Avant son départ, Machenaud vide son sac sur son aventure bayonnaise
Avant son départ, Machenaud vide son sac sur son aventure bayonnaise
Le jeudi 4 juin 2026 à 9:22 par David Demri
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L’heure des adieux approche pour Maxime Machenaud.
Après quatre saisons passées sous les couleurs de l’Aviron Bayonnais, le demi de mêlée va tourner une nouvelle page de sa carrière en retrouvant le Racing 92. Avant son départ, l’ancien international français est revenu avec franchise sur son aventure basque, marquée par de grands moments sportifs mais aussi par des périodes plus compliquées.
Il s’est confié via Midi Olympique.
Une arrivée loin d’être simple
Lorsque Maxime Machenaud débarque à Bayonne en 2022, tout ne se passe pas comme prévu.
Le joueur arrive blessé et peine à trouver immédiatement sa place dans un environnement qu’il découvre.
« Ici, ça a été difficile au début. Je n’étais pas habitué. Mais c’est aussi ce qui fait la beauté de ce club. »
Les critiques n’ont jamais disparu
Très vite, Machenaud se retrouve exposé aux attentes d’un public passionné.
Une situation qu’il avait déjà connue auparavant avec le XV de France.
« Avec l’équipe de France, j’ai été très critiqué, notamment après la défaite en Italie en 2014. Ça n’avait pas été évident. J’aurais aimé ne pas arriver blessé à Bayonne, ça a été difficile à accepter car j’ai loupé le train. Mais encore une fois, si ça s’est passé comme ça, c’est que ça devait… Je regarde devant. »
À Bayonne aussi, certaines critiques ont accompagné ses débuts.
Mais le joueur affirme ne nourrir aucune rancœur.
« Je n’ai pas d’aigreur par rapport à ce qu’ont pu dire les supporters. J’ai essayé de beaucoup me protéger. Je suis très casanier. »
Une aventure riche malgré tout
Avec le recul, Machenaud préfère retenir les nombreux moments positifs vécus sur les bords de la Nive.
« Nous avons connu très peu de défaites à domicile. »
Mais surtout, il garde en mémoire une aventure humaine forte.
« Une demi-finale exceptionnelle à Lyon, cette ambiance, ce groupe. »
Avant d’ajouter :
« Je me suis forgé des amitiés, je ne retiens que du positif. »
Un regard différent avec l’expérience
À 36 ans, Machenaud reconnaît avoir changé sa manière d’aborder les choses.
« Avec l’âge, j’arrive à voir beaucoup de positif, alors que j’étais quelqu’un de très perfectionniste avant. »
Cette évolution lui permet aujourd’hui d’apprécier davantage ce qu’il a vécu à Bayonne.
« Je sais la chance que j’ai eue de jouer quatre ans dans ce club. »
Le message qu’il souhaite laisser
Au moment de quitter l’Aviron, le demi de mêlée ne cherche pas à contrôler l’image qu’il laissera derrière lui.
« Les gens retiendront de moi ce qu’ils veulent retenir. »
En revanche, il sait parfaitement ce qu’il aimerait que ses proches collaborateurs gardent en mémoire.
« J’aimerais que mes coéquipiers, mes entraîneurs retiennent que j’ai donné le maximum, que je n’ai pas triché et que j’étais une bonne personne, tout simplement. »
Et fidèle à son franc-parler, il accepte aussi les opinions contraires.
« Après, si les gens pensent du mal de moi, c’est leur droit aussi ; chacun a son propre avis. »
Une page importante de sa carrière
Lorsque Maxime Machenaud arrive à Bayonne, beaucoup voient surtout un ancien international en fin de carrière venant apporter son expérience. Quatre ans plus tard, il laisse derrière lui un club qui a retrouvé les phases finales du Top 14 et qui s’est installé parmi les places fortes du championnat. Même si tout n’a pas toujours été simple, le demi de mêlée a participé à l’une des périodes les plus marquantes de l’histoire récente de l’Aviron.
Pour Maxime Machenaud, l’histoire avec Bayonne s’achève. Mais le souvenir de ces quatre saisons restera visiblement intact.
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