Charvet ne comprend pas la colère du président de Clermont et prend l’exemple de Thomas Ramos
Charvet ne comprend pas la colère du président de Clermont et prend l’exemple de Thomas Ramos
Le jeudi 10 septembre 2026 à 10:27 par David Demri
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Autrefois opposé aux engagements conclus un an avant la fin des contrats, Denis Charvet a radicalement changé de position. L’ancien international français estime désormais que la sécurité professionnelle des joueurs doit passer avant les considérations liées à l’éthique historique du rugby.
Sa réponse intervient après la prise de position de Jean-Claude Pats. Le président de Clermont considère que les annonces très anticipées fragilisent les clubs et peuvent perturber les saisons en cours. Il faut dire que le patron de l’ASM n’a pas apprécié de voir Léon Darricarrère et Régis Montagne s’engager en faveur du RCT dès le mois de septembre.
Un changement total de position
Denis Charvet reconnaît dans le Super Moscato Show avoir longtemps considéré cette pratique comme contraire à la culture du rugby. La professionnalisation du championnat et la brièveté des carrières ont progressivement modifié son regard.
Le consultant demande de se placer du côté d’un joueur auquel son club tarde à proposer une prolongation :
« Je ne comprends pas le débat. On est dans du rugby très professionnel. Avant j’étais contre par rapport à l’éthique et la culture du rugby. Je me disais que c’était une grosse connerie. Maintenant, je suis pour et je comprends la démarche. Le joueur qui est en fin de contrat dont le club tarde à le renouveler, dans quelle position il est ? C’est sa vie, c’est son boulot, c’est son salaire.
Il est en fin de contrat donc il fait quoi ? Il est dragué par des clubs qui viennent le chercher. Si un club lui propose un contrat de 4 ans, c’est l’avenir ! Le mec a 30 ans, un contrat de 4 ans il le signe. Il faut penser au joueur. Il ne faut pas qu’il soit biaisé. »
Pour Charvet, un rugbyman arrivant autour de la trentaine ne peut pas se permettre d’attendre indéfiniment la décision de son employeur. Une offre longue représente une garantie déterminante pour la fin de sa carrière.
Le cas Thomas Ramos cité en exemple
Le consultant s’appuie sur le départ annoncé de Thomas Ramos vers le Racing 92. L’arrière international quittera Toulouse après avoir reçu une proposition financière nettement plus avantageuse de la part du club francilien.
Charvet considère que la décision de Ramos est parfaitement logique dans un environnement professionnel :
« Regardez Thomas Ramos, il a 31 ans. On ne le prolonge pas au Stade Toulousain. On le prolonge mais à un salaire plus bas. Le Racing arrive et lui propose le double. On est dans un monde professionnel, le mec signe trois ans au Racing et ça ne me choque pas. Je suis désolé. Le problème dans le monde d’aujourd’hui, c’est que l’information sort tout de suite. Avant, tout le monde savait les transferts mais on ne disait rien. Mais tout le monde le savait. Clermont a toujours recruté des joueurs tous les ans. »
À ses yeux, la véritable évolution ne concerne donc pas les négociations. Les accords existaient déjà auparavant, mais ils restaient confidentiels beaucoup plus longtemps.
Les réseaux sociaux et la multiplication des sources rendent désormais leur divulgation presque immédiate.


Ce qui passe pas a clermont c’est que ce sont de bons joueurs en phases montantes.
Si cela avait ete deux joueurs a s’en debarrasser, ils n’en auraient pas fait tout un foin
Montagne a raison quand il dit qu’en annonçant son transfert un an à l’avance c’est autant de temps pour l’ASM pour le remplacer, donc si il part, c’est mieux pour l’ASM de le savoir un an à l’avance. Pour Darricarrere on s’en fout un peu.