« Les équipes adverses ne nous craignent pas » : Bruno identifie les maux du RCT
« Les équipes adverses ne nous craignent pas » : Bruno identifie les maux du RCT
Le mardi 15 septembre 2026 à 10:18 par David Demri
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Après les défaites contre Bayonne et La Rochelle, Sébastien Bruno a tenté d’identifier les problèmes du Rugby Club Toulonnais. L’ancien talonneur international pointe un manque d’agressivité, de puissance et de maîtrise collective.
Le RCT possède selon lui un effectif capable d’évoluer dans le haut du classement. Mais les Toulonnais ne parviennent actuellement pas à imposer un véritable point fort à leurs adversaires et affichent une inquiétante fébrilité dans les moments décisifs.
Une équipe qui doit retrouver le plaisir du combat
Sébastien Bruno compare l’attitude actuelle avec celle qui animait les grandes équipes toulonnaises de son époque. Avant de développer leur jeu, les Varois cherchaient d’abord à remporter le défi physique et à faire comprendre à l’adversaire qu’il ne pourrait pas s’imposer à Mayol.
Cette agressivité n’est plus suffisamment visible. Contre La Rochelle, le RCT a également laissé échapper plusieurs occasions de prendre le contrôle du score, notamment en perdant des touches importantes en fin de rencontre.
Dans l’émission Tribune Mayol diffusée sur BFM Toulon, Sébastien Bruno demande aux joueurs de se libérer et de retrouver l’envie de dominer physiquement leurs adversaires.
« C’est compliqué. Il faut que les joueurs se libèrent, qu’ils prennent du plaisir. À mon époque, on savait qu’il fallait faire mal aux gars en face, être agressif, que ça allait ensuite se décanter et on prenait du plaisir dans les coups de casque dans les rucks, on montrait qu’on était présents, que les mecs n’allaient pas avoir d’autre choix que de perdre. Là, on s’est sentis fébriles notamment en fin de match, on a une ou deux touches que l’on perd alors que ça peut nous faire gagner le match. On sent de la fébrilité. Les joueurs ne doivent pas se poser de questions. Ils doivent prendre du plaisir et se régaler. On a un effectif qui est quand même bien si on se compare aux autres équipes, sauf Toulouse et Bordeaux. On est quand même dans le haut du tableau. Il faut qu’on montre qui on est. Et pour le moment, on ne le montre pas. Si en plus on n’a pas de réel point fort à imposer à l’adversaire et qu’en plus on n’est pas disciplinés, c’est impossible de gagner un match. »
Le même problème qu’à Bayonne
Au-delà de l’état d’esprit, Bruno s’interroge sur le fonctionnement offensif de l’équipe. Les avants ne produisent pas suffisamment d’avancée pour permettre aux trois-quarts d’exploiter des ballons rapides.
Les soutiens semblent aussi arriver avec un temps de retard, laissant les adversaires ralentir ou récupérer les ballons. La Rochelle a ainsi réussi à priver Toulon de la possession pendant de longues séquences.
Le plus préoccupant réside dans la répétition de ces difficultés. Le staff avait déjà identifié un problème similaire après le déplacement à Bayonne, sans parvenir à le corriger pour la réception des Maritimes.
Sébastien Bruno hésite entre un déficit de puissance et une préparation physique encore insuffisante.
« Dans une équipe, on a une circulation de joueurs, des systèmes de jeu où les joueurs savent à peu près comment se placer sur des ballons lents et des ballons rapides. On fait péter les avants qui font de l’avancée et on met de la vitesse ensuite ou jouer au pied sur des espaces libres. Mais les Rochelais ont mis la main sur le ballon. Alors est-ce que c’est un manque de puissance ou est-ce qu’on est physiquement un peu à la rue sur les soutiens ? Il faut analyser cela car on a eu le même problème à Bayonne, on l’a analysé et on n’a pas su rectifier le problème. »
Toulon doit redevenir une équipe crainte
Pour sortir de cette situation, Bruno réclame une prise de conscience collective. Le groupe doit se resserrer et retrouver dans le combat une identité commune avant d’espérer produire un jeu plus ambitieux.
L’ancien Toulonnais estime que les adversaires abordent désormais les rencontres contre le RCT sans véritable crainte. La première mission sera donc de faire remonter le niveau d’intensité et d’agressivité.
Bruno considère que le jeu viendra naturellement lorsque Toulon aura rétabli le rapport de force.
« Il faut une prise de conscience. Généralement, quand tu es dans le dur tu te resserres car tu sais que tu as besoin de tout le monde. Généralement c’est par la parole. En général, le rugby, tu te resserres dans l’agressivité. Nous, c’est le combat, il faut avancer et faire mal aux mecs. Ensuite, le jeu devient plus facile. Là, les équipes adverses ne nous craignent pas et il faut que l’on arrive à monter le curseur sur cela. Ensuite, le jeu viendra. »


On a pas de terreur pour le jeu au sol.
Cancoriet c est un bon recrutement, ribbans revient mais après?
Abadie, mercer, rebbadj, nos piliers sont d excellents piliers mais combien de ballons ils grattent dans une saison ?
On a beaucoup recruter derrière et on a de beaux arrières, ca peut fonctionner.
Mais on est toulon. On veut un talonneur a la pointe du combat, une 2eme ligne qui regarde le pack adverse bien dans les yeux, des chiens en 3eme ligne aile et un 8 qui impose son physique.
C’est ce qu’il faut. Je pense que le retour de certains cadres qui n’etait pas encore disponibles va faire monter cette intensité.
On doit être dominant.On ne l’est pas.