« Réveil à 5h30 et traite des vaches » : Le stage complètement fou imposé par Christophe Urios à l’ASM !
« Réveil à 5h30 et traite des vaches » : Le stage complètement fou imposé par Christophe Urios à l’ASM !
Le dimanche 26 juillet 2026 à 11:19 par David Demri
Publicité
Comme chaque été, les joueurs de l’ASM Clermont ont troqué les terrains d’entraînement pour les paysages sauvages des monts du Cantal. C’est à Salers que les traditionnels Défis Vulcains ont officiellement débuté, un rendez-vous désormais incontournable imaginé par le manager Christophe Urios pour sceller l’union de son groupe avant les premières échéances du Top 14.
Loin des stages de préparation athlétique classiques, cette immersion totale vise à bousculer les repères des Jaune et Bleu et à accélérer l’intégration des nouvelles têtes du vestiaire. La Montagne révèle les coulisses.
Une nuit sous les étoiles et un réveil au buron d’Algour
Dormir à la belle étoile pour ensuite se réveiller à 5h30 du matin et participer à la traite des vaches : le programme n’a plus rien à voir avec le quotidien d’un rugbyman professionnel. C’est pourtant ce cadre insolite qui permet d’obtenir un niveau de complicité inégalable.
Le manager clermontois Christophe Urios explique la portée profonde de ces épreuves qu’il a initiées.
« C’est un accélérateur, car les gars se retrouvent dans un cadre différent. Ils apprennent ainsi à mieux se connaître. Souvent, on pense connaître la personne qui est à côté de nous depuis deux ans, mais on ignore son histoire ou son passé. Ces moments apportent une forme de tolérance. Les joueurs me disent régulièrement qu’à la fin des Vulcains, ils ont l’impression d’être là depuis trois mois. »
Mesurer la santé d’un groupe en dehors du terrain
Pour Christophe Urios, les schémas tactiques ne sont rien sans un état d’esprit irréprochable et un vivre-ensemble solide. Le technicien utilise ces moments d’authenticité pour observer la dynamique humaine de son effectif.
L’entraîneur auvergnat définit sa vision d’un collectif soudé.
« Une bonne cohésion d’équipe, c’est tout ce qu’il se passe en dehors du rugby. C’est la vie que les joueurs ont entre eux. Ce me sont des choses simples, du bien vivre ensemble, du respect. Quand les mecs se voient en dehors du rugby, ils ont plaisir à se retrouver à l’entraînement. »
L’étonnement des recrues face à une méthode inédite
Pour les nouveaux arrivants, le choc des cultures est immédiat. Arrivé en provenance de Bayonne après être passé par le Stade Toulousain, le demi de mêlée Baptiste Germain mesure rapidement le contraste avec ses expériences passées.
La nouvelle recrue clermontoise souligne la différence marquante avec ses anciens clubs.
« À Bayonne, nous avions fait un stage à Saint-Lary. À Toulouse aussi, nous étions partis à Saint-Lary… »
Même enthousiasme du côté du jeune demi d’ouverture Justin Bouraux, débarqué d’Oyonnax, pour qui ce saut dans l’inconnu a grandement facilité ses premiers pas en Auvergne.
Le jeune ouvreur se réjouit de cette intégration express au sein du groupe.
« Cela crée vite des connexions entre nous. Je ne connaissais personne avant d’arriver ici et, j’avoue, c’est beaucoup plus facile ainsi. Nous avons vraiment passé un bon moment vendredi soir. Cela a permis de créer des liens et de découvrir davantage mes nouveaux coéquipiers. Sur les épreuves, nous devons nous entraider et réfléchir ensemble. Pour s’intégrer, c’est bien plus facile. »
0 Commentaire

