Mohed Altrad lâche une bombe : « S’il m’arrive quelque chose, il n’y aura plus de rugby à Montpellier »
Mohed Altrad lâche une bombe : « S’il m’arrive quelque chose, il n’y aura plus de rugby à Montpellier »
Le dimanche 2 août 2026 à 20:32 par David Demri
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Après quinze années passées à la tête du Montpellier Hérault Rugby, Mohed Altrad commence à s’interroger sur l’avenir du club. À 78 ans, le président et actionnaire majoritaire reconnaît qu’il devra un jour passer le relais. Mais aujourd’hui, il admet ne toujours pas savoir comment préparer sa succession.
Un constat qui l’amène même à dresser un scénario particulièrement inquiétant pour l’avenir du MHR.
« Il faudra bien passer la flamme »
Arrivé à la présidence de Montpellier en 2011, Mohed Altrad explique que la passion est toujours intacte. Mais avec le temps, la question de la transmission devient inévitable.
Dans les colonnes de L’équipe, le dirigeant reconnaît qu’il pense désormais à l’après :
« La passion est toujours la même mais la question de l’avenir se pose. À un certain moment, il faut passer la flamme à quelqu’un d’autre. »
Pour autant, le milliardaire avoue ne pas avoir trouvé de solution.
« Je ne sais pas comment imaginer ma succession »
Interrogé sur l’avenir du club, Mohed Altrad se montre particulièrement lucide.
Il admet ne pas savoir comment préparer cette transition :
« Ma succession et la suite ? Je ne sais pas l’imaginer et je ne vois pas comment les autres mécènes la préparent. Faire entrer un actionnaire minoritaire pour qu’il devienne majoritaire n’est pas une solution de succession sûre. »
Une réponse qui traduit toute la complexité du sujet pour un président qui pilote le club depuis maintenant quinze ans.
Ses enfants ne reprendront pas le MHR
Mohed Altrad écarte également l’hypothèse d’une transmission familiale.
Le président montpelliérain ne croit pas que ses enfants accepteront de poursuivre son engagement :
« Mes enfants ne sont pas comme moi pour l’aspect matériel. Je ne crois pas qu’ils soient prêts à reprendre le MHR. Aucun n’acceptera d’injecter des sommes considérables. »
Un aveu fort qui ferme la porte à une succession naturelle au sein de la famille Altrad.
« S’il m’arrive malheur, il n’y aura plus de rugby à Montpellier »
Le patron du MHR est même allé plus loin dans sa réflexion.
Il n’a pas caché son inquiétude concernant l’avenir du club en cas de disparition brutale :
« S’il m’arrive malheur, il n’y aura plus de rugby à Montpellier. »
Avant d’ajouter avec un sourire :
« Mais je ne suis pas mort encore ni en incapacité ! (Rire) Personne ne sait lire dans le temps. S’il m’arrive une tuile grave, vous pourrez oublier tout ce que je viens de vous dire. »
Enfin, Mohed Altrad conclut avec une dernière phrase qui résume parfaitement son état d’esprit :
Le président du MHR reconnaît que rien n’est écrit pour l’avenir :
« L’avenir du MHR est aléatoire. »
Un constat sans détour qui rappelle à quel point l’avenir du club reste étroitement lié à celui de son propriétaire historique.
3 Commentaires


inquietant tout de meme mais ils ne sont pas les seuls a etre dans le flou le plus complet
Et c’est pareil a Toulon
Faux.
Lemaitre a anticipé une éventuelle incapacité (ou disparition brutale) pour permettre au club de survivre au moins 2 saisons ; le temps qu’un repreneur puisse se positionner et s’organiser.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas quelques difficultés ou remous, mais l’avenir du RCT paraît tout de même un peu plus pérenne que celui du MHR.
Du moins à court terme…