« J’avais l’impression d’avoir les yeux ouverts, mais je voyais tout noir », les confidences choquantes de Kalvin Gourgues
« J’avais l’impression d’avoir les yeux ouverts, mais je voyais tout noir », les confidences choquantes de Kalvin Gourgues
Le mercredi 17 juin 2026 à 8:57 par David Demri
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À quelques jours de la demi-finale du Top 14 contre le Racing 92, Kalvin Gourgues a accepté d’évoquer un sujet sensible qui agite de plus en plus le rugby professionnel : les commotions cérébrales et la multiplication des plaquages hauts.
Touché à plusieurs reprises cette saison, le jeune trois-quarts centre du Stade Toulousain estime que le phénomène prend de l’ampleur.
Un Toulousain particulièrement exposé cette saison
Comme Pierre-Louis Barassi ou Santiago Chocobares, Kalvin Gourgues n’a pas été épargné ces derniers mois.
Le joueur de 21 ans a notamment subi plusieurs chocs à la tête lors de la fin de saison, notamment contre Clermont puis face au Racing 92.
Le Toulousain estime via La Dépêche que son gabarit explique en partie cette situation.
« Je ne suis pas très grand par rapport aux autres. Je pense à Kremer qui m’a plaqué très haut, mais il fait une tête de plus que moi. De par ma taille, c’est sûr que j’ai plus de risques de prendre des chocs à la tête. »
Une évolution inquiétante selon lui
Au-delà de son cas personnel, Gourgues estime que les plaquages hauts sont de plus en plus fréquents dans le rugby moderne.
Le centre toulousain dit observer cette tendance chaque week-end.
« J’ai l’impression que ces derniers temps, les plaquages – que ce soit à tous les niveaux et lors de tous les matchs que je regarde le week-end – sont de plus en plus hauts. »
Selon lui, cette évolution est directement liée aux nouvelles stratégies défensives.
« Je pense que c’est parce qu’on essaie de bloquer les bras de l’adversaire pour éviter qu’il fasse un off-load. »
Il comprend cette logique.
« Les joueurs sont de plus en plus aptes à pouvoir faire jouer debout, donc il faut qu’on essaie de bloquer ça. »
« Ça peut faire très mal »
Pour autant, le Toulousain estime que certaines limites ne doivent pas être franchies.
Il rappelle que les dangers concernent autant le plaqueur que le joueur plaqué.
« C’est un danger pour tous, plaqueur comme plaqué. »
Avec les gabarits actuels, les conséquences peuvent être importantes.
« Le fait de vraiment plaquer très haut, surtout avec les gabarits qu’on a aujourd’hui… Un coup mal placé, ça peut faire très mal. Ça peut laisser de belles séquelles. »
Des souvenirs qui restent marquants
Même si cette saison il a évité les commotions les plus graves, Kalvin Gourgues n’a pas oublié certaines expériences vécues plus jeune.
Le Toulousain se souvient parfaitement d’un épisode particulièrement marquant.
« J’ai déjà été commotionné plus jeune en Crabos et je me souviens… »
Avant de raconter ce qu’il avait ressenti.
« Je ne voyais plus rien. J’avais l’impression d’avoir les yeux ouverts, mais je voyais tout noir. »
Pas de peur, mais de l’agacement
Malgré ces expériences, le joueur du Stade Toulousain refuse de changer sa manière de jouer.
Il n’appréhende pas davantage les contacts à l’approche des phases finales.
En revanche, il reconnaît que ces situations deviennent parfois frustrantes.
« C’est un peu chiant, mais ça fait partie du jeu aussi. »
Avant de conclure avec un constat révélateur.
« Il y en a tous les week-ends. »
À quelques jours de retrouver le Racing 92 à Marseille, le Stade Toulousain espère surtout voir son jeune centre éviter ce type de choc lors d’un rendez-vous qui s’annonce particulièrement intense.
1 Commentaire


Oui, il y en a tous les week-end, et franchement quand on est parent de joueur cela est inquiétant pour ne pas dire plus.