Stade Toulousain : Antoine Dupont en retrait, deux hommes ont pris le pouvoir
Stade Toulousain : Antoine Dupont en retrait, deux hommes ont pris le pouvoir
Le mercredi 17 juin 2026 à 17:56 par David Demri
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À l’approche d’une nouvelle demi-finale de Top 14, le Stade Toulousain s’est découvert deux nouveaux guides. Alors qu’Antoine Dupont a été invité par le staff à se recentrer sur son jeu après une saison éprouvante et une blessure aux adducteurs, Jack Willis et Romain Ntamack ont progressivement pris une place centrale dans le leadership rouge et noir.
Une évolution naturelle dans un club où Ugo Mola refuse depuis toujours de dépendre d’un seul patron.
Jack Willis, le leader qui met tout le monde d’accord
Depuis plusieurs mois, l’international anglais s’est imposé comme une référence absolue au sein du groupe toulousain.
Déjà en novembre dernier, Ugo Mola glissait discrètement son admiration pour le troisième ligne anglais.
Le manager toulousain expliquait alors :
« Aujourd’hui, j’ai un leader dans mon effectif qui supplante un peu tous les autres, juste par l’exemple qu’il provoque. C’est un joueur arrivé d’Angleterre et c’est le seul non international, parce qu’il a effectué ce choix, à faire l’unanimité auprès de tous les autres gros joueurs. »
Cette saison, Willis est devenu bien plus qu’un simple cadre.
Lorsque le staff a décidé de retirer une partie des responsabilités à Antoine Dupont afin qu’il puisse se concentrer pleinement sur ses performances, c’est naturellement vers l’Anglais que les regards se sont tournés.
Virgile Lacombe justifiait ce choix :
« C’était pour qu’Antoine se concentre davantage sur son jeu. Jack a la faculté à faire le lien entre les joueurs qu’on a eus pendant la période de doublons et les internationaux qui ont ensuite fait leur retour. Il a été là toute la saison et on trouvait judicieux de lui donner cette responsabilité. »
« Un moteur pour toute l’équipe »
Au-delà du brassard, c’est surtout son influence quotidienne qui impressionne ses partenaires.
François Cros ne cache pas son admiration :
« Jack Willis, c’est un leader d’énergie, de vie, parce que c’est un boute-en-train. Il arrive toujours avec le sourire, à faire plein de blagues. C’est un mec drôle, avec qui les autres aiment passer du temps. Le voir au quotidien, c’est un pur bonheur. »
Mais dès que le coup d’envoi est donné, le visage change.
Le troisième ligne international poursuit :
« Sur le terrain, c’est lui qui nous guide dans le combat. Il a toujours cette agressivité, cette rage d’avancer, de dominer, de récupérer des ballons. Ça fait du bien d’avoir un joueur pareil à côté. C’est un moteur, un exemple, et il faut qu’on se mette à son niveau. »
Romain Ntamack a retrouvé sa place de guide
L’autre grand gagnant de cette fin de saison se nomme Romain Ntamack.
L’an dernier, l’ouvreur vivait une période compliquée. Entre son genou douloureux, les séquelles de sa blessure et les frustrations accumulées, il n’avait pas l’impression de pouvoir exercer pleinement son leadership.
Il reconnaissait lui-même :
« Au vu de mes capacités, je ne me sentais pas la légitimité de parler, de dire ce que j’avais envie de dire alors que je n’avais pas la faculté de faire ce que je voulais. Je n’étais pas à 100 %, mes matchs n’étaient pas aboutis. »
Cette saison encore, une blessure au rein est venue perturber son parcours.
Mais depuis son retour, Ntamack semble avoir retrouvé toutes ses sensations.
« Il montre la voie »
Son leadership ne ressemble pas à celui de Jack Willis.
Moins démonstratif, moins expansif, il s’exprime surtout à travers ses performances.
Son père Émile Ntamack résume parfaitement cette différence :
« Romain n’a jamais été un leader de parole. Il l’est par les actes, la manière et la justesse dans la conduite du jeu, ce qui en fait un leader naturel de stratégie. »
François Cros confirme cette évolution.
Le troisième ligne toulousain observe :
« Il parle davantage dans le vestiaire, est beaucoup plus meneur. C’est parce qu’il se sent mieux, qu’il a retrouvé confiance en lui et en son corps. Il est en pleine possession de ses moyens et ça se ressent aussi sur ses performances. »
Avant d’ajouter :
« Romain, quand il est bon sur le terrain, c’est bénéfique pour toute l’équipe. »
À quelques jours du choc face au Racing 92, Toulouse peut compter sur le retour d’Antoine Dupont. Mais les Rouge et Noir savent aussi qu’ils disposent désormais de deux nouveaux patrons capables de porter le groupe dans les moments où tout se joue.
1 Commentaire


Ben deja j’ai jamais été fan de Toto capitaine …. Pas son truc à mon sens
Et je parle de l’edF puisqu’en club ça regarde que le club et pas nous
Sur un terrain il est assez introverti
Il ne va pas naturellement réunir les joueurs sous les poteaux et distribuer des consignes de jeu si ça va pas ..
Ce n’est qu’un exemple