Courtney Lawes lâche une bombe sur la Pro D2 et envoie un message fort à l’Angleterre : “Pourquoi m’exclure d’une Coupe du monde ?”

Courtney Lawes lâche une bombe sur la Pro D2 et envoie un message fort à l’Angleterre : “Pourquoi m’exclure d’une Coupe du monde ?”

Le mardi 9 juin 2026 à 14:56 par David Demri

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Installé en France depuis deux saisons sous les couleurs du CA Brive, Courtney Lawes s’apprête à tourner une nouvelle page de sa carrière en rejoignant les Sharks de Sale à l’intersaison. Avant son départ de la Pro D2, le troisième ligne anglais (105 sélections) dresse un bilan sans détour de son expérience dans le championnat français de deuxième division, entre progression personnelle, exigences du jeu et perspectives internationales encore ouvertes.

Au fil de ses 43 matchs disputés avec le CA Brive, l’ancien international anglais a profondément réévalué son niveau et son rôle sur le terrain.

Évoquant son évolution personnelle après deux saisons en France, Courtney Lawes livre une analyse lucide de sa progression individuelle. Extrait :

“Je suis un meilleur joueur aujourd’hui qu’au moment où j’ai quitté l’Angleterre.”

Dans un entretien accordé au Telegraph, le joueur de 37 ans ne cache pas l’impact de son passage en Corrèze, tout en soulignant la difficulté d’adaptation à un championnat au style bien particulier.

Décrivant les spécificités du jeu en Pro D2 et les différences avec le rugby anglais, le troisième ligne insiste sur un environnement moins structuré et plus imprévisible. Extrait : 
“Tout est tellement peu structuré. Je ne pense pas que les gens se rendent compte à quel point il est difficile de jouer dans un endroit comme celui-ci, et peut-être dans un championnat comme celui-ci, ou le Top 14, explique Lawes. C’est un rugby très différent. Les joueurs sont entraînés très différemment de la façon dont on l’a été en Angleterre, et la structure est beaucoup plus souple.” Pour lui, la plus grande différence se fait dans la manière dont se déroulent les rencontres : moins prévisibles, plus désordonnées. “C’est parce que tout est tellement peu structuré. Ici, les joueurs sont entraînés à être plus performants individuellement que collectivement, et c’est assez difficile à gérer et à intégrer.”

Au-delà des difficultés, cette expérience française s’est révélée particulièrement formatrice pour l’international anglais, notamment sur le plan tactique et défensif.

Revenant sur les axes de progression développés en France, Lawes met en avant les apports concrets de ses deux saisons à Brive. Extrait :

“Mais en réalité, cela m’a aidé à développer mon intelligence de jeu sur le terrain, à communiquer, à aider les autres à se positionner au mieux pour que je puisse les utiliser, ou qu’ils puissent m’aider. […] J’ai pu travailler énormément cette année sur la défense, les touches et les rucks. J’ai gratté le plus de ballons de toute la compétition lors des deux saisons, ce qui est plutôt cool pour un grand gaillard comme moi. […] La défense en touche a été un peu différente aussi, car j’ai pu prendre plus de responsabilités, étant donné qu’il faut être plus individuel dans ce championnat. J’ai pu perfectionner certaines compétences que je possédais déjà, mais j’ai pu les améliorer.”

Des chiffres qui confirment cette montée en puissance : 13 ballons volés en touche cette saison et une place de deuxième meilleur gratteur du championnat. Des performances qui nourrissent aussi une réflexion sur la suite de sa carrière internationale, à deux ans de la Coupe du monde 2027 en Australie.

Interrogé sur un possible retour en sélection anglaise, Lawes n’écarte aucune hypothèse malgré les doutes liés à son âge. Extrait :

“Je retourne en Premiership pour jouer à un haut niveau, alors pourquoi m’exclure d’une Coupe du monde ? Ça ne veut pas dire que j’ai encore la capacité de jouer à ce niveau, on ne sait pas encore, mais je ne vais pas m’empêcher si c’est le cas.”

Enfin, au-delà du terrain professionnel, le joueur anglais a également observé de près le fonctionnement de la formation en France, notamment à travers le parcours de ses enfants en club.

Une immersion qui renforce encore son regard sur le rugby français et ses spécificités, notamment dans la formation des jeunes joueurs, plus sollicités et plus régulièrement exposés au jeu que leurs homologues anglais. Une dynamique qui, à ses yeux, participe directement à la construction du rugby de demain.


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