« Je ne m’en fais pas pour Toulon » : Théo Vidal réagit à la troisième défaite du RCT
« Je ne m’en fais pas pour Toulon » : Théo Vidal réagit à la troisième défaite du RCT
Le samedi 19 septembre 2026 à 17:57 par David Demri
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Le Rugby Club Toulonnais vient d’enchaîner une troisième défaite en trois journées de Top 14, mais Théo Vidal n’est absolument pas inquiet pour les Varois. Après la victoire de Castres contre Toulon (29-27), l’ouvreur du CO a même reconnu que le RCT pouvait nourrir de sérieux regrets après avoir été devant pendant une grande partie de la rencontre.
Pour Théo Vidal, cette soirée restera forcément particulière. Arrivé de Nationale durant l’intersaison, le joueur de 26 ans connaissait sa première titularisation en Top 14 à Pierre-Fabre. Il a surtout inscrit la transformation qui a permis à Castres de passer devant après l’essai de Rémy Baget.
« Je ne m’en fais pas pour cette équipe de Toulon »
Le passage de la Nationale au Top 14 lui a permis de mesurer immédiatement la différence de rythme et d’intensité.
Mais au moment d’évoquer l’adversaire du jour, Vidal a surtout tenu à relativiser le début de saison très compliqué du RCT.
Toulon affiche désormais trois défaites après trois journées. Un bilan particulièrement inquiétant sur le plan comptable, mais qui ne correspond pas totalement à ce que l’ouvreur castrais a ressenti sur le terrain samedi.
Pour Midi Olympique, Vidal estime que les Toulonnais ont suffisamment de qualité pour rapidement redresser la situation :
« Bien sûr, sur le terrain, c’est une autre histoire. C’est l’intensité de jeu, le rythme : il y a beaucoup moins de pauses pendant le jeu, donc beaucoup moins de récupération. Après, je ne m’en fais pas pour cette équipe de Toulon. Je pense qu’elle a raté un petit peu son début de championnat avec trois défaites, mais c’est une sacrée équipe avec des sacrés joueurs. Je pense qu’ils peuvent être déçus de ne pas gagner aujourd’hui, parce qu’ils ont été devant toute la partie. »
Un constat qui résume bien la situation paradoxale du RCT : encore battu, mais suffisamment dangereux pour avoir été en position de gagner jusqu’à la toute dernière seconde.
« Moi, je le vois passer » : Vidal a cru au drop d’Albornoz
Car Toulon a effectivement eu une ultime opportunité de repartir de Pierre-Fabre avec la victoire.
Sur la dernière possession varoise, Tomas Albornoz a tenté le drop de la gagne. Depuis sa position, Théo Vidal a cru que son homologue argentin venait de réussir son geste.
Le Castrais avait d’autant plus de raisons de le craindre qu’il avait été impressionné par la prestation d’Albornoz durant la rencontre.
Pendant quelques instants, Vidal s’est donc imaginé voir Toulon repasser devant :
« Moi, je le vois passer, je suis sur le côté. Je le vois passer, surtout que Tomas avait fait un excellent match. Offensivement, je me suis dit qu’il avait quasiment tout réussi. Je la vois dedans et au final, je vois l’arbitre qui la refuse, donc forcément, explosion de joie. Je le répète : on a eu une bonne étoile aujourd’hui. »
Cette « bonne étoile », Vidal estime également l’avoir eue quelques minutes plus tôt.
Après l’essai de Rémy Baget, l’ancien Albigeois devait réussir une transformation capitale pour permettre à Castres de prendre les commandes.
Avec la nouvelle limite de temps imposée aux buteurs, il raconte avoir agi presque instinctivement :
« J’essaie de récupérer au maximum et avec le chrono maintenant, ça va hyper vite, donc je n’ai pas eu le temps de penser à grand-chose. Je sais juste qu’avec la mise en place hier, il y avait du vent qui faisait un peu gauche-droite, donc je me suis visé au poteau gauche. Il faut le dire, j’ai quand même eu de la réussite. Je l’ai tapée un peu trop à gauche à mon goût, mais j’ai la chance qu’elle revienne. Je pense qu’on avait une bonne étoile aujourd’hui parce que la fin de match nous a réussi. »
Il savait néanmoins parfaitement l’importance de ce coup de pied :
« De la gagne, je ne sais pas, parce qu’il restait quand même cinq minutes. Mais je savais que si je la passais, nous prenions une option sur la victoire, donc forcément ce sont des transformations hyper importantes. Ça m’a réussi aujourd’hui, ça peut ne pas me réussir demain. C’est la vie d’un buteur, et quand ça se passe bien, c’est cool. »
De la Nationale à une victoire contre Toulon
Quelques semaines auparavant, Théo Vidal préparait pourtant une saison de Nationale avec Albi.
Son arrivée à Castres s’est faite extrêmement rapidement, au point que l’ouvreur explique ne pas encore mesurer complètement ce qui lui arrive.
Pour sa première titularisation à Pierre-Fabre, l’ambiance et les 10 000 spectateurs l’ont marqué autant que l’intensité de la rencontre.
Vidal raconte une soirée qu’il avait encore du mal à réaliser quelques minutes après le coup de sifflet final :
« C’est incroyable, je suis encore un peu dans le déni. Je pense que je ne me rends pas compte des enjeux qu’il y a dans ce Top 14 et des enjeux qu’il y a à jouer à ce niveau. Pour moi, ça reste un match de rugby, mais c’est vrai que devant 10 000 personnes qui poussent derrière vous, c’est quand même incroyable. Je ne ressens pas grand-chose là parce que je suis mort depuis la 45ᵉ minute, j’ai des crampes au mollet, ça a été compliqué pour moi sur la fin de match. »
Son adaptation est d’ailleurs encore loin d’être terminée. Vidal reconnaît avoir des automatismes à construire avec ses nouveaux partenaires et ne considère pas avoir totalement maîtrisé son animation offensive face au RCT.


Il faut faire attention avec ce genre de déclaration je me rappelle de la première descente de Perpignan en Pro D2 tout le monde disait je m’en fais pas pour Perpignan je m’en fais pas pour Perpignan et finalement ils ont fini en Pro D2, c’est top 14 est tellement difficile
Mr Vidal, votre « bonne étoile » a un nom : Tual TRAININI