Le rugby mondial rattrapé par un dossier explosif : un procès va avoir lieu
Le rugby mondial rattrapé par un dossier explosif : un procès va avoir lieu
Le vendredi 21 août 2026 à 18:03 par David Demri
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La procédure judiciaire engagée par plusieurs centaines d’anciens joueurs contre World Rugby ainsi que les fédérations anglaise et galloise vient de franchir une étape majeure. Un juge britannique a décidé que cette affaire pouvait bien donner lieu à un procès.
Cette décision constitue une avancée importante pour les nombreux anciens joueurs qui accusent les instances du rugby de ne pas les avoir suffisamment protégés contre les risques liés aux commotions cérébrales et aux chocs répétés.
Des maladies neurologiques attribuées aux commotions
Les plaignants estiment que World Rugby ainsi que les fédérations anglaise et galloise disposaient des connaissances et des moyens nécessaires pour mieux prévenir les lésions cérébrales, sans avoir pris les mesures adéquates ni suffisamment informé les joueurs des risques encourus.
Parmi eux figurent notamment l’ancien capitaine gallois Ryan Jones, Alix Popham ainsi que les champions du monde anglais 2003 Steve Thompson, Mark Regan et Phil Vickery.
Tous affirment souffrir de graves troubles neurologiques, parmi lesquels une démence précoce ou encore une encéphalopathie traumatique chronique (ETC), qu’ils attribuent aux nombreux chocs subis au cours de leur carrière.
Les trois instances visées contestent toutefois toute responsabilité dans cette affaire.
Une procédure sauvée malgré des difficultés
Le dossier avait pourtant connu un sérieux coup d’arrêt au mois de juillet.
Les avocats représentant les plaignants n’avaient pas respecté une décision de justice leur imposant de transmettre l’ensemble des documents relatifs aux examens neurologiques de près de 95 % des joueurs concernés.
Depuis, les plaignants ont changé de cabinet d’avocats.
Le juge britannique David Cook a finalement estimé, « avec quelques hésitations », que cette affaire devait malgré tout être portée devant un tribunal, sous réserve du respect de plusieurs conditions qui seront précisées lors d’une prochaine audience.
Un dossier jugé d’intérêt public
Le magistrat a notamment souligné la situation particulièrement fragile de nombreux anciens joueurs.
« Étant donné la vulnérabilité de nombre de ces demandeurs, il est possible de considérer qu’ils ne devraient pas être punis pour les fautes de leur représentant légal », a-t-il expliqué.
Il a également estimé que cette affaire dépassait largement le cadre des seules demandes individuelles et présentait un véritable intérêt public.
Plusieurs études scientifiques ont déjà établi un lien entre les chocs répétés à la tête et l’apparition de maladies neurodégénératives pouvant provoquer une démence précoce, des pertes de mémoire et, à terme, une perte totale d’autonomie.
La date du procès n’a pas encore été fixée.
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Carl Hayman fait parti de ces joueurs touchés par des troubles neurologiques…