« Le rugby actuel me dégoûte » : le violent coup de gueule d’un fidèle lecteur du Midi Olympique
« Le rugby actuel me dégoûte » : le violent coup de gueule d’un fidèle lecteur du Midi Olympique
Le mercredi 16 septembre 2026 à 16:19 par David Demri
Publicité
Chaque semaine, Midi Olympique permet à ses lecteurs de prendre la parole sur un sujet qui leur tient à cœur. Cette fois, Roland de Lussy a livré une charge particulièrement sévère contre le rugby professionnel.
Lecteur du journal depuis 56 ans, il annonce vouloir interrompre son abonnement. Il critique la place de l’argent, la disparition des clubs historiques, la puissance physique devenue prépondérante et la composition des effectifs. Voici l’intégralité de son coup de gueule.
« Le professionnalisme a tué le rugby que j’aimais »
Roland commence par expliquer pourquoi il a décidé de ne plus lire Midi Olympique, tout en précisant que le journal n’est pas responsable de son départ.
« Eh bien voilà : cinquante-six ans de lecture ininterrompue de Midi Olympique et j’arrête… Votre journal n’est pas en cause. Non, c’est le rugby actuel qui a fini par me dégoûter. Si le jeu est redevenu plaisant, quoique stéréotypé, planifié, sans la liberté de jeu des années 1980, et basé avant tout sur la force physique et ces percussions que j’abhorre, c’est tout le reste qui me débecte. »
Le lecteur regrette ensuite le rugby incarné autrefois par Lourdes, Quillan, La Voulte, Graulhet ou encore Tyrosse.
« Le professionnalisme a tué le rugby que j’aimais, le rugby poète, celui qui permettait à un Lourdes, un Quillan, un La Voulte d’être champion de France, à un Graulhet de jouer les empêcheurs de gagner en rond, à un Tyrosse de régaler. Celui qui valorisait la formation et le travail, qui permettait à de nombreux clubs de rêver du titre, qui voyait la plupart conserver leurs joueurs pendant toute leur carrière ; qui faisait s’opposer des équipes de quinze joueurs et non vingt-trois, ce qui est à l’opposé de l’esprit du rugby. »
« Sa majesté Fric »
Roland s’attaque ensuite aux écarts financiers séparant les formations historiques des clubs les plus puissants du Top 14.
« Je hais ces championnats du XXIe siècle dont les résultats sont presque uniquement dépendants de sa majesté Fric. Comment veut-on qu’un Agen ou un Biarritz, avec leur budget de 10 millions d’euros qui les aurait classés au top dans les années 2000, puissent faire le poids vis-à-vis du monstre toulousain et ses 60 millions ou n’importe quel club de Top 14 qui nage dans un amas de plus de 25 millions ? Le Pro D2 ne sert plus que de réservoir formateur pour les clubs riches… »
Les joueurs étrangers et les changements de clubs critiqués
Le fidèle supporter regrette également la proportion de joueurs étrangers et les mouvements permanents entre les équipes.
« Et puis, que dire de la composition des équipes, à presque toujours plus de 50 % formées de joueurs étrangers, du bal incessant de ces joueurs entre les clubs, qu’ils disent à chaque fois, le cœur sur la main, avoir choisi parce que le “projet de jeu” les a séduits. […] »
Un rugby devenu trop physique
Roland termine en dénonçant les conséquences du rugby moderne sur la santé des joueurs avant d’annoncer qu’il suivra encore le XV de France.
« Et que dire enfin de ce jeu de musclors qui bousille les joueurs et en fait des candidats à la démence… juvénile ? Je vais continuer à m’intéresser au rugby mais seulement l’équipe de France, avec admiration pour Jalibert et Bielle-Biarrey, voire d’autres doués. »


Combien il a raison……1 milliard de fois raison …..j’entends déjà les réponses du genre : li faut vivre avec son temps ..gna,gna,gna,…
.
il faut..
Bien sûr qu’il faut vivre avec son temps sinon tu fais quoi? Regardes Dranix qui refuse de vivre avec son temps, il est complètement déconnecté et il s’isole de plus en plus. Seul Mythorillon le suit, c’est dramatique!!
Tu inverses la situation, j’anticipe l’avenir, alors que certains (suivez mon regard) sont restés coincés dans le passé. Préparer l’avenir, ce n’est pas dénigrer le passé, au contraire, car le nier c’est se fourvoyer; mais passer son temps les yeux dans le rétro est la meilleur solution pour s’éclater contre le mur de la réalité de demain.
toi ber tu découvres le rugby pour écrire une telle c…ie
Ça alors..comment as tu deviné…Bravo,Super, tu m’épates..
C’est l’intello du site, 2 commentaires et t’as compris.
Et oui le professionnalisme, il ne reve plus ce cher homme et en plus il y a un tricheur au sommet de la pyramide
C’est bien d’y revenir, on commençait par s’ennuyer…
tu parles du RCT de Mourad??? longo
Cela ne me surprendrait pas outre mesure que certains soit disant « spécialiste »du rugby d’aujourd’hui le traite de vieux c..
Ah oui c’était beau c’est vrai! Des scores de 9 à 3 sans essai et encore quand ce n’était pas des 3-0, des mêlées relevées, des bagarres rangées, de bons coquards, des faux amateurs qui avaient un emploi fictif. Je dois être de sa génération à ce bon monsieur et on a toujours la nostalgie de son époque, mais bon faut être réaliste et s’il veut retrouver ce rugby, il lui suffit d’aller voir les divisions inférieures, là il retrouvera son rugby. Il aura eu son heure de gloire, il est passé sur le Midol et il va réveiller les moralistes, le pognon tue tout……mais tout le monde court après!
Quel sport n’a pas évolué avec le temps ? Nous aussi on évolue. Et puis il y a les nostalgiques! C’était mieux avant… dans ce cas il vaut mieux s’enfermer dans sa maison, son potager et attendre la fin.
Encore un vieux c.. aigri radoteur comme on en trouve ici. il faut vivre en son temps. le rugby génère de plus en plus d’argent il est normal que les joueurs en profitent. C’est vrai c’était mieux avant avec ses avants ventrus qui marchaient une grande partie du match qui soufflaient au bout de 10 mètres de course ses mêlées qui ne ressemblaient à rien ses 15 minutes de jeu effectif, etc, etc, oui c’était mieux avant. Le MIDOL ne va pas s’en remettre. MDR
Ben en fait ce qui tue le rugby ce sont les nouvelles règles…je ne suis pas fan du vieux rugby de village, le professionnalisme a fait du bien. Mais de nos jours les joueurs se rapprochent plus du foot que du rugby et les valeurs de guerrier ont disparus, à l’image du RCT et de Mayol. Le public idem…ce ne sont plus des supporters mais plutôt des spectateurs et ça gonfle…quand je vais a Mayol maintenant ou Ernest wallon car j’habite Toulouse ben on se fait ch.er…ca préfère prendre du selfie que parler rugby, mêlée etc…
Fais comme moi va en loge…… Comme ça tu n’auras pas plus a supporter les spectateurs plus sur leur portable qu’à regarder le match….
Vous avez peut-être raison, mais dans ce cas que l’on ne vienne pas dire que le rugby est aujourd’hui différent des autres sports il est entré dans le moule et ses fameuses valeurs que certains mettent encore en exergue n’existent pour ainsi dire plus…CQFD…
C’est ça! Les rugbymen font comme les footeux et courent vers les contrats les plus juteux. Qui pourrait les critiquer? pas moi!! Pour l’instant la différence avec le foot c’est les simulations mais…..Et la mentalité des supporters, malheureusement, il y en ici qui sont proches des footeux…hein Mythorillon?
Parce qu’il n’y a pas de simulations au rugby..? MDR….
Le « mais » c’est pour ça….
Putain que t’es mal placé Mickey, pour parler de « valeurs » ou de « mentalité « …
Même les vrais supporters de Wallon ont exprimé leur raz le bol des pseudos supporters en ton genre après les sifflets envers Lucu, Jalibert ou l’arbitre après le match de dimanche, c’est dire …
Tu veux parler de « mentalité de footeux » ? Toi qui n’a même pas l’éducation et la politesse de te comporter correctement sur le blog de supporter d’une autre équipe … la poêle qui se fout du poêlon…
De toute façon a-t-on eu le choix? Le professionnalisme, l’exposition, le spectacle, les médias, des nouveaux supporters (rien de péjoratif dans mon propos), spectateurs, téléspectateurs, qui veulent plus de jeu, plus de vitesse, plus de muscles, plus d’essais et qui remplissent les stades, qui s’abonnent à Canal… Canal qui reverse à la ligue pour encore améliorer, attirer et générer encore plus de profit… la boucle est bouclée, je n’invente rien.
Après sur la question du jeu en lui-même, on ne peut pas comparer. Ayant été joueur, je n’ai pas pratiqué le même sport et j’exagère à peine. On peut être nostalgique ou pas, mais personnellement je préfère le jeu actuel à celui que j’ai pratiqué, enfin en tant que spectateur car ça va plus vite, ça tape plus fort, c’est plus intense. Nous, c’était quand même plus violent et moins sanctionné, ça faisait parti du « truc » et si on veut être honnête on ne jouait pas que pour le jeu, on voulait aussi se confronter, se prouver, il y avait un fort aspect de domination et de crainte.
Non ce n’est plus du tout comparable.
D’ailleurs, je me dis parfois que beaucoup de joueurs qui nous font « kiffer » aujourd’hui comme disent les jeunes, je pense à Wainiqolo avide du grand large, LBB et bien d’autres, ne se reconnaitraient pas forcément dans le rugby d’avant. Bon c’est pour les 3/4 🙂 mais si on parle des avants peut-être que certains s’y plairaient, on ne le saura jamais.
Excellente analyse!!!
bonsoir,
lorsque ce monsieur parle de certains clubs, il faut qu’il sache qu’ils avaient tous de l’argent, Quillan(3000 hab) par exemple avait avec son patron chapelier avait recruté tous les joueurs possible pareils pour les autres clubs, tu mets Altrad à Mauléon, dans 5 ans ils sont en top 14.
ce qui manque c’est l’incertitude qui magnifiait ce jeu,
pour l’avoir pratiqué ce jeu, mais également le rugby à 13 quand on savait qu’on allait se prendre une rouste on s’échappait pas là j’ai l’impression que certains ne sont pas clairs sur leurs investissements dans les rucks:)
a+
Euh … le rugby des années 70-80 etait trés violent surtout devant . Je crois que certains avants « d’aujourd’hui » changeraient de sport rapidement . Les mecs se marchaient sur la gueule , se faisaient des fourchettes et se chopaient les parties quand tu ne te prenait pas un coup de pompe dans la tete .
Les bagarres rangées etaient folkloriques avec de belle salades de phalanges … je me souviens comme tous d’un Begles – Toulon terrible , d’un Toulon – Nice et d’un Montferrand -Begles d’un autre monde .
Plus une maman d’aujourd’hui n’inscrirait son garçon au rugby
Avant de devenir professionnels, comment faisaient les joueurs qui étaient blessés le week-end et ne pouvaient pas se présenter au travail le lundi ?