de copains pour mieux régner. Bon manipulateur, « le président en sait quelque chose » mais pas à la hauteur de ses ambitions et de son égo.