“68 % des cerveaux étudiés touchés” : l’étude qui fait trembler le rugby
“68 % des cerveaux étudiés touchés” : l’étude qui fait trembler le rugby
Le jeudi 28 mai 2026 à 22:31 par David Demri
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L’ancien international sud-africain Patrick Lambie avait mis un terme à sa carrière à seulement 28 ans à cause des multiples commotions cérébrales subies durant sa carrière.
À l’époque déjà, son cas avait profondément marqué le monde du rugby.
Mais aujourd’hui, les inquiétudes autour des traumatismes crâniens prennent une dimension encore plus alarmante.
Une étude qui fait froid dans le dos
Une étude majeure publiée en 2023 dans Acta Neuropathologica a analysé les cerveaux donnés par 31 anciens joueurs de rugby à XV.
Les résultats sont extrêmement inquiétants. Des signes de CTE — l’encéphalopathie traumatique chronique — ont été détectés dans 21 cas, soit 68 % des cerveaux étudiés.
Encore plus frappant : 62 % des joueurs touchés avaient évolué uniquement au niveau amateur.
L’étude explique également que le risque augmentait de 14 % pour chaque année supplémentaire passée à jouer au rugby.
Un débat qui devient impossible à ignorer
Depuis plusieurs années, le rugby tente de renforcer ses protocoles commotion. Mais de nombreux anciens joueurs, médecins et observateurs estiment désormais que le sujet reste largement sous-estimé.
Les témoignages d’anciens professionnels souffrant de pertes de mémoire, de troubles cognitifs ou de dépressions se multiplient à travers le monde.
Le cas de Patrick Lambie reste l’un des plus emblématiques de cette prise de conscience.
“Le bien-être des joueurs doit passer avant les victoires”
Le débat dépasse aujourd’hui largement le simple cadre sportif.
De plus en plus de voix réclament un changement profond de culture dans le rugby professionnel.
Car derrière les chocs spectaculaires et l’intensité du jeu, les conséquences à long terme deviennent de plus en plus difficiles à ignorer.
Et une idée revient désormais avec force : aucune victoire ne devrait passer avant la santé des joueurs.
4 Commentaires


Il faudrait étudier les effets à long terme…. Observer l’évolution des joueurs après leur carrière car plus on cherche, plus on trouve d’anomalies dans un corps humain et la plus pars des êtres humains vivent très bien avec ces anomalies.
Le rugby est un sport de c.ontact, d’affrontement direct. Comment éviter les collisions frontales ? .Les casques ne protègent pratiq.uement pas (la mâchoire et le menton ) les chocs…..si de jouer au » touch rugby »….. Des casques de nouvelles générations obligatoire pour tous les joueurs a écrit une protection totale sans blesser l’adversaire.Ouf….Peut être un calendrier moins chargé,sans éviterait pas les collisions,mais la réc.upération.
Sport de contact certes….mais il me semble qu ‘auparavant c’était plus un sport d’évitemment……aujourdh’ui à force de se péter dedans……
Le port obligatoire du casque pour tous les joueurs serait un bon début. Même si ça ne protège pas complètement, c’est mieux avec que sans.
Ensuite, alléger le calendrier permettrait de moins solliciter les organismes ET de laisser plus de temps à la récupération. Car la fatigue / l’usure physique peut être à l’origine de mouvements ratés (plaquages…) et de la fragilisation du corps.
Enfin, pourquoi pas privilégier l’apprentissage du jeu d’évitement, et interdire les plaquages plus hauts que la taille…