« On avait honte » : les confidences fortes d’un joueur du Stade Français
« On avait honte » : les confidences fortes d’un joueur du Stade Français
Le dimanche 14 juin 2026 à 14:55 par David Demri
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Il y a un an, le Stade Français terminait la saison dans le doute après un exercice particulièrement compliqué. Douzièmes du Top 14, les Parisiens avaient longtemps regardé derrière eux avant de sauver leur place dans l’élite.
Quelques mois plus tard, le décor a totalement changé. Troisièmes de la saison régulière et qualifiés pour les phases finales, les hommes de Paul Gustard s’apprêtent à défier La Rochelle en barrage. Un spectaculaire redressement que Lucas Peyresblanques explique par une profonde remise en question collective.
Le Stade Français a retrouvé sa place
Pour le talonneur parisien, cette qualification en phase finale confirme le retour du club parmi les meilleures équipes du championnat.
Il s’est confié pour Le Figaro :
« Oui, on peut le dire. Si on revient en arrière, on avait terminé deuxième en 2024 et parmi les quatre premiers en 2023. On a retrouvé le top 6 et aussi une identité de jeu qui s’est développée au cours de la saison. Ce barrage vient concrétiser tous les efforts réalisés cette année. »
Le déclic après une saison cauchemardesque
Passer de la lutte pour le maintien à une place sur le podium en l’espace d’une saison peut sembler surprenant.
Pour Lucas Peyresblanques, cette progression repose avant tout sur l’état d’esprit affiché par l’ensemble du groupe depuis la reprise.
Le talonneur met en avant la capacité du groupe à aller chercher des points dans presque toutes les rencontres.
« Je pense que ce serait très long d’expliquer toutes les raisons… (rires) On a pu compter sur un état d’esprit qui a été formidable, en prenant un bonus sur quasiment tous les matchs, que ce soit offensif ou défensif. Ça traduit une mentalité qu’on n’a pas eue l’année dernière, et une remise en question de l’ensemble de l’effectif. »
« On avait honte »
L’intersaison a marqué un tournant dans le vestiaire parisien avec l’arrivée d’un préparateur mental et de nombreuses discussions entre joueurs.
« On a eu un préparateur mental qui a intégré le staff et qui a pu nous aider à se dire les choses. On a tous été blessés dans notre ego. Personnellement, je pense qu’on avait honte des performances individuelles et collectives de l’an passé et qu’on voulait juste faire honneur à nous et au club. »
Le joueur souligne également l’apport immédiat de certaines recrues dans cette transformation.
« Et après, la mayonnaise a pris directement, avec l’intégration de certains joueurs. On a vu une grande différence. Au poste de centre, Tani Vili et Noah Nene nous ont fait beaucoup de bien. Ce sont des profils que l’on n’avait pas les années passées et ils excellent au centre du terrain. »
Une équipe plus complète
Le Stade Français s’appuie aujourd’hui sur un collectif bien plus équilibré que lors du précédent exercice.
Peyresblanques estime que plusieurs joueurs ont pu exprimer leur potentiel grâce à la progression générale de l’équipe.
« Oui, je pense. Après, on bénéficie tous un peu de l’état d’esprit collectif. Ce sont des joueurs qui sont pétris de qualité. Et forcément, quand devant, tu es moins conquérant, un peu plus dans le doute, ils ont du mal à s’exprimer. Cette saison, ils ont pu prouver tout leur talent. Il n’y a pas de secret, quand on met les bons ingrédients, l’équipe se régale. »
Une mêlée redevenue redoutable
Parmi les progrès les plus visibles du Stade Français figure sa conquête.
La mêlée parisienne s’est imposée comme l’une des plus performantes du championnat.
Même s’il estime que des progrès restent possibles, le talonneur se satisfait de la dynamique actuelle.
« On peut toujours s’améliorer. Je pense que, par moments, on manque un peu de consistance dans ce secteur. Mais par contre, on arrive clairement à mettre en difficulté beaucoup de nos adversaires, donc c’est un facteur important pour les matchs de phase finale qui viennent. On veut aussi progresser en touche, où l’on sait qu’on a quelques axes de progression. »
Le Stade Français est devenu dangereux partout
Deuxième meilleure attaque du Top 14 derrière Toulouse, le club parisien a considérablement enrichi son jeu cette saison.
Pour Lucas Peyresblanques, ce changement est le fruit d’un long travail collectif.
« Oui, c’est un secteur que l’on voulait améliorer. C’est sûr qu’il y a une grosse différence par rapport aux années passées. C’est un travail de plusieurs mois, et aujourd’hui tout le monde est sur même longueur d’onde. C’est ça qui fait la différence. Sur les dernières rencontres, on voit qu’on est quand même assez dangereux. »
L’élimination européenne a finalement servi
L’élimination surprise en Challenge Cup face aux Dragons reste un regret pour le groupe parisien.
Le talonneur reconnaît que cet objectif comptait énormément pour le club.
« Cette défaite, on ne l’avait pas prévue dans la comptabilité, comme on dit. Pour nous, c’était clairement l’un des objectifs de la saison. »
Mais avec le recul, cette sortie prématurée a aussi permis au groupe de récupérer physiquement.
« Ce match n’est certainement pas arrivé au meilleur des moments. On avait des mecs fatigués, quelques absents et on s’est clairement troués. Mais ensuite, on s’est recentrés. Et ça nous a aussi libérés des week-ends, on a pu accumuler de la fraîcheur. Je pense qu’aujourd’hui, on est tous en pleine forme et on est excités de ne pas se rater ce dimanche. »
Les Bleus pourront attendre
En début de saison, Paul Gustard regrettait le faible nombre de Parisiens appelés en équipe de France.
Lucas Peyresblanques préfère relativiser ce débat.
Selon lui, les joueurs du Stade Français devaient d’abord retrouver un niveau de performance constant avant de penser à la sélection.
« Je ne sais pas s’il y a une vérité, mais en tout cas, je pense qu’on ne méritait certainement pas d’avoir beaucoup d’appelés en sélection. Quand on sort d’une saison pareille… Je pense qu’on avait juste besoin de travailler. »
Le talonneur estime toutefois que les performances de cette saison pourraient changer les choses à l’avenir.
« Ça peut arriver dans les semaines qui viennent, parce qu’on a été performants et que plusieurs de nos joueurs se sont mis en valeur. Mais il faut déjà faire les choses dans l’ordre et parvenir à enchaîner les bonnes saisons. »
1 Commentaire


Les anciens entraineurs sont partis et l’équipe retrouve le succès !
Et Labit et Guézal, puisqu’il s’agit d’eux, n’ont pas fait d’étincelles ailleurs …….
Pareil pour le Racing, le « superviseur en chef », Travers, se barre et l’équipe performe !
Par contre Travers à Bayonne c’est la cata pour le moment …..
Tout va de …… Vous avez la suite : ) : ) : )