Le départ de Samuel Marques de Béziers fait des étincelles : « Parfois, il vaut mieux se taire que de dire la vérité »
Le départ de Samuel Marques de Béziers fait des étincelles : « Parfois, il vaut mieux se taire que de dire la vérité »
Le mercredi 10 juin 2026 à 13:07 par David Demri
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Entre frustration, lucidité et attachement profond, Samuel Marques referme son chapitre avec l’AS Béziers Hérault dans un climat chargé en émotions. Le demi de mêlée international portugais, qui rejoindra Carcassonne la saison prochaine, revient pour Midi Olympique sur trois années intenses dans l’Hérault, marquées par des hauts, des bas et une fin d’aventure qu’il n’avait pas anticipée.
À l’aube d’un nouveau défi dans l’Aude, le joueur de 37 ans, toujours aussi actif et engagé, prend le temps de revenir sur son passage au Stade Raoul-Barrière, un club qui l’a profondément marqué.
Entre une demi-finale disputée en 2024 et une saison conclue dans la lutte pour le maintien, le contraste illustre parfaitement la trajectoire contrastée de l’ASBH sur la période.
Lorsqu’il évoque l’ambiance du stade et le soutien populaire, l’émotion remonte rapidement chez le demi de mêlée portugais.
Mais derrière cette ferveur, la fin d’histoire n’a pas été à la hauteur des espérances du joueur, qui laisse transparaître une forme d’amertume.
Revenant sur son rôle de leader et la gestion des tensions internes, Samuel Marques assume ses prises de position. Extrait :
« Parfois, il vaut mieux se taire que de dire la vérité. J’ai pris mon rôle de leader à cœur, et quand il fallait dire les choses et faire passer les messages du groupe, j’ai toujours été clair et je suis allé plusieurs fois voir les dirigeants. »
L’accord initial évoqué pour prolonger son aventure, incluant notamment la prise en charge de son diplôme d’entraîneur, n’a finalement pas abouti, ce qui laisse un goût d’inachevé.
Exprimant sa déception concernant la fin de son aventure à Béziers, le demi de mêlée ne cache pas son ressenti. Extrait :
« C’est frustrant, j’avais encore la santé pour poursuivre l’aventure une saison de plus, et pas sur plusieurs années comme j’ai pu le lire. Je voulais finir ici, avec mon pote Charly Malié, et on m’a privé de cela. La façon dont cela s’est déroulé, les choses qui sont dites, c’est cela qui me dérange. »
Malgré ce contexte, le joueur assure conserver un attachement fort au club, qu’il continuera de suivre à distance.
Dans un vestiaire marqué par les incertitudes sportives et institutionnelles, la solidarité du groupe aura néanmoins joué un rôle central dans le maintien du club.
Soulignant la cohésion du vestiaire biterrois, le demi de mêlée met en avant la force du collectif. Extrait :
« 70 % des résultats d’une équipe, c’est la valeur humaine d’un groupe. On a démontré à plusieurs reprises que nous étions une bande d’amis, et cela aurait pu craquer sans cette amitié. On peut être fier de ce que l’on a fait en laissant le club à la place où il devait être. »
À bientôt 38 ans, Samuel Marques reste animé par la performance et la passion du jeu, alors qu’il s’apprête à découvrir un nouveau projet avec Carcassonne en Nationale.
Un dernier défi à la hauteur d’une carrière marquée par l’engagement, la constance et une énergie toujours intacte.
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