Stephen Brun sans langue de bois : « Si Thomas Ramos part, c’est car Toulouse s’est fait attraper ! »
Stephen Brun sans langue de bois : « Si Thomas Ramos part, c’est car Toulouse s’est fait attraper ! »
Le mercredi 26 août 2026 à 10:40 par David Demri
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Le futur départ de Thomas Ramos vers le Racing 92 continue d’alimenter les débats. Dans le Super Moscato Show sur RMC Sport, Stephen Brun a livré une analyse très tranchée.
Selon lui, le Stade Toulousain ne perdra pas énormément sur le plan sportif, mais cette séparation est avant tout la conséquence des problèmes rencontrés par le club avec le salary cap.
Pour Stephen Brun, il faut distinguer deux aspects dans ce dossier : le terrain et tout ce qui se passe en dehors.
« Sportivement, ce n’est pas terrible pour Toulouse »
Stephen Brun estime que le Stade Toulousain possède déjà les solutions pour compenser le départ de son arrière international.
« Pour moi, sportivement, le départ de Thomas Ramos ce n’est pas terrible pour Toulouse. Toulouse a détruit les phases finales de Top 14 sans Thomas Ramos. Il rentre en finale, il joue une trentaine de minutes, Romain Ntamack buteur a tout réussi et sur le banc tu as le petit Remue qui est amené à prendre sa place. Tu as Kinghorn, tu as Capuozzo. Tu as du matos et la perte sportive de Thomas Ramos sera compensée par d’autres joueurs. »
Pour l’ancien international, le Stade Toulousain dispose d’un effectif suffisamment riche pour absorber cette perte.
« Sur l’image, c’est beaucoup plus dur »
En revanche, Stephen Brun estime que le véritable impact sera ailleurs.
Il rappelle l’importance de Thomas Ramos dans l’histoire récente du club toulousain.
« Mais sur l’image c’est plus dur pour le Stade Toulousain car c’est un enfant de Toulouse, ça fait 12 ans qu’il est là, il a grandi avec ce club. C’est une légende du club, c’est le plus gros scoreur de points du XV de France. C’est quand même la tête d’affiche du projet Toulousain. C’est dur. »
Selon lui, perdre une figure aussi emblématique constitue un coup dur pour l’identité même du projet toulousain.
Le salary cap au cœur du dossier
Pour Stephen Brun, la raison principale de ce départ est clairement identifiée.
Le consultant estime que Thomas Ramos serait resté à Toulouse si le club n’avait pas été contraint par les conséquences de ses dossiers liés au fair-play financier.
« Mais il faut aussi se rendre compte que si le Stade Toulousain n’avait pas été autant sanctionné ces dernières saisons et cette année par le fair-play financier car ils sont sortis des clous, Thomas Ramos serait resté au Stade Toulousain. Ils auraient trouvé un compromis pour lui augmenter son salaire et qu’il puisse rester. »
Il poursuit en expliquant que la nouvelle situation financière oblige désormais les dirigeants à faire des choix.
Selon Stephen Brun, le Racing 92 a profité de cette nouvelle donne pour attirer l’international français.
« S’il part, c’est car Toulouse s’est fait attraper et maintenant il faut rentrer dans les clous. Il faut donc faire des choix. Ramos a la possibilité de doubler son salaire au Racing et il part pour cela. Mais si Toulouse n’avait pas été pris par la patrouille, ils ne se seraient pas posés la question et ils auraient fait en sorte que Thomas Ramos reste à vie au Stade Toulousain. »
Une nouvelle menace pour Toulouse ?
Enfin, Stephen Brun estime que cette situation pourrait avoir des conséquences sur les prochains mercatos.
Il pense que d’autres clubs pourraient désormais tenter leur chance auprès des cadres toulousains.
« Sportivement, je ne suis pas sûr que ça rebat les cartes. Mais la cause de son départ, ce sont les soucis liés au Salary Cap. Les clubs qui ont un peu d’argent vont peut-être pouvoir proposer un peu plus d’argents à certains joueurs du Stade Toulousain désormais. »
Pour Stephen Brun, le départ de Thomas Ramos ne constitue donc pas seulement la perte d’un joueur majeur. Il symbolise surtout un changement de contexte pour le Stade Toulousain, désormais contraint de composer avec les conséquences de ses dossiers liés au salary cap, tandis que ses concurrents pourraient profiter de cette nouvelle fragilité pour attirer d’autres cadres des Rouge et Noir.
2 Commentaires


Venant de RMC rien d’étonnant!!!! la politique des trentenaires s’appliquait déjà sous l’ère Noves. Et ce ne sont pas les 70000€ de Jelonch qui font que…… Ils seraient honnêtes ils parleraient plutôt de la baisse des crédits inters.
Pour l’instant on ne connait que les » pitoyables 70000 » qui ne sont à l’évidence que la partie visible de l’iceberg…
Rendez vous dans qqes semaines pour de nouvelles révélations fracassantes …. à savoir les 9/10 restant de l’iceberg …
Vous finirez là où est votre place : en ProD2