Le Salary Cap bientôt renforcé par la loi ? Un amendement fait trembler certains clubs du Top 14

Le Salary Cap bientôt renforcé par la loi ? Un amendement fait trembler certains clubs du Top 14

Le mercredi 17 juin 2026 à 8:14 par David Demri

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Le débat autour du Salary Cap pourrait prochainement franchir une nouvelle étape.

Alors que plusieurs affaires ont récemment relancé les discussions autour du contrôle financier des clubs professionnels, un amendement actuellement examiné à l’Assemblée nationale pourrait considérablement renforcer les outils à disposition de la Ligue Nationale de Rugby.

Une évolution qui ne fait pas l’unanimité comme l’explique Midi Olympique.

Le Parlement veut sécuriser le Salary Cap

Déposé le 7 mai dernier par les députées Delphine Lingemann et Sophie Mette dans le cadre de la proposition de loi sur l’organisation et le financement du sport professionnel, cet amendement poursuit un objectif précis : renforcer juridiquement les mécanismes de régulation financière existants.

Concrètement, le texte vise à élargir les éléments pouvant être intégrés dans le calcul des rémunérations des sportifs.

Salaires, avantages en nature, rémunérations indirectes ou encore certains dispositifs liés à l’image pourraient ainsi être davantage pris en compte.

L’objectif n’est pas de modifier le Salary Cap dans son fonctionnement actuel.

Il s’agit plutôt de lui offrir une base juridique plus solide.

La LNR disposerait d’un nouvel argument juridique

Dans les faits, cette évolution pourrait renforcer considérablement la position de la Ligue en cas de contentieux.

Si demain un club ou un joueur contestait devant les tribunaux l’intégration de certains avantages ou contrats périphériques dans le calcul du Salary Cap, la LNR pourrait s’appuyer sur une rédaction beaucoup plus explicite du Code du sport.

Pour de nombreux observateurs, cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs dossiers ont alimenté les débats sur les limites du dispositif actuel.

L’idée est donc de réduire les zones grises et de limiter les possibilités de contournement.

Une mesure qui inquiète les représentants des joueurs

Cette volonté de renforcer le contrôle ne convainc toutefois pas tout le monde.

Selon plusieurs sources, Provale, le syndicat des joueurs professionnels, s’oppose à cette évolution.

Même position du côté de la Fédération nationale des associations et syndicats de sportifs (FNASS).

Les représentants des joueurs regrettent avant tout de ne pas avoir été associés aux discussions.

Le président de la FNASS, Pascal Chanteur, dénonce notamment l’absence de concertation.

« Les premiers concernés n’ont pas été consultés. Lorsqu’on touche au sport professionnel, il est indispensable d’écouter ceux qui vivent cette réalité au quotidien. »

L’ancien coureur cycliste met également en garde contre un risque de décrochage face à la concurrence internationale.

« Nous évoluons aussi dans un environnement international. Il faut éviter de créer des règles franco-françaises qui finiraient par désavantager nos clubs et nos sportifs. »

Provale prépare la contre-attaque

Face à ce possible durcissement du Salary Cap, Provale souhaite ouvrir un autre débat.

Le syndicat estime que certains joueurs disposent aujourd’hui d’une valeur commerciale qui dépasse largement leur club.

L’idée serait donc de reconnaître officiellement cette valeur d’image individuelle.

Selon plusieurs informations, Provale souhaite proposer lors du prochain comité directeur de la LNR un système permettant à chaque club d’identifier deux ou trois joueurs dont une partie des revenus liés à leur image pourrait être exclue du Salary Cap.

Dupont, Jalibert, Bielle-Biarrey au cœur du débat

Cette réflexion concerne principalement les plus grandes stars du rugby français.

Des joueurs comme Antoine Dupont, Louis Bielle-Biarrey, Matthieu Jalibert, Grégory Alldritt, Charles Ollivon, Gaël Fickou, Sekou Macalou ou encore Théo Attissogbe possèdent aujourd’hui une visibilité qui dépasse largement le cadre de leur club.

Pour Provale, leur valeur marketing provient également de leurs performances internationales et de leur exposition avec le XV de France.

Le syndicat imagine même la création d’une commission indépendante réunissant clubs, Ligue, représentants des joueurs et spécialistes du marketing afin d’évaluer objectivement cette valeur d’image.

Deux visions totalement opposées

Le débat qui s’ouvre est finalement assez simple.

D’un côté, l’amendement parlementaire cherche à intégrer davantage d’éléments dans le calcul du Salary Cap afin de rendre le système plus difficile à contourner.

De l’autre, les représentants des joueurs souhaitent au contraire sortir certains revenus du dispositif afin de reconnaître le statut particulier des vedettes du rugby français.

Une chose est sûre : si l’amendement est adopté, la Ligue Nationale de Rugby pourrait voir son arsenal juridique considérablement renforcé dans les années à venir.

Et le débat sur les limites du Salary Cap est loin d’être terminé.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

22 Commentaires

  1. Le p'tit canelé 17 juin 2026 at 09h- Répondre

    Lacroix compte toujours attaquer le salary cap devant le Conseil d’Etat au fait ?

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    • Multi Pseudos 17 juin 2026 at 10h- Répondre

      Bien sûr, si tu réfléchissais un peu tu verrais bien que ce projet de loi est fait pour contrer l’initiative de Lacroix car le texte actuel a une faille. Et tes stars sont derrière Lacroix, on dirait.

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      • Le p’tit canelé 17 juin 2026 at 10h- Répondre

        Les « stars » ? Quelles « stars »? Il y en a combien qui sont connues pour quelqu’un qui ne suit pas forcément le rugby? Deux? Trois ?

        Tout ce ramdam pour que les joueurs déjà les mieux payés et de loin, puissent gagner encore plus et permettre de contourner encore plus le salary cap…

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        • who 17 juin 2026 at 11h- Répondre

          les internationaux sont en train de voir qu’on leur limite leurs possibilités de rémunération
          les carrières sont courtes, ils veulent maximiser, c’est naturel
          surtout qu’on est dans une période où le rugby a le vent en poupe, ça ne sera peut être pas toujours comme cela.

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          • RCT_Yoda 17 juin 2026 at 13h

            Les quelques « stars » gagnent déjà suffisamment assez. En quelques années ils gagnent ce que certains mettent toute une vie à économiser.

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          • who 17 juin 2026 at 13h

            les milliardaires aussi gagnent largement suffisament et ce n’est pas pour cela qu’ils n’essayent pas de gagner plus.
            si tu avais la possibilité de mieux gagner ta vie, tu n’essaierais pas?

            sachant que pour les rugbyman, une blessure peut tout arrêter du jour au lendemain

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        • Multi Pseudos 17 juin 2026 at 13h- Répondre

          Ben oui ! Jalibert et LBB c’est déjà ça et à eux deux c’est presque 20% du SC, donc si les autres veulent l’équivalent tu fais comment ? Tu leur trouve des sponsors à condition que ce ne soit pas ceux du club (difficile). Ou alors tu les déclare pas et tu te fais choper. Tu comprends mieux pourquoi Marti ne dit rien ?

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          • Le p'tit canelé 17 juin 2026 at 13h

            Si si, Marti il en a parlé des affaires du Stade Toulousain et il en parle encore si on lui pose la question comme très récemment…

            Marti qui ne dit rien : « Ah ha !! il ne dit rien parce qu’il fait pareil !  »

            Marti qui dit quelque chose: « Nan mais de quoi il se mêle lui? Il est de connivence avec Roubert et Revol pour faire tomber la Stade Toulousain »

            En tout cas , t’es un sacré comique avec tes chiffres sortis du chapeau de Lacroix : Bielle-Biarrey est payé actuellement par un contrat qu’il a signé a 20 ans, avant qu’il n’éclate avec le XV de France… donc pas un contrat aligné financièrement sur sa cote actuelle…

            Après, c’est sur que si l’UBB faisait des contrats images bidons comme le Stade Toulousain, ses « stars » pèseraient beaucoup moins dans le salary cap hein ?

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  2. who 17 juin 2026 at 09h- Répondre

    Une mesure clairement tourné contre les sportifs qui font vivre le championnat
    on aime se tirer des balles dans les pieds en france

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    • BakkiesTheBest 17 juin 2026 at 10h- Répondre

      J’ai entendu personne dire ça quand on a supprimé les primes de phases finales et qu’on a pas pu remplacer les stars du championnat Wlikinson Botha Hayman etc qui pourtant remplissaient tous les stade

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      • who 17 juin 2026 at 11h- Répondre

        si provale monte au crenau, c’est bien que c’est l’ensemble des joueurs qui se sentent lésé et pas seulement ceux du ST
        Et c’est sûr que les plus gros perdant sont les internationaux et il n’y en aura pas qu’au ST

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    • Bibou83 17 juin 2026 at 15h- Répondre

      C’est surtout pour éviter les fraudes fiscales, moi petit citoyen je paye mes impôts rubis sur ongle, pas de raison que certains passent à travers les gouttes grâce à certains montages financiers

  3. Multi Pseudos 17 juin 2026 at 10h- Répondre

    Je ne suis pas juriste mais je dis depuis un moment que ce sont les joueurs qui vont mener le bal. Ils ne font ni plus ni moins qu’emboiter le pas de M’Bappé qui a mené la révolte. Le texte en vigueur a, en plus une faille et le projet de loi veut régulariser, ça veut dire, qu’en l’état actuel le ST ne devrait pas être inquiété, à moins que la loi soit rétroactive, ce qui me surprendrait. Ils veulent que les sportifs ne soient pas considérés comme des salariés lambdas, ce qui permettra de limiter leurs gains. Je me doute que moralement beaucoup trouverons ça normal, mais les joueurs ça m’étonnerait. L’an prochain devrait être animé sur ce point….

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    • Le Moulinon 17 juin 2026 at 10h- Répondre

      Il n’y a pas beaucoup de postes à prendre au Japon et ensuite c’est le Top14 qui paie le mieux, ça devrait limiter le mouvement.

      • who 17 juin 2026 at 10h- Répondre

        les joueurs peuvent avoir d’autres moyens de pression que de quitter le championnat: se mettre en grève sur certaines journées

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    • Le p’tit canelé 17 juin 2026 at 10h- Répondre

      T’as détecté une « faille » dans le texte de loi mais tu ignores que la rétroactivité d’un changement de loi ne peut s’appliquer qu’en bénéfice et jamais en malus… Chapeau!

      Et arrêtez de comparer le droit du travail lambda qui s’applique en France à celui du sport pro… rien que les contrats qu’ils signent n’ont aucun équivalent … pas de CDI, des CDD prolongés indéfiniment, des contrats de 50 pages avec 400 clauses, des clauses libératoires à 6 chiffres… les employeurs càd les clubs de Top14 font leur propre règlement et s’engagent à le respecter en disputant les compétitions, point barre.

      Après, c’est vrai que ça doit être plaisant pour certains les discours populistes destinés à faire se pâmer d’émoi sa fan base de rednecks… c’est joli comme une plainte en diffamation envers la presse ou des menaces de saisine du Conseil d’etat mais ça reste du vent pour sauver les apparences.

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      • JeanmarcMourillon 17 juin 2026 at 10h- Répondre

        excellent p’tit canelé ….

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      • La-Bergerie 17 juin 2026 at 12h- Répondre

        Et aussi sauver son q et celui des petits copains qui mangent dans la même gamelle…… Pauvres heres que ceux là…….

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      • Multi Pseudos 17 juin 2026 at 13h- Répondre

        Bien sûr que les CDD sont différents sinon comment filer un CDI à un sportif si ce n’est en le reclassant. Mais sur le droit à l’image tu ne peux pas transgresser la loi, ce que fait la LNR en le comptant dans le SC. C’est là que se trouve la faille que veut combler le projet de loi. Faille que dénonce Lacroix et il gagnera sur ce point. Pour moi le 7 juillet il y aura une sanction bidon pour la forme car la LNR sait très bien qu’elle a tort. Surtout que sur les affaires Dupont et Jellonch c’est la FFR qui est coupable en ne versant pas le manque à gagner en cas de blessure pendant les sélections.

        • Bibou83 17 juin 2026 at 15h- Répondre

          T’as rien compris,on parle de contrats en relation avec des partenaires du club, c’est interdit de ne pas les intégrer dans les revenus du joueur.Ce sont les présidents de clubs qui ont ratifié

  4. m 17 juin 2026 at 18h- Répondre

    C’est quoi le problème ? S’ils trouvent mieux ailleurs, ils iront ailleurs.

    Dans un pays qui descent en deuxième division pour dépassement de salary cap par exemple. Pas sûr que la soupe soit meilleure !

  5. Didier JAMMY 18 juin 2026 at 07h- Répondre

    Merci ROUBERT pour foutre encore plus la merde !!! Mais que cherche-t-il a faire ? Tuer le rugby français !!!