« Il ne l’avait dit à personne » : Machenaud raconte les coulisses du départ de Fickou vers le RCT
« Il ne l’avait dit à personne » : Machenaud raconte les coulisses du départ de Fickou vers le RCT
Le jeudi 4 juin 2026 à 7:00 par David Demri
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Avant de retrouver le Racing 92, Maxime Machenaud a accepté de replonger dans ses souvenirs franciliens.
L’actuel demi de mêlée de Bayonne est revenu sur plusieurs sujets marquants, du départ de Gaël Fickou vers Toulon à l’épopée qui avait permis au Racing de décrocher le Bouclier de Brennus en 2016.
Une annonce qui a surpris tout le monde
Interrogé sur le choix de Gaël Fickou de rejoindre Toulon, Maxime Machenaud reconnaît avoir découvert la nouvelle comme beaucoup de monde.
Il s’est confié dans les colonnes de Midi Olympique :
« Non, je ne le savais pas. Au club, il ne l’avait dit à personne. »
Le futur joueur du Racing comprend toutefois parfaitement cette décision.
« Il finit où il a commencé, c’est toujours une chose que l’on a au fond de la tête quand on est joueur de rugby. Son frère est là-bas, peut-être qu’il avait fait le tour au Racing. »
Pour lui, cette signature apparaît même comme une suite logique.
« Chaque choix est très personnel. Je pense que c’est un bon choix pour qu’il finisse du mieux possible sa très belle carrière. »
Un vide à combler
Avec le départ de Fickou, le Racing va perdre l’une de ses principales voix dans le vestiaire.
Machenaud en est conscient.
« Cela fera un leader de moins au Racing. Je n’essaierai pas de le remplacer car je ne serai jamais Gaël Fickou. »
En revanche, il compte apporter sa propre personnalité.
« J’essaierai d’être un leader différent pour apporter au mieux. »
Le souvenir d’une génération exceptionnelle
Lorsque l’on évoque le Racing des années 2010, les souvenirs affluent rapidement.
Pour Maxime Machenaud, un élément ressort immédiatement.
« Je me souviens de l’exigence qu’il y avait. »
L’ancien international décrit une période où la concurrence était féroce à tous les niveaux.
« Les joueurs étaient tous à leur meilleur niveau à cette époque-là. Il y avait beaucoup de concurrence, Clermont était à son meilleur niveau, Toulouse était toujours là. Toulon était trois fois champion d’Europe à l’époque. »
Selon lui, plusieurs équipes pouvaient alors légitimement rêver du titre.
Une conquête mémorable
Le demi de mêlée se souvient particulièrement du parcours réalisé jusqu’au Bouclier de Brennus.
« On termine quatrièmes de la phase de poule. On gagne le barrage à domicile face à Toulouse à la dernière minute puis Clermont après les prolongations. »
Avant la finale remportée face à Toulon.
« Le chemin a été assez exceptionnel, dans le sens où on a dû aller chercher ce bouclier. Surtout après une finale perdue en Coupe d’Europe contre les Saracens, à Lyon. Elle avait été riche en émotions. »
Aujourd’hui, le Racing est en pleine reconstruction sportive après plusieurs saisons compliquées. L’arrivée de Machenaud ne vise donc pas seulement à renforcer l’effectif : elle doit aussi permettre de transmettre cette culture de l’exigence qu’il décrit lui-même comme l’une des clés du succès de cette génération championne de France.
Le défi est désormais différent, mais Maxime Machenaud semble déjà prêt à remettre son expérience au service du club qui a marqué une grande partie de sa carrière.
2 Commentaires


Finale volée à Barcelone, scandaleux tellement c’était visible !!!
Merci à notre demi de mêlée de n’avoir pas remarqué le carton rouge de Machenaud…