Des gens du voyage s’installent sur le terrain du Rugby Club Ajaccien : les Corses les font partir en moins d’une heure
Des gens du voyage s’installent sur le terrain du Rugby Club Ajaccien : les Corses les font partir en moins d’une heure
Le lundi 3 août 2026 à 7:00 par David Demri
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Le Rugby Club Ajaccien a vécu une matinée particulièrement mouvementée ce dimanche 2 août. En arrivant au stade de Mizana, situé sur la commune de Sarrula è Carcupinu, les dirigeants du club ont découvert que plusieurs caravanes et tentes s’étaient installées sur leur terrain.
Une occupation jugée illégale qui a rapidement provoqué une forte mobilisation autour de l’enceinte sportive et relancé, au-delà du simple fait divers, le débat sur l’absence d’aire d’accueil des gens du voyage dans l’agglomération ajaccienne.
Le portail aurait été forcé pour accéder au stade
L’alerte a été donnée peu avant 10 heures à Jean-Noël Cousin, membre du comité directeur du Rugby Club Ajaccien et responsable de l’entretien du stade.
Accompagné de la présidente Marie Voglimacci, il s’est immédiatement rendu sur place.
Selon lui, les occupants seraient arrivés depuis Propriano et auraient pénétré sur le terrain après avoir forcé le portail d’entrée.
Jean-Noël Cousin s’est confié pour Corse-Matin :
« Ils sont arrivés de Propriano et se sont installés sur le terrain en forçant le portail. »
Une version contestée par les principaux intéressés. Le dirigeant assure toutefois avoir fermé lui-même le portail quelques heures plus tôt.
Il précise :
« Je peux vous l’assurer car je me suis occupé de l’arrosage du terrain à 5 h 30 ce dimanche matin et que j’ai fermé le cadenas en partant. Celui-ci a disparu. »
Une importante mobilisation autour du stade
L’information s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux.
Selon le Rugby Club Ajaccien, entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées autour du stade afin de soutenir les dirigeants et réclamer le départ des occupants.
Les discussions se sont engagées dans le calme.
Le porte-parole du groupe aurait proposé de rester une semaine sur place en échange d’une compensation financière. Une proposition immédiatement refusée par les responsables du club.
Jean-Noël Cousin explique :
« Nous mettons tout notre cœur pour entretenir ce stade, pour nos enfants et nos adhérents, ce n’est pas pour le voir occupé illégalement et potentiellement détérioré. Ils avaient commencé à planter des tentes avec le risque de percer les tuyaux enterrés pour l’arrosage. Nous avons été respectueux, mais fermes, ils n’ont pas eu le choix. »
Les véhicules et caravanes ont finalement quitté les lieux après environ une heure, sous la surveillance des gendarmes et en présence de l’élu d’astreinte Charles Voglimacci.
Une issue importante pour le club, dont les seniors poursuivent actuellement leur préparation estivale sur cette pelouse avant la reprise officielle de la saison en septembre.
Une affaire qui relance un problème vieux de 26 ans
Au-delà de cet épisode, cette occupation remet en lumière une problématique bien plus ancienne.
Depuis la loi du 5 juillet 2000, les communes de plus de 5 000 habitants ou leurs intercommunalités doivent mettre à disposition des aires d’accueil destinées aux gens du voyage.
Or, selon les éléments avancés, la Communauté d’agglomération du Pays ajaccien (Capa) ne dispose toujours pas d’une telle infrastructure, vingt-six ans après l’entrée en vigueur de cette obligation.
La collectivité explique avoir tenté de relancer le dossier.
Elle affirme que son président, Stéphane Sbraggia, a adressé à plusieurs reprises des courriers à la préfecture et à la Collectivité de Corse afin de reprendre les discussions, sans obtenir de réponse.
Selon la Capa, l’État demande un terrain d’environ quatre hectares, une superficie jugée difficile à mobiliser. La collectivité souhaiterait obtenir une dérogation pour débuter avec un site d’un hectare, là encore sans retour des services concernés.
Des solutions toujours en discussion
Pendant les échanges de dimanche, une solution temporaire a été proposée aux personnes évacuées.
Charles Voglimacci leur a suggéré de rejoindre un terrain situé à proximité de la station d’épuration de Campo dell’Oro, où une autre communauté est traditionnellement accueillie durant l’été.
Cette proposition a été refusée.
Selon l’élu, les occupants ont expliqué qu’ils ne souhaitaient pas cohabiter avec le groupe déjà installé.
Face à cette impasse, d’autres pistes sont désormais étudiées.
Un agriculteur de la région ajaccienne pourrait notamment accepter de mettre un de ses terrains à disposition, contre une indemnisation d’environ 5 000 euros pour une semaine, somme qui aurait été proposée par les occupants eux-mêmes.
7 Commentaires


Bravo les Ajacciens de ne pas vous laisser imposer n’importe quoi.Sur le continent c’est le chaos qui règne en l’absence d’autorité de l’Etat.Comment pourrait il en être autrement avec un Président plus islamo gauchiste que LFI.
Macron, islamo gauchiste ? Vous prenez des trucs forts dans la région. Pourquoi pas mais alors il est aussi, fasciste, communiste, trotskiste, centriste, extrême droitiste, pétainiste, pętanquiste, affairiste et vendeur de crêpes le soir sous l’arc de Triomphe….
Conclusion : L’état ne peut plus appliquer la loi, c’est au peuple de le faire maintenant, sauf pour les radars, là tout marche très bien…
Tu parles de l’obligation depuis 26 ans de créer une aire pour recevoir les gens du voyage ? Ou alors, tu n’as pas lu complètement l’article ou tu as lu que ce qui t’arrange.
Lol. Je me languis de lire les commentaires anti-gouvernementaux et autres islamo-gauchistes qui vont ressortir à tire-larigot sans queue ni tête, et que finalement la force populaire est plus puissante que celle de l’État….
Amis (?) d’extrême droite, faites-vous plaisir 😀
(PS: et combien traiteront de LFIstes mon commentaire ?)
Là ça tergiverse pas, sur le continent c’est guinguette !!! À part chez quelques agriculteurs aux grosses co….nes!!!
Bravo les corses