Nissa Rugby presque sauvé… mais un énorme obstacle menace encore le club
Nissa Rugby presque sauvé… mais un énorme obstacle menace encore le club
Le dimanche 2 août 2026 à 23:30 par David Demri
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Le Nissa Rugby n’a sans doute jamais été aussi proche de conserver sa place en Pro D2. Après plusieurs semaines d’incertitude, les derniers échanges entre la mairie de Nice et les actionnaires du club laissent entrevoir une issue favorable concernant les garanties financières exigées par l’Autorité de régulation du rugby (A2R).
Mais si le spectre de la rétrogradation administrative semble s’éloigner, un autre combat tout aussi important attend désormais les dirigeants niçois : obtenir l’annulation du retrait de cinq points infligé avant même le début du championnat.
Les 4,6 millions d’euros semblent enfin réunis
Le premier objectif du club consistait à apporter les 4,6 millions d’euros de garanties financières réclamés par l’A2R afin de valider son budget pour la saison à venir.
Dimanche, le maire de Nice, Éric Ciotti, a confirmé sur le réseau social X avoir échangé à plusieurs reprises avec Louis-Vincent Gave, actionnaire majoritaire du Nissa Rugby.
Le ton de son message s’est voulu résolument optimiste.
« Je me suis entretenu à plusieurs reprises ce week-end avec Louis-Vincent Gave, actionnaire majoritaire de Nissa Rugby. Je me réjouis du caractère extrêmement positif de nos échanges qui laissent espérer une issue favorable pour notre club de rugby et pour notre ville. »
Selon L’équipe, la société Sport Inside Europe (SIE), dirigée par Jean-Baptiste Aldigé et soutenue notamment par Louis-Vincent Gave, aurait accepté de cautionner le budget à hauteur des 4,6 millions d’euros attendus par le gendarme financier du rugby.
Si cette garantie est validée lors de l’audience en appel prévue la semaine prochaine, Nice pourrait finalement conserver sa montée sportive en Pro D2 et bien être au rendez-vous du déplacement à Biarritz, le 27 août, pour l’ouverture du championnat.
Le club refuse les cinq points de pénalité
Pour autant, les dirigeants niçois ne comptent pas s’arrêter là.
En première instance, le Conseil de discipline ne s’est pas contenté de prononcer une rétrogradation administrative. Le club a également écopé d’un retrait de cinq points au classement ainsi que d’une amende de 40 000 euros.
Cette double sanction sera également contestée devant la Commission d’appel.
Les responsables du Nissa Rugby estiment que ces différentes mesures reposent sur un seul et même fait.
Le club considère qu’il est injustifié de cumuler plusieurs sanctions alors que la régularisation des garanties financières ferait disparaître le problème initial.
Dans son argumentaire, Nice explique également que son budget n’était pas irréaliste.
Selon le club, les recettes prévues existaient bien et étaient parfaitement identifiées, mais elles n’avaient simplement pas encore été formalisées juridiquement au moment de leur présentation.
Les dirigeants estiment donc que la disparition d’une partie des revenus ne résulte pas d’une erreur de construction budgétaire, mais d’une décision extérieure.
Le projet de stade au cœur du conflit
C’est précisément sur ce point que se situe l’origine du dossier.
Le Nissa Rugby explique que son budget reposait notamment sur les recettes générées par une tribune dédiée aux hospitalités, dont la construction avait été engagée avant d’être stoppée après le changement de municipalité.
Selon le club, cette décision a entraîné la disparition d’environ 1,5 million d’euros de recettes annuelles, alors que cette infrastructure figurait bien dans le projet initial présenté aux autorités.
Toujours selon les informations recueillies, la municipalité se serait engagée à accompagner le club pendant cette période transitoire, avant la réalisation d’un nouveau stade.
L’option actuellement privilégiée consisterait à construire, d’ici trois ans, une tribune pérenne de 4 000 places, intégrant les espaces hospitalités. Celle-ci serait ensuite incorporée au futur stade de 12 000 places, dont la réalisation dépendrait, à terme, d’une accession du club en Top 14.
Mais avant de penser à cette nouvelle enceinte, le Nissa Rugby devra d’abord convaincre la Commission d’appel. Si les garanties financières sont validées et que les dirigeants obtiennent également la suppression des cinq points de pénalité, le promu pourra définitivement tourner la page de ce feuilleton administratif et préparer plus sereinement son retour en Pro D2.
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