Sébastien Piqueronies imagine un scénario dingue en Top 14 : « Ça peut passer pour une boutade, mais… »
Sébastien Piqueronies imagine un scénario dingue en Top 14 : « Ça peut passer pour une boutade, mais… »
Le jeudi 3 septembre 2026 à 14:19 par David Demri
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Toulouse reste le grand favori pour remporter le Bouclier de Brennus. Mais derrière les Rouge et Noir, difficile de savoir qui terminera dans les six premiers. En seulement deux saisons, onze clubs différents ont réussi à atteindre les phases finales. Toulouse est le seul à avoir été présent à chaque fois. Une statistique qui montre à quel point le niveau s’est resserré en Top 14.
Certaines équipes peuvent passer en quelques mois d’une saison moyenne à une qualification. À l’inverse, un club installé parmi les meilleurs peut rapidement sortir du top 6. Et cette saison pourrait être encore plus serrée.
Beaucoup de clubs peuvent désormais viser le top 6
Pour Yann Roubert, président de la Ligue Nationale de Rugby, cette incertitude fait justement tout l’intérêt du championnat.
Via L’équipe, il estime qu’on connaît les équipes au départ, mais absolument pas ce qui va se passer ensuite :
« À défaut d’être reposant pour les joueurs, les staffs et les clubs, c’est passionnant pour tous ceux qui vont suivre cette saison. Parce qu’effectivement le Top 14 est une série dont on connaît les acteurs et les forces en présence, mais personne ne connaît ni le scénario ni la fin. »
Derrière Toulouse, l’UBB fait partie des principaux candidats au titre. Bordeaux possède un effectif de très haut niveau et vient de remporter deux Coupes d’Europe consécutives.
Mais l’UBB est loin d’être seule.
Montpellier a disputé la dernière finale et n’est pas passé très loin de faire tomber Toulouse. Pau doit également être pris très au sérieux après son excellente saison 2025-2026.
La grande question concernant la Section sera justement de savoir si elle peut reproduire une telle performance.
Fabien Brau-Boirie pense que oui et constate surtout que de plus en plus d’équipes possèdent de gros effectifs :
« J’espère qu’on va reproduire les mêmes saisons dans les années à venir, mais je n’en doute pas. On sait que tous les matches seront serrés. C’est ce qui fait la beauté du Top 14, avec encore plus d’équipes qui ont des effectifs de plus en plus importants. »
Autrement dit, il y a de moins en moins de matches faciles.
Même les clubs qui devraient théoriquement se battre pour rester en Top 14 disposent désormais de sérieux arguments.
Vannes, promu cette saison, semble par exemple mieux armé que Montauban la saison dernière. Perpignan, de son côté, veut enfin éviter de jouer encore une fois sa survie lors de l’Access match.
Même les entraîneurs ne savent plus qui placer en bas
C’est probablement ce qui pourrait rendre cette saison particulière.
Habituellement, quelques équipes se détachent rapidement en haut tandis que deux ou trois autres se retrouvent dans la lutte pour le maintien. Cette fois, il est beaucoup plus compliqué de déterminer quels clubs appartiennent à chaque groupe.
Baptiste Jauneau s’attend donc à une bataille permanente.
Pour le demi de mêlée de Clermont, pratiquement chaque club démarre avec l’ambition de jouer les phases finales :
« Les 14 équipes veulent absolument se qualifier et tous les clubs se donnent des moyens d’année en année. Ça va être encore plus tendu, encore plus disputé. »
Même constat du côté de Montpellier.
Joan Caudullo reconnaît tout simplement qu’il ne sait pas quelles équipes finiront aux deux extrémités du classement :
« On a un Top 14 toujours aussi concurrentiel et d’une densité monstrueuse. Qui va terminer 14e ? Qui va terminer dans le top 6 ? Je suis incapable de le dire. »
Sébastien Piqueronies imagine même que le Top 14 pourrait finir par atteindre un niveau d’équilibre encore jamais vu.
Le manager de Pau pense qu’un jour, à une journée de la fin, certains clubs pourraient encore avoir une chance de se qualifier tout en risquant également de jouer le maintien :
« Ça peut passer pour une boutade mais un jour on vivra un Top 14 où, à la 25e journée, on aura dans un même peloton ceux qui jouent à la fois la qualif et le maintien. »
Cela voudrait dire qu’à quelques points près, une équipe pourrait encore rêver du top 6 tout en devant regarder derrière elle pour éviter la 13e place.
Quand on sait que onze clubs différents ont déjà participé aux phases finales au cours des deux dernières saisons, cette idée n’est finalement plus aussi folle. Toulouse reste au-dessus de la mêlée, mais derrière, le classement pourrait changer presque chaque week-end.


A mon humble avis c’est loin d’être une boutade et ca pourrait arriver rapidement.