« Si Dave Rennie commence à se plaindre… » : Erasmus envoie valser les All-Blacks

« Si Dave Rennie commence à se plaindre… » : Erasmus envoie valser les All-Blacks

Le jeudi 3 septembre 2026 à 14:28 par David Demri

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Les Springboks ont remporté leur duel face aux All Blacks sur le score de 33-26, mais leur victoire n’a pas empêché une polémique d’éclater après la rencontre. Les Sud-Africains ont notamment été accusés d’avoir poussé de travers en mêlée. Des soupçons qui ont fortement agacé Rassie Erasmus, lequel a tenu à défendre ses joueurs.

Le patron des champions du monde refuse catégoriquement l’idée que son pack ait volontairement utilisé des méthodes irrégulières. Pour lui, les difficultés rencontrées par les Néo-Zélandais en mêlée ne peuvent pas systématiquement être imputées à l’Afrique du Sud.

Erasmus répond aux accusations sur les mêlées

Le sélectionneur sud-africain assure n’avoir jamais été confronté à de telles accusations avec son pack :

« Nous n’avons jamais été accusés d’une telle chose. Je ne comprends pas ces attaques. Nous travaillons avec ce pack depuis longtemps et c’est la première fois qu’on me parle de ça. Dites-moi, pourquoi soudain nous serions ça ? »

Erasmus estime surtout que le problème pourrait être regardé dans l’autre sens. Plusieurs mêlées néo-zélandaises se sont effondrées et le technicien sud-africain se demande pourquoi la responsabilité devrait nécessairement revenir aux Springboks.

Il pointe directement les difficultés rencontrées par les All Blacks :

« Les six premières mêlées des Néo-Zélandais se sont écroulées et chaque fois, l’arbitre les a données à refaire. Encore et encore. Pourquoi leurs mêlées s’écroulent-elles uniquement sur leurs introductions ? »

Le Sud-Africain refuse également d’entrer dans une guerre permanente autour des décisions arbitrales. Il rappelle que son équipe aurait elle aussi pu contester certaines situations.

Erasmus estime surtout que ces critiques montrent la pression qui pèse sur les Néo-Zélandais :

« Il y avait nous voir autre chose. La dernière touche (que les All Blacks ont gagnée, N.D.L.R.) n’était pas droite. Je ne vais pas passer mon temps à me plaindre de ça. Alors, si lui (Dave Rennie) commence à se plaindre de ce genre de choses, c’est que les Néo-Zélandais sont sous pression. »

Les changements de dernière minute également critiqués

Les mêlées n’ont pas été le seul sujet de discussion.

Les Springboks ont également été interrogés sur plusieurs modifications effectuées tardivement dans leur composition. Certains ont soupçonné l’Afrique du Sud de vouloir brouiller les pistes avant la rencontre.

Une lecture qu’Erasmus rejette.

Il considère même qu’un discours négatif autour de son équipe est entretenu depuis plusieurs rencontres :

« La semaine dernière, nous ne nous sommes pas plaints qu’il y ait eu plusieurs contacts à la tête. Et aujourd’hui, en première mi-temps, il y en a eu au moins quatre et rien n’a été fait. Au premier test-match, déjà, les Néo-Zélandais avaient essayé de convaincre les journalistes que nous avions essayé de ralentir le match, alors que ce n’était pas vrai. Si les arbitres se laissent prendre à ce jeu, cela veut dire qu’il y a un plan pour diffuser des messages et nous n’allons pas dire : “Ok, vous avez raison…” et rester sages. »

Erasmus s’est également expliqué sur les changements effectués en première ligne. Le staff sud-africain pensait initialement devoir jouer sous la pluie et avait prévu d’aligner des joueurs plus lourds. Lorsque les conditions se sont améliorées, le plan a changé.

Il assure que cette modification répondait simplement à la météo :

« On pensait que le temps serait pluvieux. Il fallait démarrer avec la première ligne la plus lourde. Mais quand l’heure du match s’est approchée, on a compris que le temps serait sec. Donc nous avons titularisé nos trois joueurs les plus légers et les plus mobiles. »

Le cas Cheslin Kolbe, finalement titularisé alors qu’il n’apparaissait pas initialement dans l’équipe annoncée, a lui aussi suscité des questions.

Erasmus assure là encore qu’il ne s’agissait pas d’un stratagème. L’ailier devait simplement prouver qu’il était suffisamment remis pour participer au match.

Le sélectionneur explique que son retour dépendait de son état physique :

« Mais j’avais dit lundi qu’il pourrait revenir s’il prouvait qu’il était d’attaque. Kurt-Lee Arendse le savait. Peut-être que j’aurais dû les mettre en balance dans l’équipe annoncée. Mais Cheslin a bien tenu le coup dès l’entraînement de lundi ; il était donc de nouveau dans le groupe à mes yeux et, lorsqu’on m’a interrogé à ce sujet mardi, j’ai indiqué qu’il s’en était très bien sorti. »

Les Springboks sont donc repartis avec une victoire 33-26 face aux All Blacks, mais également avec plusieurs polémiques à gérer. Et sur les accusations concernant ses mêlées comme sur les changements tardifs de son équipe, Rassie Erasmus n’a manifestement aucune intention de laisser les critiques sans réponse.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. Le dernier des mohicans 3 septembre 2026 at 14h- Répondre

    Je plussoie.