« Je n’arrêterai jamais de demander pardon » : Loïk Le Priol demande pardon à la famille Aramburu
« Je n’arrêterai jamais de demander pardon » : Loïk Le Priol demande pardon à la famille Aramburu
Le lundi 7 septembre 2026 à 20:15 par David Demri
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Le procès autour de la mort de Federico Martin Aramburu s’est ouvert ce lundi devant une cour d’assises de Paris comble. Après l’exposé de la soirée, Romain Bouvier et Loïk Le Priol ont contesté les accusations portées contre eux tout en demandant pardon à la famille de l’ancien rugbyman.
Durant trois semaines, la cour devra revenir sur l’altercation survenue à la terrasse du Mabillon, la poursuite dans les rues de Paris et les tirs qui ont mortellement atteint l’ancien international argentin en mars 2022. Midi Olympique fait un point sur cette première journée.
Une première audience sous très haute tension
Près de soixante journalistes ont été accrédités pour suivre ce procès. Maria, l’épouse de Federico Martin Aramburu, était présente avec plusieurs membres de la famille venus spécialement d’Argentine.
La mère de la victime, touchée par un malaise avant le début de l’audience, n’a pas pu assister à cette première journée. Des interprètes ont été mobilisés afin de permettre aux parents de suivre les débats.
Shaun Hegarty, principal témoin des faits et ami de Federico Martin Aramburu, se trouvait également dans la salle. Face à eux, Romain Bouvier et Loïk Le Priol ont pris place dans le box sous la surveillance de deux gendarmes. Les deux principaux accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Lyson Rochemir, compagne de Le Priol au moment des faits et conductrice de la Jeep, comparaît libre. Anthony Sorrentino est poursuivi pour avoir supposément aidé Romain Bouvier à prendre la fuite.
De l’altercation à la traque dans Paris
Le président de la cour a retracé les premiers échanges cordiaux entre les différents protagonistes, puis la bagarre survenue à la terrasse du Mabillon. Il a ensuite raconté la poursuite en Jeep et les différentes séquences de tirs.
Au cours de l’enquête, Loïk Le Priol a reconnu avoir tiré sur Federico Martin Aramburu, mais affirme avoir agi pour se protéger.
Le président a rappelé les explications données par l’accusé aux enquêteurs :
« J’ai agi par réflexe, pour me défendre. Je n’étais plus maître de moi-même. J’étais en danger et je me suis senti revenu en opération spéciale, en Afrique. »
Romain Bouvier a également reconnu avoir utilisé une arme. Il soutient cependant avoir uniquement tiré vers le sol afin d’effrayer l’ancien rugbyman et de pouvoir s’enfuir. Il affirme avoir appris la mort de l’Argentin dans la presse.
Une arme jetée dans un cours d’eau
Anthony Sorrentino ne conteste pas les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué avoir été contacté par Romain Bouvier le lendemain matin, avant de l’aider à rejoindre la Sarthe.
Bouvier lui aurait alors donné une explication particulièrement vague :
« Il s’est passé des trucs avec des mecs. »
Sorrentino a également reconnu avoir jeté l’arme dans un cours d’eau situé dans les Yvelines.
Romain Bouvier conteste toute intention de tuer
Après l’exposé du président, les accusés ont été invités à préciser leur position. Romain Bouvier, décrit comme particulièrement angoissé par ses avocats, a été le premier à prendre la parole.
Il reconnaît les tirs mais affirme n’avoir jamais visé Federico Martin Aramburu :
« Je conteste totalement les faits reprochés. Je n’avais jamais voulu tuer, blesser ou toucher monsieur Aramburu. Je reconnais avoir fait usage de cette arme mais, du premier au dernier coup, j’ai toujours voulu tirer par terre pour qu’il recule, afin que je puisse m’enfuir.
Quand j’ai appris cette tragédie effroyable, j’ai cru que j’étais le seul tireur, le seul auteur de sa mort. Si vous me le permettez, je souhaiterais dire que depuis cette catastrophe, je pense tous les jours à la famille de la victime, à la victime et à monsieur Hegarty. J’ai conscience que ce que j’ai dit peut être inaudible pour eux mais je le pense. »
« Je porterai ce drame à vie »
Loïk Le Priol a ensuite reconnu être l’auteur des tirs ayant provoqué la mort de Federico Martin Aramburu. Il maintient toutefois avoir agi en état de légitime défense, une version qui sera examinée durant les trois semaines d’audience.
Face à la famille, il a assuré qu’il continuerait à demander pardon :
« Je suis l’auteur de la mort de M. Aramburu. J’ai toujours expliqué avoir tiré pour me défendre. Ce sera à la cour de décider et c’est à vie que je porterai ce drame. Je n’arrêterai jamais de demander pardon. »
Lyson Rochemir a, elle aussi, contesté les accusations portées contre elle.
La jeune femme a évoqué la peine qu’elle risque à l’issue du procès :
« Je n’ai jamais voulu la mort de M. Aramburu. Vous savez, j’ai 29 ans et dans trois semaines, je risque de passer tout autant de temps en détention… »


Va falloir assumer !!!
Il tire 4 fois dans le dos son arme contient 4 cartouches il n’a jamais tiré Vers le sol comme dit plus haut assume
Du pain et de l’eau jusqu’à la fin de ta vie sale faf
J’ai du mal à comprendre cette insulte de faf (France aux français).
Si la France n’est pas aux français, elle est à qui ?
C’est compliqué de plaider la légitime défense surtout quand on poursuit les victimes avec des armes à feu.
Aucun pardon.
Cayenne allez simple jusqu’à la fin de ta vie
Eric.