RCT : Bernard Lemaitre dévoile ce qui se passerait s’il disparaissait soudainement
RCT : Bernard Lemaitre dévoile ce qui se passerait s’il disparaissait soudainement
Le jeudi 11 juin 2026 à 18:23 par David Demri
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Président du Rugby Club Toulonnais depuis plusieurs années, Bernard Lemaitre a investi plus de 100 millions d’euros dans le club varois.
À 88 ans, le dirigeant continue de piloter le RCT avec la même ambition. Mais dans un entretien accordé à L’Équipe, il a accepté d’évoquer son avenir et même l’après-Lemaitre.
Bernard Lemaitre comprend la lassitude de certains présidents
Ces derniers mois, plusieurs figures majeures du rugby français ont laissé entendre qu’elles commençaient à se fatiguer de leurs responsabilités.
Mohed Altrad a récemment évoqué une certaine lassitude tandis que Jacky Lorenzetti chercherait un successeur pour le Racing 92.
Bernard Lemaitre assure comprendre parfaitement ce sentiment.
« Je le comprends. Je suis animé par les mêmes sentiments, sauf que je ne me laisse pas aller. »
Le patron du RCT rappelle également les sacrifices consentis par de nombreux présidents.
« Hans-Peter Wild en a marre, Jacky Lorenzetti a chargé une banque d’affaires de trouver un successeur. »
« On est de vrais mécènes »
Bernard Lemaitre insiste sur une réalité souvent méconnue du grand public.
Pour lui, les présidents de clubs professionnels ne retirent aucun avantage financier de leur investissement.
« On est de vrais mécènes, on ne profite de rien. »
Il pousse même l’exemple très loin.
« Même mon café, je le paye. »
Selon lui, les moments de bonheur restent finalement très rares dans la vie d’un président.
« On a juste ce flash intense, au coup de sifflet final, quand l’équipe a gagné. »
Avant de résumer sa fonction avec une formule marquante :
« Président, c’est 5 % d’adrénaline et 95 % d’emmerdement. »
Toujours animé par la même passion
Malgré ces contraintes, Bernard Lemaitre assure ne pas avoir perdu sa motivation.
« J’aime venir au bureau, avoir un objectif quotidien et à long terme. J’ai besoin de ça. »
Une déclaration qui confirme qu’il n’envisage pas de quitter ses fonctions dans l’immédiat.
Le RCT a déjà préparé l’avenir
Le président varois révèle toutefois avoir anticipé toutes les éventualités.
En cas de problème majeur, le club dispose déjà d’un plan de continuité.
« Oui, s’il m’arrive un accident grave, que je sois mort ou indisponible, le club pourra continuer à vivre comme si j’étais là pendant encore deux ans. »
Une organisation pensée pour assurer la stabilité du RCT.
Bernard Lemaitre conclut avec une pointe d’humour.
« Ça laissera le temps de trouver des solutions. »
Une sortie qui démontre une nouvelle fois que le président toulonnais continue de réfléchir au futur du club bien au-delà de son propre mandat, tout en restant pleinement impliqué dans le quotidien du Rugby Club Toulonnais.
8 Commentaires


Avec mon regard d’asémiste , j’apprecie toujours les discours clair , honnete , et sans langue de bois de votre président . Il aime le RCT et il le prouve depuis qu’il est arrivé , bien sur , on voudrai tous etre titré chaque année … Ce n’est pas que son plaisir personnel , on sent une reelle volonté de pereniser votre club son seul defaut c’est son age et peut etre son attachement sans borne à Mignoni .
L’on ne peut qu’avoir du respect pour ce Monsieur…..Merci..Meme s’il a fait quelques erreurs…Qui n’en fait pas..???
Que serait la situation du club RCT s’il n’avait pas eu un homme providentiel, généreux et désintéressé pour assurer sa pérennité ? Alors, sportivement parlant, peut-être a-t-il commis quelques erreurs … mais quelle constance dans son effort personnel financier ! Souhaitons au RCT de lui trouver un successeur aussi digne que ce Monsieur !
Personne ne lui a mis un pistolet sur la tempe lorsqu’il avait 80 ans pour devenir le président du RCT . Aujourd’hui à 88 ans , après 8 années sans succès et un gouffre financier, il déclare avoir 95% d’emmerdements et 5% de satisfaction et cherche à se désengager et récupérer son argent ,ce qui est compréhensible. Certes , il est là pour financer les pertes et on le remercie , mais , en pourcentage à combien estime t’il le bonheur et le plaisir apportés aux supporters ( qui eux aussi participent au financement du club ) depuis son arrivée ?
Facile de critiquer. Pour diriger un club il faut avoir un certain état d’esprit. Ce que l’on fait ce n’est pas pour soi mais pour les autres. Je sais que cela n’est pas compréhensible pour certain. Ce qui compte c’est ce que l’on réalise, c’est le bilan final c’est ce que l’on a apporté. Quand je dis apporté je ne parle pas d’argent. Quand on préside on apporte tout ce que l’on a en soi, et financièrement on donne et on ne prend rien. Je sais de quoi je parle car j’ai été dirigeant de club pendant des années et je n’ai aucun regret de ce que j’ai apporté.
Tout ça est un peu exagéré míster président, me semble-t-il…
A entendre ces présidents mécènes, on a l’impression que ce sont des saints qui donnent de leur temps et de leur argent juste par générosité et sens du devoir.
J’aimerais bien avoir le fin mot de l’histoire…cette argent donné au club n’est-il pas en partie déductible des impôts ? Le club a pris une belle plus-value et je pense que la revente sera très intéressante…?
Je n’en sais absolument rien et je me trompe peut-être mais j’ai beaucoup de mal à croire qu’il y ait autant de mécènes sans un retour sur investissement…
Et bien allez prendre quelques cours d’économie et vous verrez (ou pas?) la réalité de la gestion des investissements et des revenus d’un club professionnel.
Mettre de l’argent dans une structure, alimente le compte courant. Une dette de la société vis à vis de l’associé qui versé au pot. Pas de déduction fiscale et si la structure se casse la gueule, adieu le compte courant et l’argent qu’il y a dessus