Laurent Travers s’est privé d’un grand moment avec le Racing à cause des critiques
Laurent Travers s’est privé d’un grand moment avec le Racing à cause des critiques
Le mercredi 16 septembre 2026 à 8:00 par David Demri
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Laurent Travers aurait aimé retrouver les anciens champions de France du Racing 92 pour célébrer les dix ans du titre décroché à Barcelone. Malgré l’autorisation de Philippe Tayeb, le directeur du rugby de l’Aviron bayonnais a finalement décidé de ne pas participer aux festivités.
L’ancien manager francilien redoutait que sa présence soit interprétée comme un manque d’implication auprès du club basque. Dans un environnement déjà tendu autour de son arrivée à Bayonne, il a préféré rester auprès de l’Aviron afin de ne pas alimenter une nouvelle polémique.
La crainte de donner la priorité au Racing
Laurent Travers a passé douze années au Racing 92 et conserve un attachement profond au club avec lequel il a remporté le Bouclier de Brennus en 2016. Ces retrouvailles représentaient donc un rendez-vous important sur le plan humain.
Philippe Tayeb ne s’opposait pas à son déplacement. À cette période, Travers n’intervenait pas directement auprès de l’équipe professionnelle bayonnaise et travaillait principalement sur l’organisation du club, l’association et le centre de formation.
Il a pourtant estimé que son absence lors du dernier match de la saison pouvait être détournée et utilisée contre lui. La pression extérieure l’a conduit à renoncer à un événement auquel il souhaitait réellement assister.
Laurent Travers reconnaît dans Midi Olympique avoir laissé les critiques influencer sa décision.
« Il y a eu les célébrations. J’aurais aimé pouvoir les partager. J’avais la possibilité d’y aller. Philippe Tayeb m’avait donné son accord. Comme quoi, je me suis laissé influencer par tout ce qui pouvait être dit ou écrit à l’extérieur. Je ne me suis pas présenté aux dix ans à Barcelone, pour éviter que les gens puissent penser que je donnais ma priorité au Racing plutôt qu’à l’Aviron.
Je suis resté au match, ici, pour éviter qu’on dise que je préférais être avec le Racing, tout en sachant que je n’intervenais pas du tout auprès de l’équipe professionnelle. Je travaillais pour le fonctionnement avec l’associatif, le centre de formation, le développement des joueurs ou staff. Je savais très bien que ça pouvait être interprété d’une façon différente. Pour éviter que ça continue à polémiquer, je n’y suis pas allé. »

