Depuis 20 ans, personne n’a réussi à faire ça contre Toulouse
Depuis 20 ans, personne n’a réussi à faire ça contre Toulouse
Le jeudi 4 juin 2026 à 9:12 par David Demri
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Le Stade Toulousain connaît déjà son programme pour les phases finales du Top 14.
Assurés de terminer à la première place du classement, les hommes d’Ugo Mola disputeront leur demi-finale le 19 juin prochain à Marseille. Reste désormais à savoir qui aura la lourde tâche de se dresser sur leur route.
Une question qui en amène immédiatement une autre : vaut-il mieux affronter Toulouse en demi-finale ou en finale ?
Une série qui donne le vertige
À l’approche des phases finales, un chiffre revient avec insistance. Le Stade Toulousain n’a plus perdu une finale de Top 14 depuis… 2006.
Depuis cette défaite contre Biarritz, les Rouge et Noir ont soulevé huit Boucliers de Brennus et enchaîné les succès dans tous les grands rendez-vous du championnat.
Même constat sur la scène européenne où leur dernière défaite en finale remonte à 2008 face au Munster. Depuis, les Toulousains ont remporté trois titres continentaux supplémentaires.
Au total, le club reste sur onze finales gagnées consécutivement toutes compétitions majeures confondues.
Camille Lopez a déjà son avis
Cette domination dans les matchs à élimination directe n’a échappé à personne.
Camille Lopez, aujourd’hui entraîneur à Bayonne, n’a d’ailleurs pas hésité à livrer son analyse sur le sujet via Midi Olympique :
« Je ne vais pas faire de pronostic, mais s’il y a un conseil que je peux donner à mon pote (Morgan Parra, entraineur du Stade Français), c’est qu’il vaut mieux qu’il se débrouille pour prendre le Stade toulousain en demi-finale. Parce qu’en finale, tu les connais. C’est injouable. »
Une déclaration qui résume parfaitement la réputation construite par cette génération toulousaine.
La dernière faille remonte à 2022
Pour ceux qui cherchent une raison d’espérer, il existe tout de même un précédent.
La dernière défaite du Stade Toulousain en phase finale du Top 14 remonte à la demi-finale de 2022 face à Castres. Les Tarnais avaient alors réussi l’exploit d’éliminer les Stadistes avant de décrocher leur qualification pour la finale.
Un détail loin d’être anodin.
Car ces dernières saisons, Toulouse s’est parfois montré plus vulnérable en demi-finale qu’en finale.
Des demi-finales souvent accrochées
En 2024, les Toulousains étaient menés à la pause par La Rochelle avant de renverser la situation.
L’an dernier, Bayonne leur avait également posé de nombreux problèmes avant de finalement s’incliner.
En revanche, une fois arrivés au Stade de France, les Haut-Garonnais semblent changer de dimension. Face à l’UBB en 2024 puis lors des dernières finales disputées, leur maîtrise a souvent impressionné leurs adversaires.
Une génération programmée pour les grands rendez-vous
Cette équipe possède aujourd’hui une expérience unique des matchs couperets.
Cinq Boucliers de Brennus et deux Champions Cup composent déjà le palmarès de cette génération.
Matthis Lebel avait d’ailleurs expliqué récemment comment le groupe préparait ces grands rendez-vous.
« On a une piscine, on joue aux cartes, au ballon, à la pétanque. Au final, c’est relativement simple, mais c’est ce qui nous plaît. »
Une routine parfaitement maîtrisée qui contribue à la sérénité affichée par le groupe au moment des échéances décisives.
Le vrai défi est peut-être avant la finale
La grande leçon des dernières saisons est finalement assez simple.
La véritable fenêtre de tir semble se situer en demi-finale. Non seulement parce que Toulouse y a déjà chuté en 2022, mais aussi parce que les Rouge et Noir ont souvent eu besoin d’un temps d’adaptation avant d’atteindre leur meilleur niveau lors des phases finales.
Une fois qualifiés pour la finale, en revanche, les statistiques deviennent presque irréelles. Huit Brennus remportés lors des huit dernières finales disputées en Top 14, une expérience collective incomparable et une capacité unique à gérer la pression des grands rendez-vous. Voilà pourquoi de nombreux observateurs estiment aujourd’hui qu’il vaut mieux affronter Toulouse à Marseille qu’au Stade de France.
Le futur adversaire des Toulousains en demi-finale est désormais prévenu. Une opportunité existe encore. Après, l’histoire récente montre que tout devient beaucoup plus compliqué.
2 Commentaires


La Rochelle est quand même passé à 2 doigts ! Une fois sur les 4 ou 5 finales qu’ils ont joués contre eux
Oui mais à deux doigts quand même .