Contacté par plusieurs clubs, Reece Hodge prépare son retour à la compétition
Contacté par plusieurs clubs, Reece Hodge prépare son retour à la compétition
Le jeudi 10 septembre 2026 à 10:31 par David Demri
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Reece Hodge n’a pas renoncé à sa carrière. Sans contrat depuis son départ de Bayonne et absent des terrains depuis plus de deux ans, l’international australien s’apprête à reprendre la course pour la troisième fois et assure que plusieurs formations sont déjà venues aux renseignements.
Le joueur doit encore franchir de nombreuses étapes avant d’envisager un retour à la compétition. Ses deux précédentes tentatives ayant échoué, il suit désormais un programme spécifique entre le Pays basque et Bordeaux.
Une troisième tentative pour reprendre la course
Hodge travaille depuis trois mois avec Xavier Laurent, un kinésithérapeute installé à Bordeaux. Le joueur estime que les efforts accomplis lui permettent d’aborder cette nouvelle phase avec davantage de sérénité.
L’Australien espère que son genou réagira enfin favorablement à l’augmentation de sa charge de travail. Il s’est exprimé pour Midi Olympique :
« Je suis prêt à reprendre la course pour la troisième fois. Les deux dernières tentatives ne se sont pas déroulées comme on voulait. Je suis le programme d’un kiné à Bordeaux, Xavier Laurent, depuis trois mois. Nous avons bossé fort. J’ai davantage confiance. »
Ses déplacements à Bordeaux prennent la forme de stages intensifs de plusieurs jours. Ils lui permettent de concentrer les soins et les séances de renforcement.
Hodge détaille le rythme de ces périodes de travail loin du Pays basque :
« J’y vais trois ou quatre jours, toutes les deux ou trois semaines, pour faire un petit stage de rééducation. Cela me permet d’avoir des soins, de bosser fort en salle de musculation. Maintenant que je vais repasser sur les terrains, j’espère me sentir plus comme un joueur de rugby que comme un professionnel de la salle de musculation. »
Un nouvel environnement pour préserver sa tête
L’ancien Bayonnais a également utilisé pendant quatre semaines un tapis de course antigravité à Biarritz. Cet appareil lui a permis de recommencer à courir en réduisant le poids supporté par son genou.
Il a parallèlement quitté la salle de musculation de l’Aviron afin de sortir d’un environnement auquel il associait désormais ses longues journées de rééducation.
Le changement de cadre lui a permis de retrouver un nouvel élan mental :
« J’ai utilisé l’ATG dans un cabinet de kiné à Biarritz pendant quatre semaines. Sinon, je vais dans une salle de sport, où je suis le programme établi par mon kiné. C’est une bonne chose que je sois sorti de la salle de musculation de l’Aviron bayonnais. Elle est bien équipée mais pour la tête, ça m’a aidé d’être dans un environnement différent. »
Deux mois pour augmenter les charges
Retoucher un ballon ne constitue pas encore sa priorité immédiate. Hodge doit d’abord accumuler les kilomètres, retrouver des appuis solides puis tester progressivement son genou sur les changements de direction.
Le joueur présente les prochaines étapes de son programme :
« Oui. Sur les deux prochains mois, je vais vouloir accumuler une charge de course, travailler les changements de direction et, éventuellement, les contacts. »
Pour retrouver le rythme collectif, il n’écarte aucune solution. L’Australien pourrait notamment demander à intégrer provisoirement un club amateur lorsque son état physique le permettra.
Hodge se dit prêt à emprunter toutes les voies susceptibles de relancer sa carrière :
« Je suis ouvert à tout. Je vais devoir montrer que je suis en état pour signer éventuellement un nouveau contrat avec une équipe. »
Des clubs sont venus aux renseignements
Malgré cette absence supérieure à deux ans, son profil continue de susciter de l’intérêt. Aucune négociation concrète ne pourra cependant commencer avant qu’il soit capable de démontrer qu’il a totalement récupéré.
L’international confirme l’existence de premiers contacts :
« Oui mais il faut que je montre que je suis à 100 % avant de parler d’une proposition. C’est normal. Cela fait deux ans que je n’ai pas joué. D’abord, je dois accumuler la charge pour saisir une opportunité, si elle arrive. »
Hodge sait qu’un échec définitif demeure possible. Pour la première fois, il accepte d’envisager que son corps puisse l’empêcher de retrouver le rugby professionnel.
Cette éventualité ne l’empêche pas de conserver quotidiennement le même objectif :
« Non, c’est envisageable mais je rêve tous les jours de rejouer. »
« Je n’ai pas envie d’arrêter à cause d’une blessure »
Le joueur découvre également une situation totalement nouvelle. Sans contrat, il doit organiser seul son quotidien et s’entraîner en dehors d’un environnement collectif.
Son ambition reste de retrouver le niveau le plus élevé possible et de choisir lui-même le moment de mettre fin à sa carrière. Il veut surtout pouvoir quitter le rugby après un dernier passage sur les terrains.
Hodge conclut avec un message d’espoir et de reconnaissance envers le public bayonnais :
« C’est la première fois de ma carrière que je ne suis pas sous contrat. Je dois m’entraîner en dehors d’un environnement, d’une équipe. C’est dur mais je travaille fort, je garde une structure dans ma journée. J’espère rejouer au plus haut niveau possible. Je veux vraiment finir sur les terrains, me dire que j’ai vécu tout ce que je pouvais. Je n’ai pas envie d’arrêter à cause d’une blessure. Je garde espoir, ainsi qu’un état d’esprit positif. J’espère que les supporters me reverront jouer dans les mois à venir. Sinon, je les remercie pour tout. J’ai vraiment senti leur soutien, leurs commentaires positifs. Je sais que pour les supporters de Bayonne, mon parcours ici a été très frustrant mais ils m’ont toujours soutenu, m’ont envoyé des messages. Merci pour tout ça. »

