Mathis Lebel : « Je ne sais pas et je n’ai pas trop envie d’en parler »
Mathis Lebel : « Je ne sais pas et je n’ai pas trop envie d’en parler »
Le samedi 20 juin 2026 à 22:03 par David Demri
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Pendant plusieurs semaines, le Stade Toulousain a entendu les critiques s’accumuler. Une élimination européenne à Bordeaux, une défaite à domicile contre Clermont, des prestations moins maîtrisées qu’à l’accoutumée et une impression générale de baisse de régime. Pour beaucoup, les champions de France semblaient moins dominants.
Vendredi soir à Marseille, la réponse a été spectaculaire.
Les doutes ont servi de moteur
À écouter les Toulousains, les interrogations qui entouraient l’équipe n’ont jamais été vécues comme un problème. Au contraire.
Ugo Mola estime même que cette période a permis à son groupe de rester en éveil.
« Franchement, c’est souvent grâce à vous. Je comprends que vous ayez une analyse très fine de ce qui peut se passer chez nous, mais il n’empêche que je doute encore. Mais le doute n’est pas une maladie. Plutôt quelque chose qui nourrit l’éveil, l’attention, la capacité à se remettre en question. Et ce groupe a certainement besoin d’être dans le doute, avec un brin de peur de mal faire ou de ne pas jouer à son niveau. »
Un discours qui a manifestement trouvé un écho dans le vestiaire toulousain.
Le groupe a resserré les rangs
En interne, les critiques n’ont pas créé de tensions. Elles ont plutôt renforcé la solidarité du groupe.
Mathis Lebel l’a reconnu après la rencontre.
« Oui, peut-être qu’Ugo s’en sert comme levier, pour faire naître un supplément d’âme en nous. »
L’ailier toulousain insiste surtout sur la réaction collective de l’effectif.
« Ce qui en ressort, c’est surtout une grosse solidarité entre nous. Que ce soit un joueur mis dans le viseur de certaines personnes ou le groupe dans son ensemble, on fait bloc et on tente de répondre sur le terrain comme on l’a fait contre le Racing. »
Toulouse a retrouvé son vrai visage
Face au Racing 92, les Rouge et Noir ont donné l’impression de retrouver la version la plus redoutable de leur rugby.
Le jeu de mouvement est réapparu. Les avants ont dominé les collisions. Les soutiens ont été omniprésents. Les enchaînements ont retrouvé leur fluidité habituelle.
Cette équipe qui semblait parfois jouer avec le frein à main depuis plusieurs semaines a soudainement retrouvé toute sa puissance.
Les Toulousains sont restés hermétiques
Durant cette période plus compliquée, les joueurs ont tenté de se protéger du bruit extérieur.
Mathis Lebel assure que le groupe n’a jamais perdu le fil.
« Je ne sais pas, et je n’ai pas trop envie d’en parler parce qu’après, vous analysez tout. On nous a dit qu’on doutait, et là, vous allez dire qu’on est en forme. Ce qu’on sait, c’est qu’on se concentre sur nous, qu’on travaille le mieux possible, qu’on est conscients qu’il y a eu des périodes délicates sur la fin de saison, avec un contexte très particulier, sachant qu’on était qualifiés. On a cherché à rester hermétiques à tout ce que les uns ou les autres pouvaient dire. »
Une finale pour confirmer
La démonstration contre le Racing a envoyé un message fort au reste du Top 14.
Mais les Toulousains le savent : rien n’est encore gagné.
Le plus dur reste à venir avec une finale qui pourrait permettre au club haut-garonnais d’aller chercher un quatrième Bouclier de Brennus consécutif.
Une chose est sûre : après avoir été remis en question pendant plusieurs semaines, le Stade Toulousain a répondu de la manière la plus brutale possible. Sur le terrain.
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