« Il faut arrêter, c’est trop facile de dire que tout le monde triche » : Laurent Marti réagit à l’affaire du Stade Toulousain



« Il faut arrêter, c’est trop facile de dire que tout le monde triche » : Laurent Marti réagit à l’affaire du Stade Toulousain

Le lundi 31 août 2026 à 19:00 par David Demri

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Laurent Marti ne veut pas juger le Stade Toulousain après les dernières sanctions liées au Salary Cap. Mais le président de l’Union Bordeaux-Bègles profite de l’affaire pour défendre une idée forte : renforcer considérablement les pouvoirs de contrôle des instances françaises.

Il assure également que l’UBB respecte scrupuleusement le plafond salarial malgré les vérifications dont le club fait régulièrement l’objet.

Le dirigeant girondin refuse surtout que les difficultés rencontrées par certains clubs conduisent à soupçonner l’ensemble du Top 14. Pour lui, une infraction ou une erreur doit rester appréciée individuellement.

« Nous n’avons pas un euro de dépassement »

Laurent Marti prend pour exemple le fonctionnement du rugby anglais. Selon ce que lui a expliqué le président de Bath, le champion accepte là-bas des investigations extrêmement poussées sur ses données et ses communications.

Une méthode que le président bordelais se dit prêt à accepter immédiatement en France :

« Je ne m’occupe pas des affaires des autres et je n’entre pas dans ce genre de considération. Chaque club a ses histoires et ses complexités. Le président du club Anglais de Bath m’a dit : quand un club est champion chez nous en Angleterre, on accepte une saisie totale de tous les ordinateurs et de tous les échanges, des téléphones. Il faudrait faire cela en France. Je signe tout de suite ce papier.

Il faut arrêter, c’est trop facile de dire que tout le monde triche. Il y a des contextes dans lesquels un club peut commettre des erreurs. Ce n’est pas parce qu’il en fait que tout le monde en fait. A l’UBB, nous n’avons pas un euro de dépassement de Salary Cap et si c’était le cas, croyez-moi, on nous aurait déjà attrapé. On est en ligne de mire car on aimerait bien faire tomber l’UBB aussi et tous les contrôles se finissent très bien pour l’UBB. »

Marti reconnaît néanmoins une évidence économique : disposer d’une masse salariale importante constitue un avantage dans la course aux titres. Cela ne garantit cependant rien.

Il cite notamment Montpellier pour rappeler qu’une situation peut évoluer :

« Je sais qu’aujourd’hui il vaut mieux avoir la plus grosse masse salariale pour essayer de gagner un trophée, mais ça ne suffit pas non plus. Même si ça aide beaucoup. Concernant Montpellier, ils ont eu des problèmes il y a quelques années, mais désormais ils respectent parfaitement les règlements. »

« Tout ce que l’on raconte sont des bêtises »

L’autre sujet brûlant concerne l’évolution des crédits accordés pour les internationaux. Avec leur dégressivité programmée, les clubs fournissant beaucoup de joueurs aux sélections devront progressivement absorber une part plus importante de leur rémunération dans leur Salary Cap.

Toulouse est évidemment concerné, mais l’UBB pourrait l’être également. Marti estime toutefois que les effets les plus importants de cette réforme ne seront pas immédiats, notamment grâce au mécanisme de sauvegarde limitant la baisse annuelle.

Le président bordelais détaille précisément le calendrier et conteste l’idée d’un bouleversement brutal dès les prochaines saisons :

« Avec le Salary Cap, c’est compliqué de garder ses stars surtout avec la dégressivité des crédits internationaux. Cela aura réellement un effet en 2030 / 2031. Jusque-là, tout ce que l’on raconte sont des bêtises. Il y a un règlement à la Ligue qui fait que tu ne peux pas perdre plus de 300 000 euros de Salary Cap d’une année sur l’autre. Et cela est accompagné par le fait que le Salary Cap va augmenter de 100 000 euros par saison pendant trois saisons.

Donc aujourd’hui en France, aucun club ne peut perdre plus de 200 000 euros de Salary Cap pour la saison prochaine, puis 200 000 pour la saison suivante et encore 200 000 pour la saison suivante. Après, la mesure de sauvegarde disparaît. Si tu passes de 16 internationaux à 2, tu perdras beaucoup de Salary Cap. Mais ce sera en 2030 / 2031. L’évolution de ce règlement peut nuire à Toulouse, à Bordeaux également, mais c’est comme ça et ça nous amènera vers beaucoup d’équité. On aura du temps pour se préparer car aucun club ne perdra plus de 200 000 euros dans son Salary Cap pour la saison prochaine. »

Pour Laurent Marti, la réforme représente donc bien une contrainte future pour les clubs comptant de nombreux internationaux, mais pas le choc immédiat parfois annoncé.

Toulouse comme Bordeaux disposent encore de plusieurs saisons pour adapter leur politique contractuelle avant que la disparition du mécanisme de sauvegarde ne rende la dégressivité beaucoup plus sensible.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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16 Commentaires

  1. Gigi 31 août 2026 at 19h- Répondre

    Aurait il quelque chose à se reprocher ????

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  2. Le p'tit canelé 31 août 2026 at 19h- Répondre

     » Et pourquoi les autres présidents ils disent rien ?  »

    « Faudrait que Bernès enquête aussi sur l’UBB et le contrat de Bielle-Biarrey avec Adidas »

    Voilà, Marti et les autres présidents savent se tenir et ne pas baver sur les autres à la moindre occasion.
    Leur réponse aux magouilles de Lacroix et du Stade Toulousain, elle est là, dans le vote de ‘alourdissement des sanctions pour les fraudes au salary cap et l’entrée des sanctions sportives à disposition du SC manager.

    A bon entendeur.

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  3. JeanmarcMourillon 31 août 2026 at 20h- Répondre

    Exactement …
    Que les vrais tricheurs pris la main dans le sac commencent par fermer leur bouches

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    • Benji 31 août 2026 at 20h- Répondre

      Ferme ta gueule toi aussi

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      • Sng83 31 août 2026 at 20h- Répondre

        Laisse la tapiner tranquille stp…

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      • Faron49130 31 août 2026 at 22h- Répondre

        Et oui, il n’y a que la vérité qui fâche !

    • encore et toujours 31 août 2026 at 20h- Répondre

      mourillon neuneu toujours à dire des c..ries je sais les 100 points annuel sont durs à avaler mais quand même. MDR

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      • Faron49130 31 août 2026 at 22h- Répondre

        encore et toujours aussi nul…

  4. milou 31 août 2026 at 20h- Répondre

    l’UBB peut garder toutes ses recrues mais le ST est obligé de se separer de joueurs au club depuis plus de 15 ans.
    Apres tout le monde s’en tape d’un club qui finit 8eme

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  5. m 31 août 2026 at 20h- Répondre

    « Je sais qu’aujourd’hui il vaut mieux avoir la plus grosse masse salariale pour essayer de gagner un trophée, mais ça ne suffit pas non plus. »

    On va regarder le classement des masses salariales sur les 25 dernières années, à mon avis, on va voir une certaine corrélation. Les exceptions confirment la règle.

  6. Sng83 31 août 2026 at 20h- Répondre

    On est en ligne de mire car on aimerait bien faire tomber l’ubb « aussi »… mdr!!! Qu’il est c.n ce Lolo… tais-toi c’est mieux.

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    • JeanmarcMourillon 31 août 2026 at 20h- Répondre

      Ta geul .. Sng31

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      • Sng83 31 août 2026 at 21h- Répondre

        Un p’tit train pour JeanmarcTapin.

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  7. encore et toujours 31 août 2026 at 20h- Répondre

    Tiens Marti qui donne des explications sans que l’on lui en demande. Bizarre vous avez dit bizarre comme c’est ….

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    • Faron49130 31 août 2026 at 22h- Répondre

      Mais personne ne vous demande vos commentaires nullissimes, bizarre, vous avez dit….

  8. Don Juan 31 août 2026 at 21h- Répondre

    Je traduis. Il faut juste attendre 2030 et acheter le sélectionneur pour ne pas disposer de moins de 12 internationaux. Comme ça, l’équité est au moins en apparence respectée. Il faut que tout change pour que rien ne change. Il paraît que c la devise des wisigoths, ces siciliens du sud ouest). D’ici la on aura remplacé le nudiste par la mimolette.