« Il y avait une urgence médicale » : Thibaud Flament se livre avec émotion
« Il y avait une urgence médicale » : Thibaud Flament se livre avec émotion
Le lundi 22 juin 2026 à 8:05 par David Demri
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À quelques jours de la finale du Top 14 entre Toulouse et Montpellier, Thibaud Flament a laissé de côté le rugby pour évoquer un sujet beaucoup plus intime.
Invité du podcast d’Enora Malagré, le deuxième ligne du Stade Toulousain et du XV de France s’est confié avec émotion sur le parcours de procréation médicalement assistée traversé avec son épouse Ethel, atteinte d’endométriose.
Un témoignage fort qui permet de mieux comprendre pourquoi il avait renoncé à l’ouverture du Tournoi des Six Nations en janvier dernier.
Une décision loin d’être évidente
Le 21 janvier, l’annonce de son forfait contre le pays de Galles avait surpris de nombreux supporters. Pour la première fois, le Toulousain avait choisi de faire passer sa vie personnelle avant le rugby.
Une décision particulièrement difficile à prendre.
Avant d’expliquer pourquoi, Thibaud Flament est revenu sur le contexte médical vécu par son couple.
« Ça n’a pas été simple de prendre cette décision parce que beaucoup de choses se mélangeaient. »
Puis il a poursuivi.
« Il y avait notre projet de vie et de couple qui était sur la table. Ces deux sujets allaient dans deux directions opposées. »
L’international français a ensuite révélé l’urgence de la situation.
« Ma femme a une réserve ovarienne très faible, proche de celle d’une femme de 45 ans alors qu’elle a 29 ans. »
« Beaucoup de doutes et peu de certitudes »
Pour un joueur du niveau de Flament, manquer le début du Tournoi n’était pas anodin.
Le Toulousain savait qu’il prenait un risque sportif.
« C’était le Tournoi des Six Nations, la Coupe du monde arrive bientôt… C’est une période où il faut être le plus présent possible sportivement. »
Avant d’ajouter.
« Ne pas jouer ce match, c’était laisser la place à quelqu’un d’autre. Il n’y avait pas la garantie que j’allais revenir, que je pourrais jouer… »
Le deuxième ligne reconnaît avoir traversé une période de profondes interrogations.
« Il y avait beaucoup de doutes et peu de certitudes à la suite de cette décision. »
Un Tournoi vécu dans l’attente
Après l’implantation embryonnaire, Flament a retrouvé les Bleus pour disputer les quatre autres rencontres du Tournoi.
Mais mentalement, il n’était jamais très loin de son épouse.
« Tous les jours, je venais aux nouvelles à distance. »
Le Toulousain raconte même avoir rapidement compris que quelque chose se passait.
« Je me dis au bout d’un moment : c’est sûr qu’elle fait des tests de grossesse et qu’elle ne me dit rien. »
Selon lui, Ethel voulait lui permettre de terminer le Tournoi dans les meilleures conditions possibles.
Le soutien des staffs a tout changé
Finalement, la première tentative de PMA a été couronnée de succès. Mi-avril, le couple annonçait attendre son premier enfant.
Pour Flament, le soutien reçu de la part du Stade Toulousain et du XV de France a joué un rôle majeur dans cette réussite.
« Quand j’en ai parlé au sélectionneur de l’équipe de France, il m’a dit : « pas de souci, je comprends ». »
Une réaction qui l’a profondément marqué.
« Ça m’a beaucoup aidé aussi, de voir que c’était accepté. »
Une parole importante sur l’endométriose
Le joueur explique également avoir choisi de parler publiquement de cette épreuve afin de sensibiliser davantage autour de l’endométriose et de la PMA.
« On s’est dit que c’était l’occasion de parler d’endométriose, de la PMA. Pour nous, c’était évident qu’il fallait en parler. »
Une démarche qu’il ne regrette absolument pas.
« On a reçu beaucoup de soutien, beaucoup d’amour. »
Avant de conclure avec bonheur.
« On est super heureux, on s’estime très chanceux aussi. On a hâte. »
À l’image de son coéquipier Thomas Ramos, très engagé lui aussi dans la sensibilisation à l’endométriose, Thibaud Flament a montré une autre facette de sa personnalité. Une facette qui dépasse largement le cadre du rugby.
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