La Rochelle est dans le Top 6, mais Grégory Alldritt n’est toujours pas satisfait
La Rochelle est dans le Top 6, mais Grégory Alldritt n’est toujours pas satisfait
Le samedi 13 juin 2026 à 19:00 par David Demri
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La qualification arrachée lors de la dernière journée n’a pas rassasié Grégory Alldritt. Si le capitaine rochelais savoure le retour de son équipe en phase finale, il refuse de considérer ce barrage contre le Stade Français comme une récompense. Pour lui, l’objectif est désormais clair : continuer l’aventure.
Après plusieurs mois compliqués, La Rochelle arrive à Paris avec une dynamique retrouvée et six victoires consécutives dans les bagages.
Il s’est confié pour L’équipe :
« On arrive avec de la confiance, au meilleur moment, même si on s’est fait peur. Pour une fois, depuis deux ans, le destin nous a souri et on a eu un petit coup de chance avec ce match remporté par Clermont à Bordeaux. Clairement, on prend. »
Une métamorphose qui ne doit rien au hasard
Le troisième ligne se réjouit de voir son groupe retrouver de l’énergie après une période particulièrement délicate.
« Ça fait plaisir, parce qu’il y a eu énormément de travail, énormément d’investissement et il y a énormément de qualité dans ce groupe. L’an dernier, ça avait été un mois de juin assez compliqué et là, on est content de pouvoir vivre cette phase finale. »
Selon lui, les progrès affichés depuis plusieurs semaines sont directement liés à l’évolution du jeu rochelais.
« On a changé un petit peu notre façon de jouer. On a commencé fin février et petit à petit, ça se perfectionne. Et la saison prochaine, il faudra aussi le faire évoluer encore. »
Avant de poursuivre :
« Ce qui est intéressant, c’est de voir qu’on travaille bien la semaine et que ça paye le week-end. C’est surtout ça qui est gratifiant. »
« On ne joue pas une phase finale pour perdre »
Alors que beaucoup estiment que La Rochelle n’a rien à perdre dans ce barrage, Grégory Alldritt ne partage absolument pas cette vision.
« Ça fait deux mois qu’on a tout à gagner. Tout le monde nous disait que ça allait être compliqué d’accrocher les huit. Maintenant, on rentre dans des phases finales. »
Mais surtout :
« J’avoue que je n’aime pas cette phrase : « On n’a rien à perdre ». Parce que lundi, si on a perdu, on sera déçus. Autant que le Stade Français s’il s’incline. »
Le capitaine maritime est catégorique.
« Ce sont des phases finales, on ne les joue pas pour les perdre. Quoi qu’il se passe, dimanche soir, il y aura un heureux et un déçu. Personne ne sera content parce qu’il a perdu un barrage. »
Et le message adressé à son groupe est limpide :
« Nous, on veut jouer des phases finales pour gagner nos matches. On se prépare pour gagner. Si on gagne, on passe à l’étape d’après. Si on perd, il faudra le digérer et repartir au travail. Il n’y a pas de satisfaction dans la défaite. »
Alldritt refuse de se contenter du Top 6
Pour beaucoup de supporters rochelais, la qualification constitue déjà une forme de réussite compte tenu de la situation du club il y a encore quelques semaines.
Pas pour le numéro 8 international.
« Les supporters seront contents parce qu’ils auront gagné une semaine de plus d’excitation. »
Puis il enchaîne avec une analyse forte.
« J’exagère mais qu’on perde ce week-end ou qu’on ne soit pas qualifiés en barrage, au final, pour moi, ça a la même saveur sur la saison. »
Le capitaine rochelais veut regarder plus loin.
« Les saisons passent vite. On ne sait pas combien de phases finales on jouera encore. On a la chance d’y être. Donc, il ne faut pas avoir de petites ambitions. »
Avant de conclure avec l’état d’esprit qu’il attend de ses partenaires :
« On a le droit de perdre au Stade Français. Mais ce que j’ai dit à l’équipe, c’est que si on perd, on perd en ayant tout essayé, en ayant attaqué du début à la fin, et en laissant tout ce qu’on a sur le terrain. »
Le rôle du capitaine dans les grands rendez-vous
Habitué des phases finales, Grégory Alldritt estime paradoxalement que son rôle est plus simple à cette période de l’année.
« J’ai souvent tendance à dire que c’est là où c’est le plus facile d’être capitaine. »
Pourquoi ?
« On a tellement une équipe de compétiteurs qu’il n’y a même pas besoin de parler pour motiver les joueurs. Tout le monde est sur la même longueur d’onde. »
Son objectif est donc différent.
« Au contraire, j’essaye presque d’amener un petit peu de relâchement et une bouffée d’air. »
Car selon lui, les périodes les plus compliquées se vivent loin des projecteurs.
« C’est plus compliqué quand tu es au creux de l’hiver et qu’il faut trouver des solutions parce que tu n’y arrives plus. »
Une série qui nourrit la confiance
Enfin, Alldritt reconnaît que les six succès consécutifs obtenus par les Maritimes ont profondément changé l’atmosphère autour du groupe.
« Ça nous apporte un petit peu de confiance, dans la stratégie, dans notre méthodologie des semaines, dans le staff. »
Conséquence directe :
« Du coup, l’exécution le week-end, elle se passe un petit peu mieux aussi. »
Même si le Rochelais refuse de s’enflammer.
« Après, les séries de victoires, c’est fait pour s’arrêter. Il ne faut pas trop regarder ce qui a été fait derrière et plutôt regarder devant. »
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